Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Accueil chaleureux à Canberra

Trente minutes de train suffisent ce mercredi matin pour rejoindre l’aéroport domestic de Sydney. L’enregistrement et le dépôt de la valise sont entièrement automatisés aux bornes, la sécurité n’est pas trop stressée et nous voici prêts pour un vol Qantas de 50 minutes jusque Canberra, à bord d’un petit avion à hélices qui sera complet (et il y en a un chaque demi-heure sur toute la journée). La revue de la compagnie présente justement 3 articles qui nous parlent : Singapour, ville d’entreprenariat, la nouvelle Business School de Frank Gehry et Vancouver, que nous allons retrouver en mai.

A peine en vol, je me rends compte combien Sydney est une grande ville, dont le centre financier avec les hauts buildings ne constitue qu’une petite part. Ensuite ce sont des zones d’habitations de structure basse et très vite des forêts, des forêts et encore des forêts (il est vrai que le trajet en train n’aurait guère eu d’intérêt touristique). Le paysage devient ensuite plus aride, plus désertique, avec de longues alignées d’éoliennes – quelle chance ils ont de pouvoir les installer ainsi sans porter nuisance à la population. La verdure, des maisons ou des fermes par-ci par-là, des plans d’eau sans doute artificiels vu leur forme précises, me font dire que nous approchons déjà de notre destination.

Priscilla est là pour nous accueillir à l’arrivée, c’est vraiment très gentil. De plus, d’origine mauricienne, elle parle français et cela me facilite la conversation – je peux à nouveau être bavarde et laisser Yves se reposer ! Elle est venue faire ses études suivies d’un doctorat ici à l’université nationale de ANU et elle y a trouvé un poste chez Shirley Gregor, professeur et directrice de recherche de la business school.

Le campus est vraiment magnifique, vaste, dans la verdure, avec des étudiants qui se déplacent à pied ou à vélo (le relief est tout à fait plat) – le rêve ! La météo est incroyable, 30 degrés annoncés pour nos 3 jours et un ciel bleu incroyable, mieux que Photoshop – et c’est l’automne pourtant !

Canberra est construite autour d’un lac artificiel, entourée au loin de collines verdoyantes et de montagnes mais c’est quand même le bout du monde. Shirley nous dit que pour venir en Europe, elle compte au mieux 36 heures – souvent ce fut 2 jours. Au cours de notre lunch de bienvenue avec nos deux hôtesses, je goûte pour la première fois du kangourou (à défaut d’en avoir vu aucun vivant encore !). C’est bon, une viande plus sèche que le bœuf, plutôt comme du gibier. Et peut-être est-ce une impression seulement mais il me semble que je comprends mieux l’anglais des gens de la capitale – je m’habitue ? en tout cas rien de comparable avec notre guide d’hier. Ma difficulté est souvent de comprendre les réponses à mes questions alors que pour Yves, c’est l’inverse, ce sont les questions des participants aux séminaires qu’il doit bien capter…

Nous sommes logés dans l’Hotel Hotel (eh non je ne me répète pas, c’est bien son nom), un établissement logé dans un building récent, aux technologies minergies, au design exceptionnel. Et ma première visite sera pour le Jardin Botanique, situé au bas de la ‘Black Mountain’. Je m’y balade avec grand plaisir même si Isabelle, au départ, à la vue des panneaux annonçant la possibilité voir des serpents, sent son adrénaline monter monter – quand il faut y aller, il faut y aller ! Et c’est parti en commençant justement par la ‘Rain Forest’ qui ne peut que me rappeler des épisodes stressants à Singapour – une végétation très dense, très sombre, des bruits étranges, un canopy en bois … et je presse le pas. Mon cœur se ralentit vers la prairie d’eucalyptus, leur parfum est fantastique, tout comme celui des mimosas sauvages. Nombreuses sont aussi les variétés de pins et d’acacias ; une zone dite ‘rouge’ présente l’aspect de la nature au centre du pays – les couleurs sont magiques. Et je ne croiserai aucun serpent, je ne verrai aucune araignée mais juste plusieurs lézards bizarres, appelés démons du bush.

Mon but ensuite est de traverser le campus pour rejoindre le quartier des centres commerciaux et des magasins mais même si la marche est plaisante, c’est vaste et les distances sont bien plus grandes qu’il n’y paraît sur mon plan – sans compter qu’ici en Australie, on prend le temps de vivre et donc, les commerces de Canberra ferment leur porte à 17h30 … sauf les chinois, et je troque le magasinage par un massage bien plus bénéfique.

