Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Journée fraîche

Alors que je fais des va-et-vient vers la buanderie, j’en profite pour demander à Sonia de me montrer un autre appartement de l’immeuble pour l’an prochain, elle les connaît tous, elle est de bon conseil. Et avec Yves, nous partons chercher quelques cadeaux pour que ses collègues ne nous oublient pas trop vite. Dominique se dira très touchée par mon choix et elle signe ‘une amie pour la vie‘; nous nous sommes bien trouvées nous deux aussi.

Il fait nettement plus frais, voire presque froid aujourd’hui. Je retrouve Olivier au Jardin de Nelson pour le lunch mais même sous les chaufferettes, ce n’est pas assez confortable et nos plans de balade ensemble l’après-midi s’annulent. Nous rentrons chacun chez nous, Olivier pourra se réchauffer au sauna de l’hôtel. Ce matin, pour son jogging, il a suivi l’itinéraire suggéré par notre marathonien et s’en est trouvé très satisfait; il a longé le Vieux Port et s’est engagé le long du Canal de Lachine.

Yves voit encore plusieurs collègues chaque jour au bureau, certains sont déjà rentrés de vacances et d’autres sont bientôt partants. Ils sont parfois une petite dizaine à prendre le lunch ensemble à la cafétéria, l’ambiance est fort agréable.

Souper ‘saumon‘ ce soir dans notre appartement, qu’Olivier était curieux de découvrir et il nous apporte de bonnes bières belges originales.


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Soirée entre belges …

La fatigue se ressent un peu mais les souvenirs de notre escapade sont merveilleux à revivre, à retranscrire. Et je descends chez Apple changer le bracelet de Thomas : en lisant mon adresse email, le vendeur s’étonne du .ch, il pense que cela signifie Chine. Mais non, je n’ai pas du tout le look d’une chinoise!

Martine me fait un superbe soin du visage chez elle, elle a les mains et les mouvements très doux, c’est tellement agréable. Louba s’est tenue calme, elle s’est juste un peu manifestée presque à la fin du soin et nous sortons ensuite lui faire faire sa promenade dans le quartier agréable de Ponsard et Circle. Alain a-t-il mémorisé que je venais cet après-midi? Le voici qui rentre du travail bien tôt; on se retrouve quasi ensemble devant la maison. Il décrète que c’est l’heure de l’apéro sur la terrasse de leur joli jardin et va chercher Yves au bureau.

Olivier a profité de sa première journée en ville pour faire du magasinage sur Ste Catherine, il a beaucoup marché et trouve que les rues sont très très longues. Il a un peu de peine encore à comprendre les Montréalais qui pourtant parlent français et c’est ainsi que le Centre Eaton devient Sainte-Rita! Il faut dire que des saints et des saintes, il y en a un paquet au Québec. Les québécois ont aussi tendance à mettre un ça et un dans leurs phrases, et à un endroit bien particulier : j’aimerais ça aller en Europe un jour là ou bien penses-tu pouvoir ça faire pour moi là ? Mais le plus drôle, que Yves trouve dans les Têtes à claques, ce sera bien évidemment l’épisode sur le GPS … mais pantoute, Isabelle ne me sent pas ça visée là ! Il manque juste le sous-titrage pour tout comprendre, dit Olivier.

C’est chez Gibby’s que nous nous retrouvons tous les cinq; j’ai vanté à Oliver le Surf & Turf qu’il ne va pas manquer d’apprécier. Le homard et le bœuf sont vraiment excellents. Nos amis Martine et Alain avouent ne pas y être venus depuis trente ans au moins, la réputation d’un restaurant pour touristes ne les inspirait sans doute pas et cependant nous passons une magnifique soirée entre belges; les taquineries s’échangent entre nous tous autour de la table.

Toutes ces sorties non planifiées à l’avance bousculent un peu la vie de nos amis. ‘Vous avez mis du piment dans notre quotidien’, reconnaît Alain et nous espérons qu’il le dit dans le sens positif du terme. De toute manière, ils vont bientôt pouvoir se reposer … nous sommes dans les préparatifs du départ, là …


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Baie-St-Paul et le Canyon Ste-Anne avant de rentrer à Montréal

Alors que nous lui demandons pourquoi son motel porte ce nom-là, Louise nous renseigne une marche dans la forêt pour découvrir des cascades, des rochers qui secouent le cours de la Rivière du Bras. Ce sera la deuxième mise en jambes pour Olivier qui a fait son jogging de bon matin. Ce paysage très nature respire le bon air et donne de jolies photos.

