Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Emménagement

Hier c’était le Nouvel An malais, chance pour nous, aujourd’hui est un jour de congé et ainsi Yves peut prendre sa journée pour nous installer. Le taximan qui nous prend à l’hôtel, pense nous amener à l’aéroport … mais non et Kent Vale, il ne voit guère où cela se situe. C’est une fois de plus Yves qui lui indique les directions. Le complexe de résidences de Kent Vale comporte six blocs de douze étages; nous sommes au deuxième dans le bloc E. Deux nouvelles tours, plus hautes seront également bientôt disponibles.
 
L’appartement est grand et très lumineux, meublé sans goût et sans recherche mais fonctionnel. Il se compose d’un énorme living et coin à manger, un bureau, deux chambres avec leur salle de douche, la cuisine et la buanderie sur une petite terrasse. Le nettoyage laisse vraiment à désirer et vu que la climatisation n’est pas enclenchée, je vous passe l’odeur de « chaud-renfermé-moisi » à notre arrivée.

Notre première envie est de foncer, en taxi, chez Ikea, notre sauveur pour apporter quelques touches personnelles, esthétiques et colorées. Pour moi, il est aussi important d’acheter vaisselle, verres, couverts, ustensiles et casseroles neufs; des lampes, des essuies, des carpettes, etc. Les taxis se suivent à la sortie du magasin, c’est assez inimaginable pour nous mais peu de singapouriens possèdent une voiture. Le service n’est pas si mal dans le fond, nous apprécions et ne regrettons pas de ne pouvoir conduire. La deuxième étape vise à remplir un caddie avec les produits de base pour se nourrir, se laver et entretenir le logement. Le plus proche et le seul que nous connaissons est le Cold Storage, en bas de la colline tout près du complexe. Le centre a déjà une bonne taille, nous y trouvons de l’électro-ménager et je n’aurai que l’embarras du choix pour des massages, réflexologie, coiffeur, esthétique … et surtout beauté des pieds, à croire que toutes ces asiatiques en prennent grand soin! Nous tournons un sacré moment dans le supermarché pour trouver ce qui nous semble indispensable pour démarrer et préparer un premier repas ce soir. Pari gagné, nous avons presque tout et peu d’oublis; nous remontons la colline bien chargés et le portier nous ouvre la porte avec un grand sourire! Installation, déballage et montage, rangements, parfum … et avec la température qui a baissé, tout va mieux.
 

Yves repart ensuite à la recherche d’une imprimante pour notre « bureau » et pour cela, il doit prendre le bus pour joindre un autre centre commercial. L’appartement est equipé d’une connexion internet wifi mais ce soir, cela ne fonctionne pas bien du tout; nous renonçons à communiquer par skype avec maman et Thomas, dommage.
Nos effets personnels prennent place enfin dans des armoires … mais pourquoi ai-je donc pris tellement de vestes et vêtements chauds? Je capitule devant la quatrième valise, ce sera pour demain et je prépare des pâtes au saumon à la sauce Teriyaki. Nous sommes vanés … notre lit nous attend.

  


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Le quartier indien

Le Singapore Plaza à Dhoby Ghaut héberge ce que nous voulons repérer aujourd’hui, le Carrefour! Il est vaste, sur deux étages, pas très coquet et étonnamment fréquenté par beaucoup d’asiatiques; moi qui pensais y entendre parler français partout … que nenni!

Le quartier indien, un peu plus au nord nous fait d’abord découvrir trois temples, bouddhistes ou taoïstes, où les moines et les fidèles chantent leurs prières; on s’y promène pieds nus sans chaussettes, l’encens brûle partout et les nombreuses offrandes garnissent les hôtels et les statues. Ce sont des bonbons, de l’argent, du lait de coco, des pommes et beaucoup d’oranges … je comprends pourquoi nous n’en avons jamais sur les buffets: elles sont toutes dans les temples! En prenant un peu plus de temps, il est possible de plonger dans l’histoire de chacun de ces temples, grâce à des brochures explicatives. Un hindou, au temple Sakya Muni Buddha Gaya nous vante la beauté de la Jungfrau, la richesse de la bahnhofstrasse et nous salue avec un charmant Auf wierdersehen!
    
et en vidéo …


Le ciel gronde fort mais l’orage n’éclatera pas ici. Les maisons sont également plus basses et bien colorées; nous avons l’impression, tout comme au Vietnam, que la population vit sur la rue, mais on voit très très peu de femmes. Ces indiens ont le teint bien foncé et semblent plus vifs, moins disciplinés que les singapouriens. Par contre le point de ressemblance est le commerce! Je tombe ébahie devant des vitrines de bijoux en or finement ciselés, dignes de véritables oeuvres d’art.
      
