Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine

Avec des amis autour d’un repas, d’une exposition, d’un jardin japonais

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Le mauvais temps nous attend au retour à Tokyo, nous en profitons pour travailler à l’appartement et pour moi aussi, planifier les activités de cette dernière semaine. Le tout s’active généralement en fin de séjour, j’y suis habituée et mes déplacements se font de plus en plus facilement – je repère d’avance le numéro de sortie de la station de métro ciblée ainsi que s’il est préférable de monter dans une rame du début ou de la fin du train, pas si compliqué finalement, même si parfois je cafouille un peu.

Lundi soir nous retrouvons Nobu et son épouse Kumikke, dans un restaurant du quartier d’Akasaka (c’est trouver le bâtiment qui est parfois moins évident vu que les rues n’ont pas de nom et les maisons pas de numéro – merci à maps.google). Le souper se déroule dans une petite loge privée d’un établissement traditionnel qui propose une cuisine de la région de la préfecture de Kōchi, justement au sud de la mer de Seto (nos amis sont surpris que nous connaissions). La serveuse, élégante dans son kimono est très bavarde et joyeuse, le menu Kaeseki se décline en de nombreux plats, avec du tofu, des légumes, des pickels, des bouillons, du poisson et entre autres de nombreuses variantes de poulpe et de bonito (une variété de thon rouge). C’est naturellement après l’échange des cadeaux que chacun reprend en métro la direction de son nid ; peu de tokyoïtes possèdent une voiture, les places de parc étant onéreuses et rares alors que le réseau de transports en communs est étendu, efficace et que le vélo est un moyen de locomotion adopté assez largement.

Nous apprendrons lundi soir la naissance de la petite Cloé chez Aline – quel bonheur ; ce n’est que la cinquième naissance dans la famille et nos proches depuis le début de l’année (Thomas à Granges, Noémie à Morges, Telly à Toronto, Emmanuelle à Marche) et dès le mois de mai, nous nous réjouirons encore pour la petite fille franco-japonaise de nos amis Benoît et Akiko ici à Tokyo, pour la naissance à Wavre chez Catherine et Yoan. Fin juin sera le comble de notre bonheur et ensuite, je ne regarderai plus d’autres bébés 😉

Mardi midi je retrouve Miki près de Omotesando, elle connaît de très bons restaurants dans Tokyo et a réservé pour nous dans un établissement qui change un peu de style ; c’est plutôt du moderne japonais, pour une cuisine « fusion » excellente et ravissante. Ensuite nous poursuivons un bout de chemin ensemble, toujours dans le moderne de la ville, avec l’avenue des grandes marques dont les magasins sont souvent dessinés par de célèbres architectes. Ainsi je suis en mission pour Yves, d’aller repérer le nouveau magasin Miu Miu, dessiné par l’agence de Bâle Herzog & de Meuron, tout comme en face d’ailleurs l’enseigne Prada, avec sa façade en mosaïque de verre. Il a appris cette ouverture dans notre quotidien suisse Le Temps – il y a deux semaines que cette boutique a ouvert et j’épate Miki en le lui apprenant (elle se le fera confirmer par une vendeuse ;-).

Nous allons ensuite remonter dans le temps, en visitant le Musée Nezu dont l’exposition actuelle présente les œuvres de Ogata Kōrin, en commémoration des 300 ans de sa mort. Le point de mire consiste en deux larges paravents, où il a peint sur un fond doré à la feuille d’or – sur l’un des iris avec uniquement des nuances de bleu profond et de vert et sur l’autre, des branches de cerisiers aux fleurs rouges et blanches séparées par un tronc sombre, révélant la tension dans ce face-à-face (c’est du moins la signification qui en est donnée). Toutes ses œuvres sont d’une finesse, d’un réalisme, d’une vivacité par les couleurs – j’aime beaucoup. Dans d’autres salles, je serai impressionnée par le travail sur des objets de bronze chinois, retrouvés lors de fouilles, qui datent de plusieurs siècles avant J.C. – c’est inimaginable.

Le musée a été rénové récemment, alors qu’il avait ouvert ses portes en 1941 pour héberger la collection léguée par Nezu Kaichirō, le premier d’une lignée. Il se situe dans un vaste terrain et il est ainsi entouré d’un jardin japonais superbe, dans une végétation de pins et d’érables, avec comme il se doit, un étang central tapissé d’iris, des pavillons pour la cérémonie du thé, des lanternes de pierre, la mousse en couvre-sol, des animaux sculptés, des ponts arrondis, des barrières façonnées avec des troncs de bambous. Je reste toujours autant fascinée par les contrastes, tradition/modernité, immeubles/jardins, qui se côtoient dans ce pays !

 

 

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