Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


1 commentaire

Fish Market, Musée Maritime, Ferry, Shopping street et The Bridge Room

Yves est reçu par le doyen de la Business School de UTS, qui lui commente avec fierté la visite de leur tout nouveau bâtiment et ensuite Yves y donnera sa conférence pour des membres du gouvernement australien – une première présentation qui crée déjà l’enthousiasme.

Je vais tester la ligne de tram pour me rendre au fameux Fish Market, le deuxième plus volumineux au monde après celui de Tokyo, avec plus de 15 milles tonnes de poissons et fruits de mer brassés par année. C’est amusant de constater le nombre de chinois et d’asiatiques qui ont eu la même idée que moi et il paraît que la semaine avant Noël, c’est la folie, le marché est ouvert 24 heures sur 24 heures – à 3 heures du matin, il est possible de venir acheter son snapper, son barramundi, sa truite d’océan, son blue-eye trevalla, ses huîtres, son homard, etc. L’ambiance est sympathique, tout est propre et je m’installe à une table sur le quai … avec les autres visiteurs qui comme moi profitent de poisson frais pour leur lunch. Que de mouettes tout autour de nous et aussi une sorte de héron blanc au long bec noir (un ibis peut-être ?) – ils ne perdent rien des déchets.

Virginia à Singapour nous a expliqué qu’après un cours, elle avait besoin de faire une activité ‘non intellectuelle’ pour se détendre et se ressourcer. Ainsi j’ai proposé à Yves de me rejoindre à Pyrmont et de se laisser guider pour la fin de la journée. Chemin faisant, il a échangé quelques mots avec un indonésien de Bali, responsable de la promotion du STAR – voilà une bonne entrée pour le Casino !

La visite du Musée Maritime est plaisante mais sans plus – c’était d’ailleurs bien l’avis de l’indonésien – et je me demande pourquoi j’ai insisté et payé (alors que les musées se visitent ici gratuitement) pour une visite guidée du Destroyer ‘HMAS Vampire’ ? Cet ancien combattant, volontaire, mâche tant ses mots et a un tel accent que je ne pige rien – et moi qui disais hier à maman que la compréhension des australiens était plus aisée que je ne le craignais !

La surprise pour Yves ensuite : traverser la baie en ferry jusque Circular Quay, avec deux arrêts en route. L’accostage, la montée à bord et le départ se font de manière plus rapide que nos bateaux de la CGN – à bord, des navetteurs habitués et aussi quelques touristes comme nous qui profitent pour prendre des photos du Harbour bridge, du Luna Park sur Manly, de l’Opéra bien sûr. Sans la présence à quai de l’énorme bateau de croisière MSC, j’avais le projet de manger au restaurant Quay du Terminal, qui offrirait une superbe vue sur l’Opéra. Le second choix, qui se révélera excellent dans nos assiettes, est le Bridge Room (44, Bridge street). Rien de tel pour ouvrir l’appétit que de marcher dans les rues commerçantes George et Pitt. Nos découvertes seront une belle grande librairie Kinokuniya et les galeries au cachet d’antant, Strand avec ses boutiques de créateurs australiens et Queen Victoria, avec ses enseignes de luxe, dont UGG bien évidemment.


Poster un commentaire

Art Gallery of NSW et le Jardin Botanique

Tandis que Yves prépare ses exposés à Woollahra, je pars à la découverte du Jardin Botanique ; à l’entrée du parc, je visite d’abord la Art Gallery, dans un bâtiment massif à la façade faisant penser à la Grèce antique et dont l’arrière est plus moderne. Les salles accueillant des collections d’art moderne sont fermées pour rénovation, l’art européen, je le parcoure rapidement pour m’initier et m’intéresser à l’art australien classique entre le 19ième et le 20ième siècle, ce qui me donne un aperçu de la nature et des coutumes mais ce sont surtout les œuvres aborigènes qui retiennent mon attention. Dans la salle Yiribana, je visionne un film passionnant sur des artistes, artisans aborigènes et leur vie dans le bush ; ils reproduisent encore aujourd’hui ce qu’ils ont appris de leurs ancêtres, qui peignaient dans des cavernes et aussi sur des écorces détachées des arbres et passées au-dessus des flammes avant d’être décorées par leur habileté avec de très fins pinceaux. Les couleurs reflètent les tons doux et chauds de la terre, de leur sol, de la craie, du noirci. Ils s’appliquent à tracer de fines lignes qui dessineront un quadrillage raffiné ou alors des formes plus arrondies, en arabesques avec une multitude de points – j’aime !