Dans les magasins ouverts sur la rue, les bracelets, bagues, colliers, … se vendent en quantités, contre des liasses de dollars. Tout peut se trouver ici, je pense … vêtements, chaussures, tapis, sacs, ordinateurs, épices, parfums. C’est coloré, ça vit, j’aime! Le Square Mall me reverra une autre fois, seule, pour quelques achats et aussi des massages. Avec Yves aujourd’hui nous nous y enfilons pour prendre le frais, il fait tellement tellement chaud, mais aussi pour déguster une délicieuse fondue au chocolat!
 
Ayant repris des forces, la marche continue vers le sud et tout-à-fait par hasard, nous atteignons un bâtiment super moderne, grandiose : c’est le College of the Arts, Lasalle. Il doit être récent, il ne figure pas sur nos plans.
  
Quelles jolies découvertes ce dimanche et quels pieds fatigués! C’est aussi mon dernier jour de vraies vacances, finie la belle vie où ma salle-de-bain et mon lit sont remis en état sur le temps du petit-déjeuner, où les repas consistent à se servir à un buffet alléchant, où la lessive et le repassage se font tout seuls …


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Le Singapore Art Museum

Par Nestor, un ami de Belgique, nous apprenons que sa fille connaît et utilise depuis un an les Canvas et le modèle BMG, sans avoir fait le rapprochement avec Yves, mon mari. Le monde est petit!
Ngee Ann City est un des tout grands centres commerciaux de Orchard, il grouille de monde ce samedi et nous y choisissons un restaurant thaïlandais. La cuisine est assez différente de ce que nous avons déjà dégusté, nettement plus épicé mais très savoureux. Et l’assortiment de fruits frais présenté en dessert est accompagné d’un mélange de gros sel et sucre, c’est super bon!
     

« Mais pourquoi donc m’amènes-tu ici à la fin de notre semaine? », demande Yves alors que nous découvrons Kinokuniya , réputée la plus grande librairie du sud-est asiatique. On s’y perdrait, on y passerait une journée entière. Il y a même un grand rayon avec des romans en français, le rayon Business est énorme et en « stratégie et management » le BMG est bien visible.
  
Nous avons donné rendez-vous à Éric au SAM (Singapore Arts Museum), un musée d’art contemporain qui sied depuis 1996 dans une ancienne école à l’architecture proche de celle d’un cloître, avec des toits couleur brique, des murs blancs purs et un joli clocher gris. Vingt-quatre artistes de Singapour et de huit pays asiatiques y sont présentés avec des œuvres modernes dans le domaine de la peinture, du dessin, de la sculpture, de la vidéo, des montages à effets spéciaux. Le Crédit Suisse est en particulier un important sponsor d’une exposition de Jia Aili, un chinois dont les oeuvres laissent transparaître son esprit perturbé par le drame, selon lui, que vit la Chine qui court vers l’essor du modernisme, en perdant ses traditions. Wu Guanzhong, un autre peintre chinois, nous présente des œuvres qui nous plaisent mieux et personnellement je reste également fascinée par des photographies d’un artiste vietnamien sur son pays; sans doute cela me parle-t-il puisque nous en revenons.
  

Avant de quitter Éric qui lui aussi repart vers la Suisse ce soir, nous traversons Chijmes, un endroit paisible de cafés et restaurants, au milieu de l’effervescence de la ville et l’emmenons au 72ème étage de la tour du SwissHotel. Et là aussi il est émerveillé par la vue sublime!
 
Mon papa fête aujourd’hui ses 83 ans et il a fait ce matin une randonnée de 70 kms! Incroyable, bravo! Un vrai papi « sportif et fit ». Maman, elle, excelle dans l’utilisation des médias modernes; elle twitte, elle skype, elle envoie des messages mails et whatsapp, elle suit et rédige des commentaires sur nos blogs! Une vraie « mami à la page ».


