Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Chinatown avant la Grande Chine

Yves donne une présentation à une trentaine de personnes du comité de direction d’un ministère de Singapour, dont il recevra des échos très positifs. Le prochain voyage se concrétise, j’ai en main les yuans commandés et la récupération de nos passeports avec le joli visa n’est plus aujourd’hui qu’une formalité rapide. Pour nous imprégner déjà, nous passons une partie du week-end dans Chinatown. Je déambule à présent sans plan, dans les ruelles à la recherche de coins insolites et j’en trouve toujours. Les constructions en chantier progressent à vue de nez et cet après-midi je suis en admiration devant l’envergure du bâtiment ParkRoyal, avec ses couches comme des strates horizontales, ses arbres plantés bien haut dans les étages, ses cages à oiseaux décoratives qui sont déjà suspendues alors que les ouvriers travaillent encore le gros œuvre.
      
Le vent se lève, la rivière a une couleur ‘café au lait’ en cette saison des pluies, le ciel se noircit et nous prenons un apéro sur une terrasse bien à l’abri sur Clarke Quay, nous racontant notre journée. Les trombes d’eau vont une fois de plus perturber nos projets; la salle de spectacle pour une pièce de Yasmina Reza est trop éloignée d’une station de métro pour que nous nous y dirigions … cette fois, je n’ai pas acheté les billets en avance. Le calme est revenu sur le temps du repas, ce qui nous donne l’occasion d’une balade nocturne dans ce quartier de Chinatown. Les pharmacies, les échoppes de fruits et légumes, les drogueries regorgent de marchandises à l’aspect et à l’odeur qui nous sont peu familiers.

   
Le New Majestic Hôtel est réputé pour avoir toutes chambres différentes, décorées selon un thème par un designer local. C’est Theseus Chan qui a nommé la nôtre ‘Work‘, la couvrant au sol et aux murs de panneaux de bois contreplaqués, avec une circulation tout autour de la baignoire attenante au lit … original comme disposition, et look très ‘art déco’, donnant une nouvelle définition dit-il, à ‘living in a box’.

  


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Préparation du voyage en Chine …

Mardi est un jour férié à Singapour pour Deepavali, une fête très importante dans le monde indien, fête des lumières avec échange de cadeaux et feux d’artifice; même si nous ne nous sentons pas concernés, cela ressemble pour nous aussi à un dimanche. Je suis très contente, je parviens à boucler sur ma journée un livre-album de notre séjour au Japon tandis que Yves retrouve un de ses contacts genevois pour un dîner en ville.

Et voici que je peux me concentrer sur le voyage en Chine, cinq jours à Beijing et trois à Shanghai. Olivier et Laurent m’ont déjà donné des indications pour les hôtels, restaurants et visites. Et mon amie Agata a rassemblé pour moi des guides, des plans, des cartes mais surtout nous passons un après-midi à en discuter. C’est une chance de la rencontrer maintenant; elle est très enthousiaste et aussi réaliste, quant au comportement de la population locale vis-à-vis des touristes. Ses conseils pour des bars, des restaurants, des spectacles, des magasins nous seront également fort précieux … et à ma demande, elle m’apprend même quelques mots de chinois. Cela fait sourire l’équipe du cours de Qigong le lendemain, qui nous écoute. Le docteur Wu Yue et les assistantes de ce cabinet d’acupuncture créent vraiment une ambiance chaleureuse et conviviale autour d’eux. Et quand la discussion vient sur Business Model, une participante n’en revient pas … elle a découvert le livre il y a quelques mois et elle me raconte comment cela lui a permis de faire évoluer sa carrière.

En me baladant jeudi après midi vers chez Caroline, je sillonne dans un quartier de villas très agréable. Elle habite juste derrière U-Town, les nouvelles résidences de l’université; nous sommes très proches à vol d’oiseau mais l’autoroute et la configuration du terrain me font faire un grand détour. Les rues sont calmes et dans la verdure; les villas sont spacieuses avec de beaux jardins mais l’idée d’un face-à-face avec un gros lézard ou un boa ne m’enchanterait guère. Caroline dit que l’on s’y fait … sauf quand il faut ramasser les peaux mortes de serpent dans le gazon. Rien à faire, je me sens mieux au bord de la piscine à Kent Vale!