Le jardin botanique fut créé en 1816 pour servir de potager à la ville, il est entretenu de nos jours comme un jardin anglais, avec des pelouses tirées au cordeau, des espèces végétales provenant du monde entier, des arbres géants – les eucalyptus et les acacias me fascinent. Le chant animé des cacatoès est par endroits puissant et ils virevoltent entre les branches pour s’accaparer des baies à manger. La localisation au bord de la baie de Sydney me rappelle mes balades à Stanley Park de Vancouver. C’est vaste, fort agréable ; le temps est un peu couvert, une légère brise adoucit la chaleur. La roseraie est encore très belle et délicieusement parfumée en cette saison et la vue sur l’Opéra ajoute un charme au parc. Une énorme fontaine sculptée montre le Capitaine Arthur Phillip, premier gouverneur de New South Wales, fin du 18ième siècle. Et une enclave de ce parc est réservée à la maison du gouverneur (de 1846 à 1996), grosse demeure en grès de style néogothique – elle est encore utilisée pour des réunions hebdomadaires et aussi pour y loger des chefs d’état en visite. Après cette longue marche pourtant pas en milieu sauvage, je capte très très bien le qualificatif de Spider city qui est donné à Sydney – j’en ai vu des quantités, de taille aussi large que notre colocatrice de Omah Padi !

En sortant de la station de EdgeCliff, je me fie à mon sens de l’orientation pour rejoindre notre appartement en sillonnant à la découverte des ruelles du quartier de Woollahra. Les maisons ne semblent pas très grandes, par contre la gamme des voitures confirme que c’est un district assez chic. Les maisons sont souvent contigües, avec des petites cours à la rue et des balcons, un peu comme les shophouses chinoises – j’aime vraiment beaucoup les ferronneries. C’est très vert – très vallonné aussi, voire même en forte pente par endroits – et j’aboutis au Parc Trumper où des enfants s’entraînent au rugby.


Poster un commentaire

Week-end ensoleillé et tempêtueux

Olivier découvre souvent une nouvelle ville avec un tour en bus Hop on – Hop off et c’est notre choix ce samedi. Les chauffeurs sont très sympas et blagueurs (l’un me demande depuis combien de temps nous sommes là, je réponds un jour seulement et il se marre : cela fait un jour que vous attendez le bus ici!! Un autre dit ne pas oser demander aux dames si elles bénéficient du tarif senior car il se prendrait un gnon!). En première loge à l’étage supérieur, nous apprécions la vue et les commentaires; pas de chance, le bus a un pneu plat en arrivant à Central et nous poursuivons pour le moment pedibus vers le campus de UTS, l’une des cinq ou six universités de Sydney. Yves viendra déjà y donner une conférence mardi, nous repérons les bâtiments logés dans l’effervescence du plein centre ville. Des bâtiments très modernes côtoient de plus anciennes constructions; je trouve très réussi ce building en verre sur la façade duquel semble couler la verdure. Christian s’inquiète même de savoir si c’est un garden center – Yves dans une jardinerie ?!

La vedette du campus est la toute récente business school dessinée par Frank Gehry; c’est magnifique, on retrouve des formes arrondies, des asymétries, l’amour des matériaux comme le verre, le bois massif, le métal brillant. Yves pourrait s’y trouver bien pour venir bosser. La salle de cours ovale au centre, caractéristique des programmes MBA depuis quelques temps, avec ses murs en gros cubes de bois disposés comme le jeu Jenga et ajourés de vitres, peut donner l’impression aux étudiants d’être très visibles.

Le bus rouge nous récupère et c’est au Star que nous en descendons pour une délicieuse pizza en terrasse. Ce nom de Star est semblable à ce centre de Singapour et nous lui trouvons une ressemblance avec son côté clinquant de marbre, de luminescence, de dorures. Il renferme un casino, des galeries commerçantes, un hôtel, des salles de fête et de spectacle – il doit être étincelant à la nuit tombée.
Passage jusqu’à la pointe Pyrmont où Yves aurait bien imaginé que nous logions (Maude me dira que c’est probablement le quartier le plus cher de la ville). Le Musée Maritime, le va-et-vient des bateaux de croisière, des ferries donnent à ce quai une ambiance très vacances; d’un côté nous y voyons une ressemblance avec Granville Island à Vancouver. Le pont Pyrmont, large, bordé de drapeaux nous emmène vers le centre ville à nouveau, dont la rue St Georges et ses magasins en affilée (je capte ainsi le wifi à la gare, chez Apple et Eduroam aux endroits proches d’une université).