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Je recommande vivement ‘A chacun son Pain‘ pour un petit déjeuner avec des produits locaux et une grande variété de pains; c’est ici que je trouve un petit flyer qui influencera le reste de la journée.

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Ensuite c’est la découverte des galeries d’Art; il y en a ici à Baie-St-Paul un nombre impressionnant, qui présentent les œuvres d’artistes canadiens. La plupart sont installées dans des maisons anciennes de personnalités du coin et cela apporte encore un charme supplémentaire. Un galeriste prône les oeuvres de Bruno Coté; il nous dit : ‘on achète un artiste vivant par coup de coeur et un qui nous a quittés pour investissement’ ! Le livret sur cette petite localité en répertorie une vingtaine et je ne manque pas d’aller montrer à Olivier la plus typique, celle de la maison de René Richard.

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Olivier aime passer devant le monastère des Sœurs Franciscaines, qu’il a de suite repéré non pour la petite sœur sur le parvis, mais parce que ces sœurs ont un wifi gratuit dans l’Espace Muséal des Petites Franciscaines de Marie! C’est fin du dix-neuvième siècle que le père Fafard ouvre à Baie-St-Paul l’hospice Ste-Anne, avec onze sœurs fondatrices pour s’occuper des malades, des orphelins, des personnes âgées. Leurs bâtiments s’étendent sur une belle superficie, leurs églises ont ces clochers d’argent typiques qui brillent au soleil. Elles ont vendu une partie de leurs terres pour la réalisation d’un grand projet qui s’appelle ‘La Ferme’.

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Ce complexe hôtelier fut construit avec des matériaux bruts et naturels, à l’emplacement de la plus grande ferme en bois au Canada, il comprend cinq bâtiment à l’architecture et au design modernes, tout en laissant paraître des éléments de la ferme d’antan. Les chambres ont des décors très variés et les clients peuvent acheter tout ce qu’il y a dans la pièce. Il y a trois restaurants offrant des produits régionaux, des légumes de leur jardin mais aussi un Spa et une gare où arrive un train faisant la navette entre Baie-St-Paul et Petite-Rivière-St-François un peu plus au sud.

Voilà un endroit qui plairait bien à Yves lors d’une prochaine visite dans la région tandis que moi, je serais attirée par une excursion à bord du Train du Massif de Charlevoix. La ligne se trouve juste entre le fleuve et les montagnes, une croisière ferroviaire qui peut se vivre entre Québec et La Malbaie.

Nous voici quittant le pays sauvage et magnifique de Charlevoix; nous reprenons la route 138 vers Québec. Une dernière halte encore à Beaupré nous tente pour une ultime marche en nature, au Canyon Ste-Anne. Woah, c’est assez vertigineux et spectaculaire de passer par dessus cette chute d’eau, sur les trois ponts suspendus, dont une passerelle qui se situe à soixante mètres au-dessus du gouffre. Ici aussi nous sommes face à une chute plus haute que celle du Niagara; le débit de la rivière varie beaucoup au cours de l’année entre le printemps avec la fonte des neiges et l’automne. La rivière Ste-Anne prend sa source dans une trentaine de lacs, à cent kilomètres à la ronde avant de se faufiler et se jeter dans le St Laurent à Beaupré. Comme la plupart des rivières du Québec, elle abrite des poissons, on peut y pêcher la truite arc-en-ciel, l’omble de fontaine, l’anguille ou le meunier noir. Sa couleur est brune par endroit; cette coloration provient des acides présents dans l’humus du sol des forêts et aussi de la présence de métaux comme le fer et le manganèse qui se trouvent dans les roches sur lesquelles la rivière ruisselle. Elle n’est cependant pas impropre à la consommation.

Les points de vue sont fabuleux, les arcs-en-ciel sont féeriques; les plus aventureux traversent en tyrolienne ou escaladent la Via Ferrata des Marmites, du nom des bassins d’eau profonds creusés par la chute de la Rivière Ste-Anne depuis un milliard d’années. Le site est une sortie en nature fantastique et qui a attiré des peintres depuis longtemps, comme le révèle le tableau de Cornelius Krieghoff au dix-neuvième siècle. Nous aurons découvert une Chute, des Cascades et un Canyon … elle est belle et riche la nature.