Yves a donné une conférence très engageante en cette fin de journée, devant un auditoire de 250 personnes, étudiants, alumni, entrepreneurs et cela se passait dans la ‘Medical School’, un bâtiment récent, très design.


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Fish Market, Musée Maritime, Ferry, Shopping street et The Bridge Room

Yves est reçu par le doyen de la Business School de UTS, qui lui commente avec fierté la visite de leur tout nouveau bâtiment et ensuite Yves y donnera sa conférence pour des membres du gouvernement australien – une première présentation qui crée déjà l’enthousiasme.

Je vais tester la ligne de tram pour me rendre au fameux Fish Market, le deuxième plus volumineux au monde après celui de Tokyo, avec plus de 15 milles tonnes de poissons et fruits de mer brassés par année. C’est amusant de constater le nombre de chinois et d’asiatiques qui ont eu la même idée que moi et il paraît que la semaine avant Noël, c’est la folie, le marché est ouvert 24 heures sur 24 heures – à 3 heures du matin, il est possible de venir acheter son snapper, son barramundi, sa truite d’océan, son blue-eye trevalla, ses huîtres, son homard, etc. L’ambiance est sympathique, tout est propre et je m’installe à une table sur le quai … avec les autres visiteurs qui comme moi profitent de poisson frais pour leur lunch. Que de mouettes tout autour de nous et aussi une sorte de héron blanc au long bec noir (un ibis peut-être ?) – ils ne perdent rien des déchets.

Virginia à Singapour nous a expliqué qu’après un cours, elle avait besoin de faire une activité ‘non intellectuelle’ pour se détendre et se ressourcer. Ainsi j’ai proposé à Yves de me rejoindre à Pyrmont et de se laisser guider pour la fin de la journée. Chemin faisant, il a échangé quelques mots avec un indonésien de Bali, responsable de la promotion du STAR – voilà une bonne entrée pour le Casino !

La visite du Musée Maritime est plaisante mais sans plus – c’était d’ailleurs bien l’avis de l’indonésien – et je me demande pourquoi j’ai insisté et payé (alors que les musées se visitent ici gratuitement) pour une visite guidée du Destroyer ‘HMAS Vampire’ ? Cet ancien combattant, volontaire, mâche tant ses mots et a un tel accent que je ne pige rien – et moi qui disais hier à maman que la compréhension des australiens était plus aisée que je ne le craignais !

La surprise pour Yves ensuite : traverser la baie en ferry jusque Circular Quay, avec deux arrêts en route. L’accostage, la montée à bord et le départ se font de manière plus rapide que nos bateaux de la CGN – à bord, des navetteurs habitués et aussi quelques touristes comme nous qui profitent pour prendre des photos du Harbour bridge, du Luna Park sur Manly, de l’Opéra bien sûr. Sans la présence à quai de l’énorme bateau de croisière MSC, j’avais le projet de manger au restaurant Quay du Terminal, qui offrirait une superbe vue sur l’Opéra. Le second choix, qui se révélera excellent dans nos assiettes, est le Bridge Room (44, Bridge street). Rien de tel pour ouvrir l’appétit que de marcher dans les rues commerçantes George et Pitt. Nos découvertes seront une belle grande librairie Kinokuniya et les galeries au cachet d’antant, Strand avec ses boutiques de créateurs australiens et Queen Victoria, avec ses enseignes de luxe, dont UGG bien évidemment.


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Art Gallery of NSW et le Jardin Botanique

Tandis que Yves prépare ses exposés à Woollahra, je pars à la découverte du Jardin Botanique ; à l’entrée du parc, je visite d’abord la Art Gallery, dans un bâtiment massif à la façade faisant penser à la Grèce antique et dont l’arrière est plus moderne. Les salles accueillant des collections d’art moderne sont fermées pour rénovation, l’art européen, je le parcoure rapidement pour m’initier et m’intéresser à l’art australien classique entre le 19ième et le 20ième siècle, ce qui me donne un aperçu de la nature et des coutumes mais ce sont surtout les œuvres aborigènes qui retiennent mon attention. Dans la salle Yiribana, je visionne un film passionnant sur des artistes, artisans aborigènes et leur vie dans le bush ; ils reproduisent encore aujourd’hui ce qu’ils ont appris de leurs ancêtres, qui peignaient dans des cavernes et aussi sur des écorces détachées des arbres et passées au-dessus des flammes avant d’être décorées par leur habileté avec de très fins pinceaux. Les couleurs reflètent les tons doux et chauds de la terre, de leur sol, de la craie, du noirci. Ils s’appliquent à tracer de fines lignes qui dessineront un quadrillage raffiné ou alors des formes plus arrondies, en arabesques avec une multitude de points – j’aime !