La soirée sera réussie avec une sortie cinéma offerte par l’Alliance Française dans le cadre de son festival annuel du film français; « L’homme que l’on aimait trop » de et avec Guillaume Canet et Catherine Deneuve est inspiré d’une histoire vraie, touchante et bien interprétée. Étonnamment la salle laisse peu de places libres et le public est très anglophone. Balade nocturne pour rentrer chez nous avec la mission en chemin de trouver un endroit pour manger; je me souviens avoir vu sur un dépliant resté évidement à l’appartement, un restaurant au cadre sympathique dans la verdure. N’est-ce pas une chance énorme que sans mémoire du nom ni de l’adresse, mon intuition nous y amène – c’est magique, nourriture, service, ambiance, décor. Le Chiswick figurera d’ailleurs sur la liste des suggestions de nos amis le lendemain. Bravo Isabelle !

Dimanche un vent tempêtueux chasse et ramène les nuages en alternance sur la côte est entre North Bondi et Bronte – mon chapeau de paille devra rester dans mon sac-à-dos, Yves a bien peur de perdre ses lunettes et certaines plages sont interdites à la baignade. Une marche vivifiante au bord de l’océan dont les vagues viennent s’écraser avec fracas sur les rochers, nous fait découvrir la plage de Bondi – l’une des plus célèbres au monde; le sentier crapahute entre les plages et les falaises avec leurs roches rongées par l’eau. Le restaurant Hurricane’s grill où nous faisons la pause déjeuner porte bien son nom; l’option du choix sur le menu de trois ou quatre entrées à partager nous permet de déguster de délicieuses spécialités (calamars, truite de l’océan, champignons à l’ail, moules énormes au vin blanc et à la crème). Et ça y est, j’ai repris mon habitude d’écrire sur le plaisir de la table! Je propose à Yves de marcher un peu plus loin dans Bondi pour notre café; Chez Gertrude & Alice est une petite librairie à l’ancienne, endroit idéal pour une fin de repas. Rip Curl est évidement présent parmi les magasins en bordure de mer, cette marque australienne des surfeurs basée à Victoria un peu plus au sud. Dans la baie de Bondi, des surfeurs couchés sur leur planche attendent LA vague qui leur donnera le frisson – Yves fait un envieux en envoyant une photo à notre ami Claude.

Il s’agit de presser le pas pour arriver comme de bons suisses chez Maude et Christian, Audrey et Antonin; leur balcon offre une vue de rêve sur la plage de Bronte. La soirée en leur compagnie est formidable, Maude est pour moi une mine de renseignements et il se fait que nous avons de nombreux points communs. Le snapper en papillote sur le grill est succulent, tout comme la glace aux fraises ´maison’ de Christian!


1 commentaire

Arrivée et installation à Sydney

Singapour Airlines est vraiment à recommander; c’est la première fois que nous volons en business avec eux et déjà la Lounge est remarquable, spacieuse, calme, chaleureuse ( je comprends mieux pourquoi une amie un jour a manqué son avion alors qu’elle se prélassait dans une Lounge). Les hôtesses sont des top modèles, les stewards ne sont pas mal non plus, les repas exquis et les fauteuils encore plus confortables que chez Swiss. Bref, ce vol de 8 heures de nuit fut presque trop court pour moi – c’est l’hôtesse qui m’a réveillée! Nous nous posons à 7h30, heure de Sydney; nous sommes passés dans l’hémisphère sud et nous nous sommes encore éloignés de trois heures supplémentaires de l’Europe. Les formalités sont rapides, les visas obtenus en toute dernière minute sont valables – tout se présente bien.

Les taxis sont nombreux, très couramment utilisés et eux au moins utilisent leur gps (Uber est aussi présent). Après avoir récupéré les clés auprès de Dale à l’agence Your Home Away from Home, nous allons découvrir notre pied-à-terre pour les trois prochaines semaines. Yves mettra un peu plus de temps que moi à l’apprécier; je lui trouve beaucoup d’avantages et j’ai pas mal surfé sur le net pour le dénicher. Je m’allonge directement sur le lit pour le tester et je m’y endors – c’est bon signe! Nous sommes cependant curieux de partir à la découverte – le rangement des bagages, ce sera pour demain.