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Les adieux

Cela fait deux jours que je zone dans le quartier de l’hôtel et également que je profite d’être seule pour faire un peu d’administration pour la maison (Mathieu m’a envoyé quelques factures), jeter un oeil à la compta des scouts et rédiger. Yves, Alex et Peter sont eux reçus ce jour par le gouvernement de Singapour, pour une entrevue de prise de contact. Le séminaire s’est déroulé au contentement des participants et aussi de nos conférenciers; un groupe dynamique, interactif, intéressé et avec des perspectives de futures rencontres.

Mais c’est également le jour des adieux; Trish et Alan nous quittent les premiers pour un long voyage de retour, via Doha vers la Grèce, pays d’origine de Trish, avant leur rentrée à Toronto dans une semaine. Ce fut pour moi un réel plaisir de les connaître. Une dernière escapade avec la charmante famille Osterwalder nous conduit sur le bateau qui domine Marina Bay au 54ème étage … Woah, le vue sur la ville! Le groupe se dissémine; Latif et Malina sont chargés de ma part d’aller faire de gros bisous à nos garçons!
  

Avec Eric, nous poursuivons la soirée en lui faisant découvrir le gigantesque mall, la deuxième galerie Ode to Art, le diamant fou de Louis Vuitton qui « flotte » sur la baie, le Musée des Sciences et des Arts à la forme d’une fleur de Lotus. La traversée en bateau nous ramène le long des quais que nous remontons jusque Clarke Quay, l’endroit branché de la nuit. Cette longue marche nocturne, je rappelle ici que la nuit tombe à 19h, nous a tous les trois bien fatigués … Le sommeil ne se fait pas attendre.

  

Chinatown

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Le Red Dot Design Museum est à la bordure de Chinatown, ce quartier coloré, grouillant de monde. Les maisons, appelées shophouses, sont d’une architecture qui semble petite car tout autour de « cette ville dans la ville » s’élèvent les énormes buildings du quartier Business, cœur économique de Singapour, qui vit au rythme de la Bourse. Le plus ancien temple chinois est malheureusement en rénovation pour l’instant, nous pouvons en admirer de plus modestes et également l’entrée d’une jolie mosquée. Je m’y aventurerai lors d’une prochaine balade; je me sens bien dans ces rues qui font presque oublier que je suis dans une grande métropole. Un joli costume pour Yves, une toilette élégante pour moi, un massage aux huiles essentielles, une séance de manucure, du parfum d’ambiance, des articles pour le ménage, … voilà ce que j’ai pu repérer …

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Channel News Asia

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L’événement cette semaine pour nous à Singapour, c’est tout d’abord l’interview télévisé d’Alex et Yves sur la chaîne des nouvelles, News Asia, dont l’audience est estimée à quelques 26 millions de personnes partout en Asie. Dix minutes pour présenter leur modèle et leur livre à grand succès, c’est juste incroyable et nous sommes tous très tendus et tendues pour eux. Le succès est là, les appels peu de temps après l’émission, sur le standard de la chaîne le confirment! Le verre que nous prenons le soir, au coucher du soleil, au 72ème étage du SwissHotel, clôture en beauté l’événement. Suivent deux jours de séminaire qui vont passionner les inscrits, venant aussi bien d’Australie, que d’Inde, d’Afrique du sud et même du Danemark, sans oublier quelques locaux. Notre ami Éric a fait lui le voyage depuis Féchy pour venir assister. Cela se passe dans le Red Dot Design Museum, dans la salle principale du musée; un cadre superbe pour développer autour du Business Design. L’ambiance est détendue, animée, surtout autour de certains exercices, comme celui des spaghettis. Et nous, les compagnes, sommes heureuses de pouvoir vivre avec eux un de ces moments qui motivent leur vie depuis une dizaine d’années …

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La rue des vergers

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Orchard Road, anciennement l’allée des vergers, voit aujourd’hui fleurir des centres commerciaux rivalisant de grandeur, de folie, aux façades de verre, de béton et d’acier.  Je suis super bien placée pour me balader, flânant également dans les rues parallèles souvent verdoyantes et aux maisons ou magasins plus coquets. Acheter et manger, voici les deux occupations à faire dans ce quartier et je m’y prête avec joie cette semaine …