Le jardin botanique fut créé en 1816 pour servir de potager à la ville, il est entretenu de nos jours comme un jardin anglais, avec des pelouses tirées au cordeau, des espèces végétales provenant du monde entier, des arbres géants – les eucalyptus et les acacias me fascinent. Le chant animé des cacatoès est par endroits puissant et ils virevoltent entre les branches pour s’accaparer des baies à manger. La localisation au bord de la baie de Sydney me rappelle mes balades à Stanley Park de Vancouver. C’est vaste, fort agréable ; le temps est un peu couvert, une légère brise adoucit la chaleur. La roseraie est encore très belle et délicieusement parfumée en cette saison et la vue sur l’Opéra ajoute un charme au parc. Une énorme fontaine sculptée montre le Capitaine Arthur Phillip, premier gouverneur de New South Wales, fin du 18ième siècle. Et une enclave de ce parc est réservée à la maison du gouverneur (de 1846 à 1996), grosse demeure en grès de style néogothique – elle est encore utilisée pour des réunions hebdomadaires et aussi pour y loger des chefs d’état en visite. Après cette longue marche pourtant pas en milieu sauvage, je capte très très bien le qualificatif de Spider city qui est donné à Sydney – j’en ai vu des quantités, de taille aussi large que notre colocatrice de Omah Padi !

En sortant de la station de EdgeCliff, je me fie à mon sens de l’orientation pour rejoindre notre appartement en sillonnant à la découverte des ruelles du quartier de Woollahra. Les maisons ne semblent pas très grandes, par contre la gamme des voitures confirme que c’est un district assez chic. Les maisons sont souvent contigües, avec des petites cours à la rue et des balcons, un peu comme les shophouses chinoises – j’aime vraiment beaucoup les ferronneries. C’est très vert – très vallonné aussi, voire même en forte pente par endroits – et j’aboutis au Parc Trumper où des enfants s’entraînent au rugby.


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Week-end ensoleillé et tempêtueux

Olivier découvre souvent une nouvelle ville avec un tour en bus Hop on – Hop off et c’est notre choix ce samedi. Les chauffeurs sont très sympas et blagueurs (l’un me demande depuis combien de temps nous sommes là, je réponds un jour seulement et il se marre : cela fait un jour que vous attendez le bus ici!! Un autre dit ne pas oser demander aux dames si elles bénéficient du tarif senior car il se prendrait un gnon!). En première loge à l’étage supérieur, nous apprécions la vue et les commentaires; pas de chance, le bus a un pneu plat en arrivant à Central et nous poursuivons pour le moment pedibus vers le campus de UTS, l’une des cinq ou six universités de Sydney. Yves viendra déjà y donner une conférence mardi, nous repérons les bâtiments logés dans l’effervescence du plein centre ville. Des bâtiments très modernes côtoient de plus anciennes constructions; je trouve très réussi ce building en verre sur la façade duquel semble couler la verdure. Christian s’inquiète même de savoir si c’est un garden center – Yves dans une jardinerie ?!

La vedette du campus est la toute récente business school dessinée par Frank Gehry; c’est magnifique, on retrouve des formes arrondies, des asymétries, l’amour des matériaux comme le verre, le bois massif, le métal brillant. Yves pourrait s’y trouver bien pour venir bosser. La salle de cours ovale au centre, caractéristique des programmes MBA depuis quelques temps, avec ses murs en gros cubes de bois disposés comme le jeu Jenga et ajourés de vitres, peut donner l’impression aux étudiants d’être très visibles.