Les moyens de transport à Sydney sont multiples, bus, trains, trams, ferries; nous nous procurons de suite à la gare de Edgecliff (5 minutes à pied de l’appartement) notre carte Opal pour pouvoir circuler librement partout. Le réseau de trains est simple à mémoriser (ce n’est pas ici que je vais me préparer à celui de Tokyo!) et il s’agit d’un système proche des RER, entre train et métro. Deux étages, beaucoup de rames, des sièges en suffisance, une cadence largement accélérée aux heures de pointe feront qu’il est toujours possible d’y trouver une place assise.

Dès l’arrivée à Circular Quay, c’est la joie de découvrir l’Opera … impressionnant à voir de près, avec son million de catelles de céramique blanche – autonettoyantes s’il vous plait – qui ont été fabriquées en Suède. Il est bien en évidence, en bordure de la rivière, à l’extrémité de la pointe Bennelong; il fut dessiné par le danois Utzon. Sa construction ne fut ni rapide ni aisée et dura au total 14 années. Un autre symbole de la ville est son Habour Bridge qui tient le record de poids et de hauteur, semble-t-il (500 mètres de long, 134 de hauteur, 50 de large, 53’000 tonnes, terminé en 1932 après 9 ans de construction en partant des deux berges). Il fait beau, de nombreux touristes se promènent (les bateaux de croisière en déversent quelques milliers chaque jour, aujourd’hui c’est le Queen Mary 2) – les appareils photo crépitent.

Le quartier des Rocks correspond aux terres qui furent allouées aux condamnés du gouvernement anglais à leur arrivée fin du 18ième siècle; se sont joints à eux plus tard des pêcheurs de baleines et des marins et le quartier est devenu peu à peu surpeuplé et insalubre. Une épidémie de peste bubonique le ravagea en 1900 et ce n’est que vers 1970 que la ville le reconnaît comme patrimoine historique – c’est de nos jours un endroit très agréable, avec nombre de pubs, restaurants, boutiques et galeries. Nous tombons d’ailleurs sous le charme des œuvres d’un artiste local, Charles Billich; une dame bavarde et accueillante nous reçoit dans sa galerie. Le contact avec les premiers australiens est prometteur; ils semblent très relax mais disciplinés, prêts à rendre service et à renseigner. La ville est propre, des trottoirs bien larges où les gens circulent plus nombreux qu’à Singapour – c’est la météo qui fait toute la différence probablement.

KingsCross est reconnaissable par son grand panneau CocaCola et c’est le coin des boîtes de nuit, de la vie nocturne. Il n’est pas très tard et c’est par là que nous cherchons un restaurant. Yves nous emmène au Sel & Poivre tenu par des français à qui cela semble faire plaisir de discuter – le patron nous incite à revenir avant notre départ.

Rangement des valises et courses à Bondi Junction sont au programme de vendredi. Coles et Woolworths sont les grands supermarchés où je trouverai de tout et ce sera chez Harris Farm Market que les fruits et légumes seront les meilleurs (un peu comme mon marché sur Côte des Neiges à Montréal). Le grand centre commercial Westfield est à se perdre (Apple store, Nespresso, Occitane, boutiques de mode, etc.).

La ville est verte toute l’année, c’est l’automne mais peu d’arbres vont perdre toutes leurs feuilles en même temps. Il fait chaud – mais pas trop -, humide – mais pas comme à Singapour; la végétation est variée, fleurie et je reconnais tant des plantes de l’Asie que du Canada ou de chez nous en Europe. Et nous voici donc super bien installés – frigo garni – dans le district de Woollahra, proche des commerces, des services (poste, centre de reproduction, blanchisserie, coiffeur, etc.) et des transports, tout en jouissant du calme d’une petite rue et d’un mini-balcon dans les arbres. Le filet de bœuf australien que je nous prépare ce vendredi soir est goûteux, tendre, succulent !