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Back Home …

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Le retour se déroule sans surprise, très facilement. À Changi Airport, nous sommes contents  de pouvoir emprunter la file des « résidents » et nous choisissons de rentrer en ville avec le métro. Ayant récupéré au passage nos deux gros bagages, c’est à l’hôtel Orchard que nous allons passer la semaine. La réservation faite par l’université est parfaite, avec des services de classe dont nous allons bien profiter (surtout moi!) …

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Une journée à Ho Chi Minh City

Le petit-déjeuner se prend sur une terrasse au cinquième, dominant la rivière et ses multiples bateaux marchands ou pour touristes. Le buffet est très largement garni, des cuisiniers nous préparent des spécialités; ils ont l’air tellement bons ces raviolis chinois … mais un peu tôt quand même! La chaleur et le bruit nous assaillent déjà; nous nous réfugions dans la chambre pour travailler quelques heures.
 

Une petite recherche sur Internet nous fait choisir My Place pour le repas de midi. Des coquillages préparés comme des moules, des frites et mayonnaise maison, une Trappiste de Rochefort et une gaufre à la crème fraîche figurent à la carte de ce belge originaire de Ostende. Son projet principal est humanitaire et vise à instruire les jeunes des quartiers pauvres; le projet Koto retient notre attention et nous y contribuons modestement ce jour par le repas et également en achetant un album de photos prises dans ce milieu. Le personnel en salle est issu de l’école elle-même mais en cuisine c’est un japonais qu’il a formé, les essais avec des vietnamiens s’étant révélés peu concluants. Durant les mois d’été, les expatriés européens ou américains rentrent souvent dans leur pays pour les vacances; sans doute est-ce également pour cela que nous avons l’impression d’être des intrus dans le paysage. Ce devrait être la saison des pluies, la chance nous sourit, aucune goutte.
    

Je me sens plus à l’aise aujourd’hui et me repère un peu, même si il faut un moment pour m’apercevoir que ce n’est pas le nom de la rue que je lis sur les panneaux mais le quartier … c est pas étonnant que je ne le trouve pas sur le plan! Détour par un petit temple perdu au milieu des magasins, je flambe cinq bâtons d’encens, comme me le conseille une vietnamienne.
    

C’est avec plaisir que nous entrons dans un centre commercial pour nous rafraîchir et déguster un café glacé; des boutiques de haute marque, à prix très haut également, pour riches expatriés probablement. Je préfère la boutique de Mai Lam, une designer originaire du sud Vietnam qui présente non seulement des vêtements très coquets, des cosmétiques, des parfums d’ambiance mais aussi des décorations d’intérieur; une originalité dans un cadre typique et apaisant.
  

Pour clôturer en beauté cette journée de découvertes, le bar sur le toit de l’hôtel nous offre une vue sublime sur la rivière et les lumières de la ville qui scintillent. La Margarita aux fraises y est excellente.

  


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Adieu le calme

Luan vient nous chercher à la villa à 5h45 pour nous emmener au débarcadère; il retourne ensuite contrôler que nous n’avons rien oublié. Un petit pic-nic déjeuner, un sandwich poulet emballé dans une feuille de bananier, nous est remis pour manger dans le taxi plus tard.
 

Le manager du village nous salue; sachant que nous faisons une halte à Saigon, il a imprimé de la documentation. Pour lui c’est une ville pour le shopping et pour bien manger! Au revoir chaleureux, c’est presque la larme à l’oeil que nous regardons s’éloigner An Lam. La luminosité est fantastique, j’adore cette traversée en bateau au lever du soleil.
  

Même accueil souriant sur l’autre rive, alors que les bateaux de pêche rentrent à quai. Il y a un petit souci avec la voiture, ils sont occupés à changer la roue et on s’arrêtera à mi-chemin pour gonfler à nouveau.
    

Nous avions presque oublié leur manière de conduire, décidément on ne s’y ferait pas. Le chauffeur doit forcer le passage pour s’immiscer entre les vespas et les camions, ne redoutant nullement de passer sur la bande à contre-sens si cela l’arrange et ça klaxonne toujours de toutes parts. Il est 6h30 et la circulation est dense; les gens habillés assez chic, casque sur la tête et le nez caché, se rendent au travail en deux roues. Comme promis, l’employée du village nous accompagne pour l’enregistrement, dans ce petit aéroport local; tout se déroule pour le mieux! Et un dernier café glacé vietnamien pour passer le temps avant l’embarquement, qui ici ressemble plutôt à la ruée des embarquements en Europe chez EasyJet qu’à la discipline et au calme des montées à bord à Singapour.

