Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine

Départ pour le Chili

1 commentaire

Me revoici sur le blog après de longs mois d’absence. La destination est une première pour nous, l’Amérique latine  qui nous paraissait toujours si lointaine et qui pourtant nous tentait. C’est à Santiago de Chili que Yves reçoit des invitations nombreuses, tant à l’université que pour des incubateurs ou même des entreprises locales. Le voyage se prépare en peu de temps et je n’irai pas très loin dans mes cours Babbel.

Nous décollons de Paris Charles de Gaulle le lundi 27 février à 23h40, pour un vol de plus de 14 heures à bord d’un Boeing de la compagnie Air France. Les menus sont dignes des grands chefs français, paraît-il … mais je pense que je dors déjà avant même le décollage ! Les turbulences sont nombreuses, sans toutefois trop perturber mon sommeil et je me réveille en bonne forme … pour le survol magnifique de la Cordillère des Andes ! Un paysage à couper le souffle, qui fait oublier la durée du vol. Un massif montagneux énorme, aride, sans traces de passages – seuls les sommets les plus élevés (certains atteignent les 7’000 mètres) sont encore enneigés et je comprends mieux pourquoi le Chili peut être comparé à une île, isolé des autres pays. Il est bordé par le désert d’Atacama, jugé le plus austère au monde, par la Cordillère, par le pacifique et le détroit de Magellan.

L’arrivée à l’aéroport, les passages immigration (le préposé ne parlant que l’espagnol, l’interrogatoire se veut très rapide et succinct) et douane (2 reniflements de chiens avant de passer nos valises au détecteur) s’enchaînent aisément et à la sortie, Edouardo de l’hôtel nous attend avec un panneau Isabella Pigneur. Il fait beau et chaud, moins humide qu’à Singapour. Les 20 minutes dans le taxi pour rejoindre l’hôtel nous montrent une facette de la ville qui ne me plait guère; beaucoup de quartiers très pauvres, de maisons précaires aux toits de tôle, aux abords gorgeant d’immondices. La rivière est pratiquement à sec en cette saison d’été finissante et sert de dépôt de déchets en tout genre.

Le concierge de l’hôtel est très gentil, serviable et nous conseille très bien pour nos premières heures, en attendant que la chambre soit prête. Destination le centre commercial Costanera, en passant par les rues Helvecia et Zurich ! Ici on ne s’embarrasse pas toujours d’ajouter rue, chemin, etc … notre adresse est simplement Ebro 2828. Les pickpockets sévissent souvent, dit-on, dans les centres commerciaux et les lieux touristiques; il est conseillé de porter son sac à dos sur l’avant … mais moi, je pense que je m’annonce vraiment comme touriste si je le porte ainsi, alors que les locaux le portent sur le dos !

Costanera Center est intéressant tout d’abord pour son point de vente Nespresso et aussi pour sa Sky Tower, sinon la mondialisation a ce désavantage de retrouver partout à travers le monde les mêmes grandes enseignes. Nous avons déjà faim vers midi et nous sommes les premiers clients au Mila – où je commande des tapas locaux, excellents, en quantité plus que suffisante (heureusement, le serveur nous propose un doggy bag)!

La Sky Tower Costanera est récente, son architecture élégante a été dessinée par l’architecte des Petronas Twin Towers de KL (l’argentin Cesar Pelli); celle-ci culmine à 300 mètres au-dessus de la ville, le plus haut building d’Amérique latine – ils sont aussi du genre ici à avoir tout « le plus » quelque chose. Oh que la ville est gigantesque (la population de la suisse dans cette seule capitale), elle s’étend au loin, bordée par les sommets des Andes, avec peu de hauts buildings, de la verdure assez présente. Eh oui, c’est grand … je vais certainement beaucoup marcher, user mes Dolomites vertes et avoir besoin de les remplacer pour les prochains voyages, Thomas !

L’installation au Plaza EL Bosque Ebro est rapide et nous ressortons, repérer le métro le plus proche – Tobalaba – où nous nous procurons déjà nos cartes de transport Bip. Les OK markets sont les dépanneurs du coin et j’ai également déniché un petit centre de photocopies (entre mes quelques mots d’espagnol et un peu d’anglais, on se fait comprendre). Les boîtes envoyées par Fedex sont bien arrivées mais du matériel supplémentaire sera certainement nécessaire.

Le choix de l’hôtel s’avère idéal au premier abord (j’y ai passé des heures et des heures à cette recherche). La chambre est spacieuse, avec un coin salon/bureau et une kitchenette – il y a même une machine à café, malheureusement pas une Nespresso. Au 17ème étage, une piscine et de chouettes chaises longues feront mon bonheur après mes grandes heures de marche. Et le Club Piso 17, avec sa terrasse surplombant le quartier, propose des afterwork alléchants : deux mojitos pour le prix d’un et une carte de spécialités qui clôturent en beauté notre première journée …et les suivantes, peut-être aussi !

Une réflexion sur “Départ pour le Chili

  1. Quel plaisir de lire vos découvertes!

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