Poster un commentaire

Comme si le temps n’avait pas passé …

Presque une routine pour nous deux ici à Singapour, tant Yves avec tous ses collègues des différents départements que moi dans la résidence, dans les déplacements de tous côtés pour retrouver mes amies – c’est comme une impression que le temps écoulé depuis notre dernier séjour n’a duré que peu de jours.
Mon lunch avec YinYin me permet de me retrouver toute petite au milieu des hauts buildings de la cité financière; un peu de shopping en passant à Raffles City et découverte d’un autre centre commercial, Plaza Singapoura en face du Palais Présidentiel. Chijmes reprend gentiment sa vie d’il y a 2 ans et sera probablement terminé à notre prochaine visite, tout comme le centre dessiné par Philippe Stark, proche du Naumi, notre premier hôtel à Singapour en face du Raffles, la légende.
Dr Wu reste pareil à lui-même, il m’a de suite libéré un créneau lorsque je lui ai parlé de ma venue. Une séance d’acupuncture et d’acupressure qui me fait un bien profond, comme si l’énergie renaissait sur toute partie du corps, de la racine des cheveux au bout de mes pieds. Il cherche toujours un cadeau à me donner et je repars avec le Finder, le magazine pour les étrangers où son cabinet est présenté sur une belle page (c’est d’ailleurs ainsi que je l’avais découvert en 2012). La Suisse le tenterait bien s’il y faisait plus chaud, je lui conseille d’y venir en été et de rentrer passer l’hiver à Singapour.
Le séjour en Australie se prépare, le voyage à Canberra est déjà entièrement réservé et Yves m’a trouvé une agence en ligne pour réserver des excursions depuis Sydney, agence fondée par de jeunes suisses. Des découvertes aussi variées que le jardin botanique, un concert à l’opéra, une croisière dans le port, les plages de Bondi, les balades le long de l’océan, les marchés et les musées sans oublier les Blue Mountains dont même Luis nous parle dans son mail depuis Montréal. Olivier est lui ces jours au Mont Saint-Michel, Saint-Malo, aux falaises d’Etretat – ses photos sont superbes et donnent envie.
Lessives avant de quitter et relax à la piscine, quand soudain je me rends compte qu’il nous fallait un visa pour l’Australie – comment n’ai-je pas pensé contrôler ! Avec ma connexion Internet qui tombe à tout moment, je délègue à Yves la réalisation après avoir repéré la possibilité de faire la démarche en ligne. Son autorisation se passe instantanément alors que la mienne semble être aiguillée vers un traitement manuel et nous serons soulagés le soir, veille du départ! Juste avant de retrouver Anne et Jean-François près de Somerset pour un repas de retrouvailles fort agréable. Notre connaissance de la vie des expatriés, les avantages et les soucis, s’enrichit à chaque contact. Dernière balade nocturne sur la célèbre avenue Orchard avant la préparation de mes valises mercredi matin, première journée pluvieuse comme une signe de non-regret pour quitter Singapour, où Yves a soigné jusqu’en dernière minute ses contacts pour une éventuelle future visite …