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Marina Barrage

La météo nous a réservé un beau week-end avec peu de pluie pour la saison, les températures sont fort agréables et le petit vent au bord de la piscine irrésistible. Une sortie à Holland Village nous amène dans le quartier des expatriés, on entend parfois y parler français, surtout au Coffee Bean où le capuccino est très bon et où le wifi attire les clients. Un restaurant coréen, Charcoal, nous fait repenser aux Yakiniku du Japon … le grill au milieu de la table, un choix de viande qui fond dans la bouche, des sauces parfumées.

Dimanche fin de journée a lieu au Centre Culturel juste en face de chez nous, une cérémonie importante de remise de prix à quelques trois mille personnalités et qui voit se déplacer le Président de Singapour. Nous ne sommes pas invités mais nous pouvons constater toutes les mesures de sécurité qui sont mises en place ; une alignée de blocs de béton comme nos Toblerone antichars en Suisse et des portiques sophistiqués de contrôle du passage des véhicules, sur un périmètre important.

Nous avons minutieusement collecté les renseignements et rempli les formulaires pour la demande de visas vers la Chine. Je me rends donc lundi au rendez-vous pris en ligne ; quelle illusion de croire que nous serons ainsi peu nombreux à cette heure-là ! La pièce est remplie de gens qui se déplacent en tous sens, certains remplissent sur place les documents, une dame s’occupe juste de faire des photocopies pour nous quand le format des documents ne convient pas et je fais la file pour obtenir mon numéro, comme chez le boucher. La préposée vérifie tous mes papiers et semble douter du cas de Yves : pour un visa business il faudrait une invitation officielle par le gouvernement chinois  … rien que ça ! Elle m’octroie toutefois un numéro et je patiente avec tous les autres devant la douzaine de guichets. Je présente alors, toute innocente, mes dossiers et la dame me réexplique la même chose. Fort aimablement, elle suggère deux visas touristiques pour cette fois, que je peux venir chercher vendredi. Et c’est gagné !

Le ciel est couvert mais pas trop sombre, je profite de me trouver dans le quartier des affaires pour contourner la baie, regarder les premiers petits sapins de Noël offerts par les sociétés pour des œuvres caritatives et rejoindre les Dômes des Gardens avec l’objectif de parvenir au barrage. Je croise peu de monde sur la balade le long de l’embouchure de la ‘river’ … c’est beau, c’est paisible. J’aperçois le barrage et non seulement celui-ci mais également un énorme espace et bâtiment en forme d’anneau, de spirale qui s’élève. Oh! comme c’est impressionnant … et en me retournant je découvre un autre point de vue de Marina Bay. La plaine au-dessus de l’édifice, couverte de gazon, a la superficie de quatre terrains de football ; c’est un endroit privilégié pour les cerfs-volants. On aperçoit les turbines du barrage dans une grande salle aux parois vitrées et il y a également un joli musée sur la thème ‘Sustainable Singapore’ … l’eau est un sujet de première importance pour la ville. Le barrage s’étend sur 350 mètres, que l’on parcourt sans autre, à pied ou à vélo.
     
Il joue trois rôles pour la population locale ; celui d’un réservoir d’eau qui pourvoit au dixième des besoins de la ville, celui de contrôle du niveau de l’eau dans les zones basses que sont Boat Quay, Chinatown ou encore Clarke et enfin celui d’un espace de loisirs nautiques avec la possibilité de pratiquer du canoeing, du windsurfing ou d’admirer des ‘light water shows’. Lors des fortes pluies – et nous savons qu’elles peuvent être fortes – et en rapport avec les marées, il régule le niveau du bassin, qui représente un sixième de Singapour et qui s’immisce dans les quartiers habités dont certains ont été repris sur la mer. La ville est donc maintenant épargnée des inondations connues par le passé.
Je n’avais pas vu figurer le site sur les guides touristiques et ma surprise en est d’autant plus belle. Sur le toit du bâtiment et aussi sur le barrage lui-même, le vent marin fait rêver, la vue se porte au loin soit vers la ville, soit vers l’océan et ses gros porte-containers en stagnation.
    