Le bus rouge nous récupère et c’est au Star que nous en descendons pour une délicieuse pizza en terrasse. Ce nom de Star est semblable à ce centre de Singapour et nous lui trouvons une ressemblance avec son côté clinquant de marbre, de luminescence, de dorures. Il renferme un casino, des galeries commerçantes, un hôtel, des salles de fête et de spectacle – il doit être étincelant à la nuit tombée.
Passage jusqu’à la pointe Pyrmont où Yves aurait bien imaginé que nous logions (Maude me dira que c’est probablement le quartier le plus cher de la ville). Le Musée Maritime, le va-et-vient des bateaux de croisière, des ferries donnent à ce quai une ambiance très vacances; d’un côté nous y voyons une ressemblance avec Granville Island à Vancouver. Le pont Pyrmont, large, bordé de drapeaux nous emmène vers le centre ville à nouveau, dont la rue St Georges et ses magasins en affilée (je capte ainsi le wifi à la gare, chez Apple et Eduroam aux endroits proches d’une université).

La soirée sera réussie avec une sortie cinéma offerte par l’Alliance Française dans le cadre de son festival annuel du film français; « L’homme que l’on aimait trop » de et avec Guillaume Canet et Catherine Deneuve est inspiré d’une histoire vraie, touchante et bien interprétée. Étonnamment la salle laisse peu de places libres et le public est très anglophone. Balade nocturne pour rentrer chez nous avec la mission en chemin de trouver un endroit pour manger; je me souviens avoir vu sur un dépliant resté évidement à l’appartement, un restaurant au cadre sympathique dans la verdure. N’est-ce pas une chance énorme que sans mémoire du nom ni de l’adresse, mon intuition nous y amène – c’est magique, nourriture, service, ambiance, décor. Le Chiswick figurera d’ailleurs sur la liste des suggestions de nos amis le lendemain. Bravo Isabelle !

Dimanche un vent tempêtueux chasse et ramène les nuages en alternance sur la côte est entre North Bondi et Bronte – mon chapeau de paille devra rester dans mon sac-à-dos, Yves a bien peur de perdre ses lunettes et certaines plages sont interdites à la baignade. Une marche vivifiante au bord de l’océan dont les vagues viennent s’écraser avec fracas sur les rochers, nous fait découvrir la plage de Bondi – l’une des plus célèbres au monde; le sentier crapahute entre les plages et les falaises avec leurs roches rongées par l’eau. Le restaurant Hurricane’s grill où nous faisons la pause déjeuner porte bien son nom; l’option du choix sur le menu de trois ou quatre entrées à partager nous permet de déguster de délicieuses spécialités (calamars, truite de l’océan, champignons à l’ail, moules énormes au vin blanc et à la crème). Et ça y est, j’ai repris mon habitude d’écrire sur le plaisir de la table! Je propose à Yves de marcher un peu plus loin dans Bondi pour notre café; Chez Gertrude & Alice est une petite librairie à l’ancienne, endroit idéal pour une fin de repas. Rip Curl est évidement présent parmi les magasins en bordure de mer, cette marque australienne des surfeurs basée à Victoria un peu plus au sud. Dans la baie de Bondi, des surfeurs couchés sur leur planche attendent LA vague qui leur donnera le frisson – Yves fait un envieux en envoyant une photo à notre ami Claude.

Il s’agit de presser le pas pour arriver comme de bons suisses chez Maude et Christian, Audrey et Antonin; leur balcon offre une vue de rêve sur la plage de Bronte. La soirée en leur compagnie est formidable, Maude est pour moi une mine de renseignements et il se fait que nous avons de nombreux points communs. Le snapper en papillote sur le grill est succulent, tout comme la glace aux fraises ´maison’ de Christian!


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Arrivée et installation à Sydney

Singapour Airlines est vraiment à recommander; c’est la première fois que nous volons en business avec eux et déjà la Lounge est remarquable, spacieuse, calme, chaleureuse ( je comprends mieux pourquoi une amie un jour a manqué son avion alors qu’elle se prélassait dans une Lounge). Les hôtesses sont des top modèles, les stewards ne sont pas mal non plus, les repas exquis et les fauteuils encore plus confortables que chez Swiss. Bref, ce vol de 8 heures de nuit fut presque trop court pour moi – c’est l’hôtesse qui m’a réveillée! Nous nous posons à 7h30, heure de Sydney; nous sommes passés dans l’hémisphère sud et nous nous sommes encore éloignés de trois heures supplémentaires de l’Europe. Les formalités sont rapides, les visas obtenus en toute dernière minute sont valables – tout se présente bien.