Poster un commentaire

Détente à Sentosa

Sentosa est une destination peu appréciée de mes amies expatriées de Singapour mais nous y avons passé de délicieux moments ces deux dernières années et c’est donc avec plaisir que nous y partons pour le week-end. Nos connaissances au Rasa Shangri La, Ben le manager et Mansour le Chef sont tous deux en vacances dans leur pays, la France pour l’un et le Maroc pour l’autre ; un peu dommage, toutefois nous sommes accueillis par le beau sourire de Veronica, une serveuse qui nous reconnaît de suite (comment fait-elle alors que l’hôtel compte un millier de chambres et a un taux d’occupation supérieur à 90% !) et nous aurons la compagnie des paons sur la terrasse qui fut et sera encore notre espace de travail préféré. Ben a veillé à ce que nous ayons une superbe chambre, avec un très grand balcon où sur une chaise longue je bouquine tranquillement, surplombant la piscine, la plage et ses palmiers, les jardinières de bougainvilliers, le va-et-vient des bateaux. Mon livre de compagnie raconte justement les aventures de Mathilda et de Jenny en Australie, histoire de me familiariser avec les quartiers de Sydney, les noms des animaux que j’espère y rencontrer, la région des Blue Mountains où mes copines d’ici m’ont suggéré une excursion, les métiers traditionnels tels que l’élevage de moutons dans l’Outback au 19ième siècle. Le départ pour l’Australie approche et je suis en contact avec Priscilla de l’Université de Canberra pour une visite « touristico-professionnelle » dans une dizaine de jours. Ainsi notre passage obligé à la grande libraire Kynokuniya sur Orchard a non seulement permis à Yves de jeter un œil sur leurs livres BMG, BMY, VPD mais à moi de bouquiner et prendre quelques notes sur les curiosités de la Capitale australienne. Virginia, collègue de plusieurs universités de Singapour, nous a offert un délicieux lunch samedi avant notre escapade sur l’île. Nous avons l’habitude de la laisser choisir les plats chinois qu’elle connaît par cœur, tout en espérant qu’elle ne s’emballe pas trop ! Les tables doivent toujours être bien garnies pour les chinois et c’est une chance qu’il soit de bonne manière de ne pas terminer nos assiettes. La bière Tiger, servie avec des glaçons en quantité nous surprend autant qu’elle et la boire en même temps qu’un thé noir chinois est aussi étrange pour moi. Retrouvailles sympathiques et discussions joyeuses avec Virginia ; elle s’étonne de notre plaisir à marcher sur le campus et dans la ville, les singapouriens ne le font pas ou alors tellement lentement – elle nous rappelle que les deux activités locales sont le shopping et les restaurants ! Pour les restaurants, nous avons déjà bien entamé notre quota depuis notre arrivée (vendredi soir à Dempsey Hill, le Disgruntled Chef, restaurant dont j’avais le souvenir ne nous a nullement déçus) et c’est sur le trajet vers Sentosa que nous faisons du magasinage à VivoCity, centre commercial tentaculaire énorme dont Mélina et Thomas doivent se souvenir. Il grouille de monde un samedi, une vraie fourmilière bruyante ! Et bien évidemment nous avons un pincement au cœur en pensant à Thomas qui après une laborieuse semaine sans beaucoup de sommeil, inaugure ce samedi le nouveau magasin FrançoisSport. Les photos nous parviennent d’un espace entièrement rénové, bien achalandé, auquel il s’identifie pleinement, avec enthousiasme. Roseline me dit qu’il aura bien mérité sa semaine de ski avec toute leur famille. Mathieu lui, organise une grande bamboula à la maison et accueille un petit cousin de Flawinne avec des amis, alors qu’ils viennent à Lausanne pour un mariage. Pas de photos de ce côté-là – c’est peut-être mieux ainsi ! Il appelle cela une pendaison de crémaillère – il la pend plusieurs fois chaque année! Avant de quitter Sentosa, nous suivons la suggestion de Jan et dégustons les délicieux wantons du Din Tai Fung (je me souviens du numéro que je dois cocher sur la feuille de commande – pour cela, nul problème de mémoire). Et l’après-midi nous replonge dans le coeur de la ville : Marina Bay Sands avec la vue sur les jardins et leurs célèbres marguerites, le centre commercial luxueux où nous n’avions jamais vu autant de monde, la remontée de la River chargée de l’histoire de Singapour, jusque Clarke, le coin privilégié des expatriés. Je propose de terminer la journée au Mont Faber que nous atteignons avec le télécabine et même si le menu n’est plus aussi alléchant que dans nos souvenirs, l’endroit avec sa terrasse ventilée sur la hauteur vaut agréablement le déplacement. Durant ce week-end, nous avons utilisé tous les moyens de transport, bus, métro MRT, monorail, bateau-mouche, télécabine et surtout la marche – le compteur indique 14’000 pas sur la journée, ce qui est sportif pour un climat comme le nôtre; ainsi je suggère le taxi pour rentrer à la maison! Et c’est souvent un plaisir d’échanger avec ces taximen parlant un singlish tellement caractéristique, à l’humour particulier, à la conduite saccadée que nous avions presque oubliée. Ils ont également pour habitude de nous demander quel itinéraire nous préférons, ce à quoi généralement nous leur laissons libre choix. Il nous est cependant arrivé un soir de tomber sur un débutant, qui nous a baladés autour de l’île avant que Yves ne le redirige dans la bonne direction – nous avions eu la même expérience il y a deux ans avec nos amis Laura et Michael. Ils ont l’honnêteté de reconnaître leur erreur et ils bloquent leur compteur avant la fin de la course – c’est finalement amusant lorsqu’on n’est pas pressé par le temps!