Et cela me donne envie au retour de faire un bout de chemin sur un de ces ferries pour touristes, qui me ramène à Clarke … un moment de navigation fort agréable. Clarke commence à revêtir ses décorations de Noël et Jingle Bells résonne déjà dans les centres commerciaux.
   


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« Voyagers to Nowhere »

Comment trouver les mots pour décrire le spectacle de Philippe Genty, pour transcrire les impressions ressenties tout au long de cette soirée où il nous balade entre rêve et réalité. C’est en ouverture de ‘Voilah’, le French Festival de Singapour que se joue ‘Voyagers to Nowhere’ mais qui sont ces voyageurs immobiles, les sept acteurs passagers d’un voyage dans l’imaginaire, l’inconscient ou bien nous, spectateurs assis dans nos fauteuils, comme des enfants éblouis par la magie des effets spéciaux et cherchant à reconstituer la trame de ce périple autour de la planète. Un mélange de théâtre, danse, marionnettes, arts plastiques et pratiquement sans textes mais où tout est en perpétuel mouvement, une course sur place, une traversée du désert, des villes ou des océans, des situations reflétant l’amour, la jalousie, la naissance, des représentations plus loufoques comme ces nourrissons à tête d’adultes comprimés dans des boîtes ou cet homme qui accouche d’une quantité de bébés en celluloïd.

Philippe Genty est plasticien de formation et c’est ainsi qu’il mêle aux acteurs différents types de marionnettes qui surgissent de nulle part, se désarticulant, se transformant en être humain … il est un créateur hors du commun, metteur en scène d’un univers indescriptible, artisan de la matière. La mer, les océans, la banquise sont devant nos yeux, bringuebalant des valises, des cartons d’où émergent les voyageurs pris dans la tourmente, dans un mouvement des vagues et de l’écume tellement réel qu’il nous donnerait presque le mal de mer. Le vent se déchaîne, le désert remplace l’immensité de l’eau, avec ses papiers moulés aux formes humaines et l’on ne sait plus où est le vrai et son image.
C’est émotionnellement fort par moments, parfois dérisoire ou même à la limite de l’admissible mais cela nous emporte dans un tourbillon d’idées, visuellement ébouriffant. J’ai trouvé sur Youtube une courte séquence qui passe au travers des points forts de ce spectacle éblouissant :

L’Esplanade est le théâtre auquel l’architecte a donné la forme de deux durians, ce fruit épineux, écoeurant, interdit dans les transports publics mais typique de Singapour. Vaste, moderne, on y expose ces temps des chiens et des chats, de couleur rouge, assez expressifs.
Et en arrivant pour notre sortie de ce soir, nous assistons à un petit concert symphonique joué avec brio par de jeunes enfants … c’est beau !

   

Gardens by the Bay

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Le soleil brille par ma fenêtre ce matin, il faut en profiter avant que l’orage ne vienne perturber mon plan. Lors de ma première visite à Marina Bay, je n’avais pas pu me balader dans les jardins extérieurs à cause de la pluie. Voici une belle destination ; j’échange quelques mots avec un couple de Bangkok avant de sillonner les parties du parc. Ces jardins prennent place sur des terres reprises sur la mer, et en bordure du réservoir d’eau formé par le barrage. Une centaine d’hectares qui se veulent un espace récréatif et éducatif extérieur et qui s’inscrivent dans la politique de Singapore, ‘ une ville dans un jardin’ ; la verdure et les fleurs en ville améliorent la qualité de vie de ses habitants.