Les taxis sont nombreux, très couramment utilisés et eux au moins utilisent leur gps (Uber est aussi présent). Après avoir récupéré les clés auprès de Dale à l’agence Your Home Away from Home, nous allons découvrir notre pied-à-terre pour les trois prochaines semaines. Yves mettra un peu plus de temps que moi à l’apprécier; je lui trouve beaucoup d’avantages et j’ai pas mal surfé sur le net pour le dénicher. Je m’allonge directement sur le lit pour le tester et je m’y endors – c’est bon signe! Nous sommes cependant curieux de partir à la découverte – le rangement des bagages, ce sera pour demain.

Les moyens de transport à Sydney sont multiples, bus, trains, trams, ferries; nous nous procurons de suite à la gare de Edgecliff (5 minutes à pied de l’appartement) notre carte Opal pour pouvoir circuler librement partout. Le réseau de trains est simple à mémoriser (ce n’est pas ici que je vais me préparer à celui de Tokyo!) et il s’agit d’un système proche des RER, entre train et métro. Deux étages, beaucoup de rames, des sièges en suffisance, une cadence largement accélérée aux heures de pointe feront qu’il est toujours possible d’y trouver une place assise.

Dès l’arrivée à Circular Quay, c’est la joie de découvrir l’Opera … impressionnant à voir de près, avec son million de catelles de céramique blanche – autonettoyantes s’il vous plait – qui ont été fabriquées en Suède. Il est bien en évidence, en bordure de la rivière, à l’extrémité de la pointe Bennelong; il fut dessiné par le danois Utzon. Sa construction ne fut ni rapide ni aisée et dura au total 14 années. Un autre symbole de la ville est son Habour Bridge qui tient le record de poids et de hauteur, semble-t-il (500 mètres de long, 134 de hauteur, 50 de large, 53’000 tonnes, terminé en 1932 après 9 ans de construction en partant des deux berges). Il fait beau, de nombreux touristes se promènent (les bateaux de croisière en déversent quelques milliers chaque jour, aujourd’hui c’est le Queen Mary 2) – les appareils photo crépitent.

Le quartier des Rocks correspond aux terres qui furent allouées aux condamnés du gouvernement anglais à leur arrivée fin du 18ième siècle; se sont joints à eux plus tard des pêcheurs de baleines et des marins et le quartier est devenu peu à peu surpeuplé et insalubre. Une épidémie de peste bubonique le ravagea en 1900 et ce n’est que vers 1970 que la ville le reconnaît comme patrimoine historique – c’est de nos jours un endroit très agréable, avec nombre de pubs, restaurants, boutiques et galeries. Nous tombons d’ailleurs sous le charme des œuvres d’un artiste local, Charles Billich; une dame bavarde et accueillante nous reçoit dans sa galerie. Le contact avec les premiers australiens est prometteur; ils semblent très relax mais disciplinés, prêts à rendre service et à renseigner. La ville est propre, des trottoirs bien larges où les gens circulent plus nombreux qu’à Singapour – c’est la météo qui fait toute la différence probablement.

KingsCross est reconnaissable par son grand panneau CocaCola et c’est le coin des boîtes de nuit, de la vie nocturne. Il n’est pas très tard et c’est par là que nous cherchons un restaurant. Yves nous emmène au Sel & Poivre tenu par des français à qui cela semble faire plaisir de discuter – le patron nous incite à revenir avant notre départ.

Rangement des valises et courses à Bondi Junction sont au programme de vendredi. Coles et Woolworths sont les grands supermarchés où je trouverai de tout et ce sera chez Harris Farm Market que les fruits et légumes seront les meilleurs (un peu comme mon marché sur Côte des Neiges à Montréal). Le grand centre commercial Westfield est à se perdre (Apple store, Nespresso, Occitane, boutiques de mode, etc.).

La ville est verte toute l’année, c’est l’automne mais peu d’arbres vont perdre toutes leurs feuilles en même temps. Il fait chaud – mais pas trop -, humide – mais pas comme à Singapour; la végétation est variée, fleurie et je reconnais tant des plantes de l’Asie que du Canada ou de chez nous en Europe. Et nous voici donc super bien installés – frigo garni – dans le district de Woollahra, proche des commerces, des services (poste, centre de reproduction, blanchisserie, coiffeur, etc.) et des transports, tout en jouissant du calme d’une petite rue et d’un mini-balcon dans les arbres. Le filet de bœuf australien que je nous prépare ce vendredi soir est goûteux, tendre, succulent !