Poster un commentaire

Amitiés retrouvées

Anecdote amusante lors de notre repas à l’arrivée au ParkRoyal : la serveuse nous demande si nous venons juste de débarquer. Oui, pourquoi? Nous semblons fatigués, nous portons toujours notre pull-over, mon coussin pour la nuque pend à mon sac-à-dos? Non, c’est l’odeur, nous dit-elle!! Quel accueil;-) et elle insiste en nous affirmant que si elle reçoit un colis cadeau d’Europe ou des US, elle en aime tant l’odeur qu’elle ne lave pas de suite les vêtements si c’est cela le cadeau … Personnellement c’est avec grand plaisir que je me rafraîchis sous une douche parfumée. Je reconnais toutefois que l’odeur de Singapour, nous l’avons de suite reconnue en franchissant la porte de l’avion.
L’installation à Kent Vale est très rapide, nous nous y sentons comme chez nous. L’appartement qui nous a été alloué pour la semaine est nettement plus grand que celui de l’an dernier; il se situe au 19ième étage avec une vue impressionnante côté campus et côté port marchand. Tout est parfait, tout est impeccable dans ce bâtiment pratiquement neuf. Les habitudes me reviennent instinctivement : les achats au ColdStorage à deux pas du building, les reproductions de canvas au centre WestCoast Plaza où la dame me reconnaît (ou alors est-ce le canvas qu’elle a reconnu!), la marche lente à adopter pour ne pas se sentir de suite comme une éponge, le luxe d’un brushing s’avérant superflu avec l’humidité, le pull à ne pas oublier pour le métro, le taxi, le restaurant, le magasin, le numéro du bus ou la ligne de métro pour rejoindre Holland Village ou le centre ville, sans oublier la pause à la piscine de la résidence.
Tout est parfait si ce n’est la connexion Internet qui est défaillante depuis déjà plusieurs jours, semble-t-il … comme une malchance qui nous poursuit (je m’en souviens de Montréal) … et l’autre chose qui nous suit à la trace, ce sont les travaux ! Sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne suis qu’à moitié étonnée de découvrir l’avenue en bas de notre colline, ouverte, avec des tuyaux en attente d’être remplacés – ce n’est certainement pas drôle de travailler dans le froid mais la chaleur et l’humidité de Singapour ne sont pas non plus un cadeau pour les ouvriers malais.
Yves ne s’attarde pas longtemps dans l’appartement le premier jour, il rejoint NUS où un bureau l’attend, avec son nom sur la porte, ses clés et autorisations préparées par Dorothy la secrétaire qui lui réserve un bon accueil. Il en va de même de la part de ses collègues et il travaille avec Poh Kam autour d’un article dont ils ont le projet en commun. Ce dernier est responsable du centre Entreprenariat, il a invité un couple tessinois, Suzanne de Swissnex ainsi qu’un entrepreneur local pour un souper tous ensemble au Star. Nos compatriotes suisses sont à la retraite, lui ancien entrepreneur dans l’aménagement de mobilhomes et ils séjournent 6 mois par année à Singapour! L’ambiance est joyeuse et chaleureuse, le repas est typique de Singapour et de Malaisie en cette période de Nouvel An chinois (2015 est l’année de la chèvre). Debout autour d’un plat central, composé de légumes, d’huile, de sauces, de saumon et de petits chips, représentant des pépites d’or pour la prospérité, la bonne fortune que chacun souhaite aux autres convives, nous mélangeons le tout avec le jeu des baguettes. Nous l’avions déjà vu faire mais c’est la première fois que nous avons la chance de participer à Yusheng … notre année chinoise 2015 devrait en être d’autant plus chanceuse.
Yves ne donne pas moins de 5-6 cours et conférences en cette fin de semaine; chaque organisateur, professeur ou entrepreneur, a réussi à rassembler un public assez nombreux et motivé. Tout se passe très bien et Yves, un peu fatigué, verra arriver le week-end avec plaisir. Pour moi, c’est la joie de revoir mes amies, Simone, Catherine, Cammy et aussi de m’offrir massages, manucure/pédicure … soit la vie typique des expatriées, me disent-elles. Nous bavardons de nos familles, de nos voyages, de nos projets; le réseau d’amitiés qui s’est ainsi créé pour moi aux divers endroits du globe où nous nous sommes posés un moment est précieux, enrichissant et je veille à l’entretenir.
La météo est excellente pour notre arrivée, pas de pluie et une brise océane qui rend agréable la chaleur des 30 degrés. La végétation me fascine toujours autant avec cette verdure luxuriante, ces arbres géants, ces fleurs aux couleurs chatoyantes. Les feuilles se renouvellent sans cesse dans un pays sans saison et les jardiniers au chapeau de paille (un peu comme le mien) s’occupent à balayer celles qui sont tombées. Le campus est vraiment joli et j’y découvre un nouveau bâtiment pour la faculté de musique; les architectures restent osées, originales, phénoménales. L’Essec s’est aussi offert un building vers One-North et au centre ville, je ne sais plus vraiment ce qui a émergé comme nouvelle construction mais c’est impressionnant. J’ai retrouvé Yves au Scape, où il donnait vendredi sa dernière présentation de la semaine.