Je me promène dans un paysage fabuleux, avec des zones par thème ayant un design et une atmosphère propres ; des palmiers, une végétation malaise, les ressources du temps de la colonisation, un jardin chinois coloré et aux pierres impressionnantes, et également plusieurs points d’eau. L’image du domaine est bien évidemment ces immenses structures en forme d’arbres, s’ouvrant en vase sur la hauteur, appelés ‘Supertrees’. Les plus hauts font 50 mètres ; ils sont recouverts de végétation plantée à la verticale et forment une place centrale où il fait bon respirer. Un chemin aérien, entre deux supertrees offre un bol d’air plus frais et une vue sur le parc, le fameux hôtel ‘bateau’, la ville, la mer proche. Ces arbres s’animent de musique et de lumières à la nuit tombée ; nous avons déjà pu les admirer au retour de l’aéroport ou de Sentosa.

C’est incroyable aujourd’hui le nombre de classes en course d’école que je rencontre dans ces jardins ; tous sont en uniformes, accompagnés de leur maîtresse et aussi souvent d’une maman … tiens donc ! Un chemin en bois longe le plan d’eau sur toute la longueur, avec une végétation plus sauvage et aquatique, de roseaux et d’herbes folles ainsi qu’une superbe libellule qui brille de ses éclats. Il fait très chaud dès que le soleil ne nous est pas caché, le temps est orageux et donne une plus forte impression de chaleur encore. Mon application iphone indique 32 degrés avec un real feel à 42 degrés …

Le Dôme des fleurs, une des deux énormes serres, est toujours aussi magique et climatisé, ce qui est appréciable ; en cette période d’automne, un parterre central s’est décoré aux couleurs orangées de citrouilles et je me réjouis de le découvrir aux tendances de Noël. Dans les magasins et les centres commerciaux, les fêtes de fin d’année commencent à rayonner.

Une passerelle surplombe l’avenue et me ramène vers le prestigieux hôtel Marina Bay Sands que je traverse pour découvrir une balade sur les toits du gigantesque centre commercial. Je domine la baie, son musée des arts en forme de Lotus, le stade qui descend en cascade vers l’eau, et je peux presque m’imaginer sur un voilier entre ses câbles tendus. Il y a toujours à découvrir quand on se balade … Un chemin piéton à l’architecture très moderne, avec des arches tubuleuses et lui-même en arc de cercle permet de rejoindre l’autre rive de la baie et offre une vue dont je ne me lasse pas sur ce quartier mythique de Singapour … même si nous l’avons en poster dans l’appartement. Et je constate avec joie que notre Merlion a laissé tomber ses échafaudages, il a revêtu son beau manteau blanc et crache à nouveau son jet d’eau. Les ‘durians’ du théâtre de l’Esplanade complètent le paysage … c’est magnifique.

Ce soir je me lance dans une nouvelle aventure … je m’initie au Qigong ! C’est mon médecin acupuncteur qui donne ce cours et cela me tente bien d’essayer. Un peu de méthode, un peu de prise de conscience, un peu d’initiation à la méditation et ensuite, en extérieur, deux premiers enchaînements de postures. Il détaille très bien les mouvements, il nous corrige pour chaque petite imperfection … de nuit, dans l’espace restreint de la clinique Body & Soul. L’ambiance est vraiment très conviviale et décontractée même si nous sommes toutes et tous fort concentrés pour ce genre d’exercices peu habituels – il n’y a qu’un chinois parmi le groupe qui se compose d’expatriés caucasiens. On devrait se retrouver là tous les jeudis soirs et sans regarder nos montres, le temps ne compte plus. Je sympathise avec Petra et surtout Agata, qui vient d’arriver à Singapour, depuis Shanghai … voilà qui m’interpelle et elle me propose de suite de me donner de la documentation et répondre à mes questions pour notre prochain voyage fin du mois.

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Danny Tan au Cultural Centre

Je suis assez contente de boucler mes posts, avec de nombreuses photos pour les onze journées merveilleuses passées au Japon. Ce Pavillon d’Or est superbe ; j’en fais faire un nouveau poster rigide au centre … et une cliente me demande là si c’est notre maison de campagne !! Déjà Yves parle du prochain voyage en Chine, où il est invité pour deux jours de workshop par China Business Média Group. Des visas sont nécessaires pour nous et je commence à rassembler les informations et documents à présenter (lettre d’invitation, billets d’avion, réservations des hôtels). Tout n’est pas encore connu, quelques mails sont envoyés. Il est prévu de séjourner cinq jours à Beijing et ensuite trois jours à Shanghai que nous rejoindrons en train ; les paysages qui vont défiler en traversant la Chine valent le détour, nous a-t-on dit.
Un matin en sortant faire mes courses, je croise notre voisin de pallier ; j’ignore depuis combien de temps il est ici car je n’ai jamais aperçu qu’un chat pas la porte entrouverte! Ce jeune homme est rattaché à la faculté de Computer Sciences, dans une discipline sans doute pas très éloignée de Yves et on fera plus ample connaissance prochainement.