Rejoindre Ho Chi Minh depuis Nah Trang ne prend que 45 minutes; le décollage et l’atterrissage offrent des vues magnifiques, passant d’une région de campagne à une ville à très forte densité. HCMC compte douze millions d’habitants et est devenue le poumon économique du pays.
  

 

La navette du Majestic Hotel nous attend, ainsi qu’un business man Japonais qui travaille à Hanoï; il semble que ce ne soit pas facile de faire des affaires ici au Vietnam. L’aéroport est dans la ville, nous sommes de suite replongés dans la circulation bruyante et folle, sans toutefois être agressive, mais il y a bien plus de voitures, de bus, de taxis que dans Nah Trang.
  

Le Majestic est un hôtel mythique, datant de 1925, qui a conservé sa flamboyance et son décor à l’ancienne. Catherine Deneuve y a séjourné pendant le tournage de Indochine. L’hospitalité et le service sont de mise, leur anglais m’est plus compréhensible. Il est conseillé de laisser dans le coffre de la chambre, passeports et objets de valeur; un autre petit conseil consiste à ne pas ouvrir la fenêtre pour éviter la visite des geckos qui se logent sur la façade à la tombée du jour. La chambre, spacieuse, domine la rivière Saigon mais aussi le quai qui grouille de monde et qui grouillera jour et nuit!
   

Yves m’emmène à L’Usine, un repère pour designers, un bistrot tout autant qu’une boutique. L’arrivée ne me rassure guère, nous traversons une allée sombre qui donne sur un corridor où s’alignent les scooters, avant de monter à l’étage et là, je respire. C’est sans doute une des caractéristiques de la ville, on voit très peu de vitrines aguichantes mais en s’aventurant dans les arrière-cours, les découvertes sont étonnantes.
  

La population vit dehors, soit sur une mobylette, soit sur les trottoirs! L’air est très pollué, les bâtisses sont délabrées, on oublie la propreté singapourienne. À même le trottoir les vietnamiens, assis,  font du commerce, mangent, font la vaisselle, réparent ou font la sieste sur leurs motos, se font la manucure/pédicure, cuisinent … Yves craque pour des gaufres toutes chaudes sorties d’un petit fer en fonte posé sur un braséro!
   

Les trottoirs servent également de parking surveillé pour les deux roues, il y a des gardiens partout et l’argent circule. Il nous semble que la population est moins souriante et moins communicative que ce que nous connaissons mais aucune agressivité, je dirai plutôt une nonchalance ambiante. La chaleur et l’humidité sont pesantes; il y a très très peu de touristes comme nous … on nous regarde un peu, je ne passe pas à vrai dire pour une dame couleur locale, avec ma petite robe fleurie! Et ce n’est qu’à l’abord des quelques sites touristiques que nous sommes accostés par des vendeuses de cartes postales ou des cireurs de chaussures. L’héritage français persiste, plusieurs enseignes et messages figurent dans notre langue.
 

Le sport pour les piétons, c’est de traverser les avenues en acceptant de se laisser klaxonner (mais est-ce vraiment pour nous?), de se laisser frôler par les vespas, les voitures. La devise est « quand il faut y aller, il faut y aller », on respire un bon coup et on se lance en zigzagant entre les véhicules … et ça fonctionne! Je préfère les croisements avec des feux mais si ce n’est pas 100% fiables. Ainsi notre parcours nous fait découvrir l’Opéra, les grands hôtels, la Poste, vestige de l’architecture coloniale avec sa verrière de Gustave Eiffel, la Cathédrale Notre-Dame, toute de briques rouges de Toulouse et ses vitraux de Chartres, le Palais de la Réunification, avec ses salons et ses salles de banquets somptueux, des parcs et des jardins où des militaires apprennent à marcher au pas.

    

Et j’insiste pour terminer, malgré la chaleur et les pieds fatigués, par le marché Ben Thanh mais là c’est comme dans un souk, les dames nous attrapent le bras et on s’en sauve en courant; dommage, les couleurs des textiles sont tellement colorées et lumineuses!

Le souper dans un des restaurants de l’hôtel nous offre un spectacle de danse et musique vietnamiennes fort agréable.