1 commentaire

Retour à Singapour …

Durant ce mois de février 2015 la grippe a méchamment sévi autour de nous, parmi mes amies, nos connaissances. Peut-être est-ce cette pneumonie de septembre qui m’a épargnée du moindre rhume, de la toux, de la gastro, de la fièvre – ou alors ce sont les bénéfices de mes séances d’acupuncture qui veillent à équilibrer et maintenir mes énergies. Ce fut un cadeau qui m’a permis d’organiser et de préparer notre transhumance de printemps. Ces préparatifs me sont à présent familiers, ils m’occupent de longues journées, avec des petites notes qui s’accumulent, il s’agit de n’oublier que le moins possible, de prévoir tout ce qui peut l’être afin de faciliter nos séjours lointains et aussi celui de Mathieu, notre gardien de maison, oh combien appréciable.
Yves, Alex &co ont sorti en octobre un deuxième ouvrage, ´Value Proposition Design’, qui ouvre encore un peu plus les portes pour des conférences, des cours, des séminaires. La demande et l’enthousiasme ne tarissent pas, un peu partout autour du globe. Yves reste attiré par l’Asie du sud-est et c’est ainsi que Singapour et Tokyo se sont vite retrouvées parmi les destinations. Tandis que son agenda se remplissait à vue d’œil, je m’occupais des billets d’avion et des logements, aux mêmes résidences que l’an dernier; tâche relativement aisée donc. Le plaisir pour moi sera de retrouver des amies; cafés, lunchs, repas, séance de manucure, visite chez mon médecin chinois agrémenteront également mon planning.
Mathieu me voyant plancher sur les réservations, se laisse soudain tenter par une semaine à Tokyo, ce qui nous réjouit au plus haut point, ce sera début avril et j’ai de suite en tête beaucoup, voire trop, de choses à lui faire découvrir (il y a déjà une escapade planifiée et réservée deux heures au nord de la mégapole).
Sydney s’ajoute à notre périple, pour cette fois une totale découverte d’un pays, d’un continent tellement éloigné de nous. Tenant compte du climat principalement, nous décidons de l’intercaler entre Singapour et Tokyo. Et je commence à piocher dans les guides et sur le net pour dénicher l’endroit où nous loger. Les contacts e-mail ne font que confirmer la réputation de gentillesses et de serviabilité des australiens mais aussi des suisses vivant là-bas. Maude, l’épouse d’un ami de Yves, me sera d’une aide précieuse dans le choix du quartier de Sydney où se poser. Notre correspondance devient très vite chaleureuse et nous avons toutes deux hâte de nous connaître.
C’est donc presque sans regret que le 2 mars nous quittons la pluie, le froid, la grisaille de Lonay pour partir vers une météo toujours estivale à Singapour, ensuite un automne que j’espère flamboyant en Australie du Sud et enfin des cerisiers en fleurs féeriques au Japon (avril étant le meilleur mois pour un séjour au pays du soleil levant).
Un vol Swiss de nuit devait nous emmener en 12 heures de Zurich à Singapour et sur les conseils d’Alex, nous ne mangeons pas dans l’avion, avec l’espoir de bien dormir. En effet je sombre rapidement mais le commandant de bord nous réveille prématurément, annonçant une escale à New Delhi pour déposer un passager souffrant gravement de troubles respiratoires. Il a fallu larguer du kérosène avant l’atterrissage, ensuite refaire le plein au sol pour le deuxième décollage, décollage qui a tardé à cause d’une autorisation tout d’abord refusée par l’aéroport d’Inde. Les négociations avec Zurich sont concluantes et nous voici repartis pour cinq bonnes heures de vol vers notre destination finale.
Il est 8 heures du matin, la faim tenaille les passagers et le petit-déjeuner nous réveille définitivement. Tout se termine bien – pour le passager souffrant nous l’espérons aussi; il fait 28 degrés à Singapour, il est 21 heures et un vrai lit nous attend au ParkRoyal Hotel. Nous nous sentons de suite chez nous; chaleur et moiteur, shorts et tongs, files et sourires … et le singlish du taximan! Nous avons quitté les crocus et les perce-neige au profit des palmiers et des orchidées.
Notre retour en Suisse est prévu le 26 avril … les travaux au Chemin des Abbesses devraient être terminés, la famille Osterwalder sera installée dans sa nouvelle maison rénovée, Thomas régnera en maître dans son magasin à la Grand’rue et nous serons à deux mois de l’heureux événement !!