Si je suis de manière détaillée, heure par heure, la météo, je parviens à me réserver des plages de beau et chaud pour retrouver ma place appréciée autour de la piscine, avec un bloc pour rédiger des mails, des textes ou alors une revue sur les nouveautés et manifestations à Singapour. Les orages sont fréquents mais le soleil re-pointe souvent son nez ensuite.

Mardi soir, au centre culturel, soit à dix minutes à pied de la maison, nous assistons à un spectacle de danse contemporaine fabuleux. Danny Tan est le chorégraphe que nous avions découvert lors de Phase47 au quartier chinois. Ce spectacle aujourd’hui est le grand final d’une année d’échanges et de collaboration avec des danseurs du monde, Europe, Australie, États-Unis et Asie. La représentation est grandiose; les artistes vraiment pros, les costumes vaporeux, les décors et montages vidéo parfaits, la mise en scène révèle l’originalité et le talent de ce Danny, qui dans le morceau final emballe tout le public. Après ce moment de plaisir, comme c’est souvent le cas lors de manifestations, un grand buffet attend les spectateurs et les artistes ; c’est le moment de pouvoir échanger quelques mots avec eux, chaleureusement et en toute simplicité.

  


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Nouvelles copines et production à Sentosa

Caroline, une copine de Marie-Christine me donne rendez-vous vendredi matin pour un café à Holland Village. Installée ici depuis les années 2000, elle connaît tout le monde dans ce Coffee Bean, repaire des caucasiens. Nous sympathisons très vite, elle est maman de quatre enfants et apprécie la vie ici avec sa maid philippine et les facilités dont peuvent bénéficier les expatriés. Sa maman vit à Bâle, les sujets de discussion s’enchaînent et elle me fait une longue liste de conseils à tous points de vue, magasins, musées, visites, bien-être … elle m’entraîne d’ailleurs pour un massage des pieds, excellent où nous nous laissons aller, presque jusqu’au sommeil. J’y reviendrai … Et c’est Isabella, une autre amie de Caro et Marie, qui m’attend alors pour une nouvelle discussion et prise de connaissance, toujours au Coffee Bean ! Voilà, comment on passe ses journées quand les expatriées se retrouvent. Elle est également hyper sympa et me raconte qu’elle va suivre des cours d’hypnose ; elle travaille comme bénévole dans un hospice et pense que la technique pourrait soulager la douleur des personnes qui souffrent en fin de vie. Qui sait, peut-être lui servirai-je de cobaye ! Nous parlons de la Suisse où elles rentrent toutes en général durant l’été et ce sera, je l’espère, un moyen de conserver le contact. Cammy, l’esthéticienne conseillée par Caroline (elle m’a pris de suite un rendez-vous) est très gentille et professionnelle. Et voilà une journée pas trop productive pour mes reportages mais enrichissante en relations ; cela m’a redonné du punch.

Yves a envie d’évasion ; quoi de plus simple que de se retrouver au paradis de Sentosa pour le week-end … et la connexion y est excellente pour mon travail de bloggeuse. Le samedi démarre par des fortes pluies, qui nous font presque rire … pour autant que l’on puisse s’abriter ou trouver un taxi. L’odeur de cette humidité équatoriale est très caractéristique ; on s’y fait et les ventilations font tout leur effet. Les paons sont toujours nos compagnons sur la terrasse du Shangri La et notre chef coq marocain nous reconnaît aussi ; son couscous royal est succulent ainsi que l’assiette de fromages français qu’il nous offre à présent chaque fois !
Mes textes sont bouclés, il me reste à faire un choix parmi les deux mille photos et vidéos prises sans limites. Mathieu m’a également envoyé un petit rapport à relire ; je n’y comprends pas tout, loin de là mais cela me semble clair, précis et je corrige les coquilles.

