Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine

Nikko … c’est beau !

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La destination de ces deux jours, je l’ai prévue et organisée depuis la Suisse dès que Mathieu a décidé de venir nous voir au Japon. J’ai cherché un site à visiter qui soit une découverte pour nous deux Yves et qui donne à Mathieu l’occasion de sortir de la mégapole vers des endroits plus isolés dans la nature.

La première expérience sera la trajet en Shinkansen; nous apprécions le confort, la propreté, le silence des trains japonais à grande vitesse – et même s’il est à moitié rempli, il est promordial de s’asseoir à la bonne place! Acheter son bento avant de monter à bord et le manger, confortablement installé fait partie aussi du rituel.

Un proverbe japonais dit que « on ne connaît pas le beau si on ne connaît pas Nikko » (je me demande si ça rime aussi en japonais). Depuis plus de mille ans, c’est un haut lieu du bouddhisme japonais et c’est au dix-septième siècle qu’il prend toute son ampleur, avec un ensemble de temples, unique au Japon. A l’entrée du site, le pont sacré, de bois roue, surplombe la rivière – il n’est traversé que par les autorités lors de cérémonies. Temples et sanctuaires sont construits sur une vaste montagne boisée de cèdres élancés; le cadre inspire le calme, la sérénité, le recueillement – c’est magique, nous sommes comme transportés dans un autre monde. Et le brouillard de mardi ajoute à notre spectacle un côté mystique, très japonais, incontestable. J’aime mes photos!

Au Japon, les temples sont en bois, ils sont rénovés, déconstruits et reconstruits périodiquement. Ici le processus a débuté en 2007 et se prolongera jusqu’en 2020; cela nous donne l’occasion de voir un des ouvrages, tout emballé, d’y pénétrer et se rendre compte de l’étendue de la tâche – dieu que c’est immense ! Rinnoji et Taiyuin Temples, Futarasan et Toshogu Shrines, les pagodes, … se fondent dans la nature sombre; chaque temple possède ses dragons, ses lanternes, sa cloche et ses Torii, son Chozuya – le pavillon d’ablution, ses moulures, ses dorures et ses couleurs … d’un raffinement extrême. C’est ici que l’on découvre les trois singes avec leurs mains sur les yeux, la bouche, les oreilles – symbole d’un précepte bouddhique qui veut qu’on ne regarde pas le mal, qu’on ne le dise pas, ni ne l’écoute.

Le séjour dans un Ryokan restera, je pense, un des souvenirs marquants pour Mathieu. Pendant quelques heures, nous oublierons nos vêtements occidentaux pour revêtir le Yukata, ceinturé par le Obi et le Tanzen comme manteau; notre hôte devra aller rechercher des pantoufles plus longues pour les hommes. La chambre est grande pour ce genre d’établissement traditionnel et le choix du bain chaud privé n’est pas pour nous déplaire. Cela donnerait presque des idées d’aménagement à Mathieu pour notre maison de Lonay! Les îles du Japon sont placées sur la ceinture de feu du Pacifique, ce qui leur procure malheureusement ces fréquents tremblements de terre et éruptions volcaniques mais aussi de nombreux Onsen, ces bains chauds naturels puisés à mille mètres de profondeur – un vrai plaisir de se laisser flotter au chaud, avec la vue sur la montagne et bercé par la musique de la rivière qui dévale sur les pierres.

Dans les ryokans, nous prenons très souvent sur place le repas du soir et le petit-déjeuner, histoire de ne pas trop souvent se déshabiller et rhabiller en kimono. Quelle n’est pas ma surprise ici de découvrir que le souper se prendra dans une loge privative et quel tableau magnifique que la table garnie qui nous y attend. Un menu Kaeseki, de qualité incroyable, qui offre tous les types de mets que nous aimons (sashimis, tempuras, shabu-shabu, yakiniku, poisson grillé, pickles, miso soupe, etc.) – il doit y avoir entre 10 et 20 plats différents. Et le saké japonais accompagne à merveille ces saveurs – quel plaisir pour les yeux et le palais! Ce sera quelque peu plus rébarbatif le lendemain matin mais toutefois il y aura peu de reste – nous avons simplement décliné le poisson à griller qui nous a été proposé juste à l’entrée de la salle du petit-déjeuner! On se rattrapera dans l’un ou l’autre café de la localité – des endroits insolites très plaisants.

A l’heure du retour, Yves et Mathieu me laissent me débrouiller pour intercepter la navette du ryokan vers la gare et ensuite pour avancer nos réservations de Shinkansen en gare de Utsunomiya – « nous, on ne parle pas japonais », disent-ils !

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