Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine

« Voyagers to Nowhere »

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Comment trouver les mots pour décrire le spectacle de Philippe Genty, pour transcrire les impressions ressenties tout au long de cette soirée où il nous balade entre rêve et réalité. C’est en ouverture de ‘Voilah’, le French Festival de Singapour que se joue ‘Voyagers to Nowhere’ mais qui sont ces voyageurs immobiles, les sept acteurs passagers d’un voyage dans l’imaginaire, l’inconscient ou bien nous, spectateurs assis dans nos fauteuils, comme des enfants éblouis par la magie des effets spéciaux et cherchant à reconstituer la trame de ce périple autour de la planète. Un mélange de théâtre, danse, marionnettes, arts plastiques et pratiquement sans textes mais où tout est en perpétuel mouvement, une course sur place, une traversée du désert, des villes ou des océans, des situations reflétant l’amour, la jalousie, la naissance, des représentations plus loufoques comme ces nourrissons à tête d’adultes comprimés dans des boîtes ou cet homme qui accouche d’une quantité de bébés en celluloïd.

Philippe Genty est plasticien de formation et c’est ainsi qu’il mêle aux acteurs différents types de marionnettes qui surgissent de nulle part, se désarticulant, se transformant en être humain … il est un créateur hors du commun, metteur en scène d’un univers indescriptible, artisan de la matière. La mer, les océans, la banquise sont devant nos yeux, bringuebalant des valises, des cartons d’où émergent les voyageurs pris dans la tourmente, dans un mouvement des vagues et de l’écume tellement réel qu’il nous donnerait presque le mal de mer. Le vent se déchaîne, le désert remplace l’immensité de l’eau, avec ses papiers moulés aux formes humaines et l’on ne sait plus où est le vrai et son image.
C’est émotionnellement fort par moments, parfois dérisoire ou même à la limite de l’admissible mais cela nous emporte dans un tourbillon d’idées, visuellement ébouriffant. J’ai trouvé sur Youtube une courte séquence qui passe au travers des points forts de ce spectacle éblouissant :

L’Esplanade est le théâtre auquel l’architecte a donné la forme de deux durians, ce fruit épineux, écoeurant, interdit dans les transports publics mais typique de Singapour. Vaste, moderne, on y expose ces temps des chiens et des chats, de couleur rouge, assez expressifs.
Et en arrivant pour notre sortie de ce soir, nous assistons à un petit concert symphonique joué avec brio par de jeunes enfants … c’est beau !

   

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