C’est une vue magnifique ensoleillée, sur la plage, la piscine et les palmiers, qui nous sourit dimanche au réveil … Au cours du petit-déjeuner, toujours sur la même terrasse, Yves engage la conversation … en français avec Ben, le General Manager de cet établissement ravissant. Il a travaillé plusieurs années au Club Med avant de rejoindre le groupe Shangri La et il fait tourner cet hôtel d’une main de maître … nous lui disons notre bonheur de venir passer ici un week-end de temps en temps. Et voilà qu’il nous offre le repas de midi au restaurant qui se trouve juste en bordure de mer ! Quelle chance, c’est un buffet de grande qualité, où le crabe nous est servi décortiqué – le luxe – on se régale tout en admirant la vue et supportant avec plaisir la légère brise marine. Il passera nous saluer, sans rester partager le repas.

La chaleur pèse sur notre balade vers l’est de l’île, direction du Golf … un endroit de toute beauté également. La plage située en bas des collines, est peu peuplée, son sable est beau clair. Nous espérions prolonger vers les quartiers résidentiels car nous connaissons deux personnes qui y habitent ; zut, l’accès est clôturé. Un beau dimanche qui a rechargé nos batteries pour la semaine.

Nous allons manger des sushis ce soir avec le collègue d’Yves finlandais, et sa famille. Ils ont deux charmantes petites filles, habituées aux voyages puisque elles sont nées aux US; ils ont habité dix ans à Ann Arbor au Michigan. Miina son épouse va reprendre du travail en janvier, ils sont bien aidés par la maid philippine qu’ils ont héritée d’un couple rentré au pays. Ces jeunes filles font tout, des courses aux repas, de la lessive au repassage, du nettoyage à l’occupation des enfants. La famille part skier en Laponie à Noël, quel changement cela va leur faire par rapport au climat d’ici.
        


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Comme un nouveau départ …

Le retour à la maison se passe très rapidement … l’avion s’est posé mardi peu après 5 heures du matin et une heure plus tard, nous sommes chez nous. Tout va pour le mieux et nous apprécions de nous allonger un moment avant de démarrer. Yves reprend le chemin de NUS et moi, outre le rangement et les lessives, j’entreprends mon travail de rédaction pour les onze journées du voyage. Ce fut tellement intense et dense, que j’ai quelques notes sur des bouts de papiers mais je voudrais me souvenir longtemps de cette découverte ; je vais prendre du temps, aller piocher sur Internet, pour retracer nos escapades.

C’est donc l’occupation première des jours qui viennent ; je me réhabitue ici aux supermarchés, à la monnaie et à leur accent. C’est agréable de comprendre et se faire comprendre ! La saison des pluies aurait commencé … les températures sont toujours aussi élevées mais un orage gronde quotidiennement. Telles des trombes d’eau, ça tombe en force et j’ouvre alors les fenêtres pour entendre et sentir l’humidité.

Ma première vraie sortie est jeudi pour ma séance d’acupuncture ; en attendant l’arrivée du médecin, nous papotons avec son assistante. Elle est singapourienne et fière de l’être ; le mélange de cultures, la tolérance envers les autres sont des points forts effectivement. Je dois aller voir le Jardin Botanique, c’est fait mais aussi le zoo et ses nouveaux pandas qui devraient être visibles pour les visiteurs dès la fin du mois. Cherchant à nous contacter, elle a fait des recherches sur le net et sa découverte du parcours de mon mari l’impressionne. La séance se poursuit, le médecin sourit en voyant que nous avons fait plus ample connaissance et ses manipulations me font toujours un plus grand bien. Les séances de Qigong ont commencé sans moi jeudi dernier et ce soir je retrouve Yves en ville pour un souper dans le quartier de Roberston, un des premiers endroits où il m’avait emmenée lors de notre arrivée en juillet. Après le japon, c’est comme un nouveau départ …