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Ainsi se termine notre escapade au pays de Québec et Charlevoix mais il reste une longue route, monotone pour rentrer; nous empruntons aujourd’hui l’autoroute 20 sur la rive sud et déposons Olivier vers 18h30 à son hôtel au centre ville de Montréal. Cinq jours s’offrent encore à lui pour explorer la métropole.

Pour nous, ce sera un achat de valises – eh oui, je pense avoir quand même accumulé quelque surplus – et un souper tranquille en terrasse chez Rumi, un restaurant aux saveurs orientales.


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Vers la Baie-St-Paul en Charlevoix

Au revoir Québec! Nous prenons la route et montons encore plus au nord le long du St Laurent. Le ciel est d’un bleu éclatant pour notre première étape à la Chute de Montmorency. Le spectacle est magnifique, Olivier emprunte les escaliers dans la roche pour s’approcher du sommet alors que nous montons en cabine vers le Manoir Richelieu, qui trône sur un éperon rocheux. Ce manoir est connu par des amis d’Olivier qui réagissent à ses premières photos du Facebook!

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La chute est moins large mais plus haute de trente mètres de celles du Niagara et a ainsi creusé une ‘marmite‘, de dix-sept mètres de profondeur à ses pieds. Le site géologique est intéressant, on y voit clairement l’inclinaison des strates dans la roche; on en parlait déjà dans des ouvrages scientifiques en 1879. On entend et on ressent ici encore la force du courant.

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Un point piéton permet d’enjamber le point où la rivière tombe à pic le long de la falaise. Ce sont des endroits superbes pour les photos, nous n’oublierons pas de si tôt ce spectacle splendide; au loin, le pont vers l’île d’Orléans et les buildings de Québec.
L’hiver, ce parc change d’apparence, les embruns de la chute gèlent formant une colline de neige et les parois givrées permettent de l’escalade sur glace.

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La route n’est pas trop longue jusque Baie-St-Paul, le paysage devient presque semblable à celui des Ardennes si ce n’est que le gibier qui pourrait ici nous couper la route, serait un orignal et non un sanglier! Les côtes sont fortes et rectilignes.

Nous retrouvons ensuite le petit chemin tombant à pic sur St-Joseph-de-la-Rive que Alain nous avait fait prendre. Le moteur ronfle sur cette pente qui va jusqu’à 20% et nous ne sommes pas nombreux à l’emprunter. Il y a peu de véhicules en attente pour le traversier qui mène à l’Isle-aux-Coudres. Allez hop, on y va! Et Isabelle est chargée d’y trouver une auberge pour se restaurer.

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La traversée est agréable, les gens sur le pont parlent vite entre eux. C’est ainsi qu’Olivier répond à un gars local, en anglais alors que celui-ci s’est adressé à lui en français. Eh oui, c’est ainsi pour nous encore … difficile parfois de comprendre que le québécois relève de la langue française. Ce brave monsieur traverse avec sa 2 CV de 1985. Si celle-ci monte la côte qui nous attend de l’autre côté, nous devrions aussi y arriver. Ensuite un couple de Québec discute avec nous, ils aiment venir dans cette région sauvage qu’ils parcourent à vélo, les courageux. Ils nous conseillent une ou deux auberges et également une ‘boulange‘ si l’envie nous prend de faire un pic-nic sur un bac face à Baie-St-Paul. Il fait plus frais sur le fleuve, nous remettons une couche; on m’avait bien prévenue de m’équiper si nous allions voir les baleines encore plus au nord.

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La chanson de l’Isle-aux-Coudres dit : ‘Il est quelque part une grève, au beau milieu du St Laurent où la vie, l’amour et le rêve ont rendez-vous avec le vent‘.

L’île n’est pas bien grande, on peut en faire le pourtour en vingt-trois kilomètres; un petit coin de paradis … tellement magique … un peu trop perdu pour Olivier. Et c’est au Cap-aux-Pierres que la terrasse nous accueille pour manger. Nous y sommes seuls, la vue sur le St Laurent vers le sud est magique et reposante. La dame nous propose d’abord un ‘breuvage‘ et ensuite des ‘Éperlans‘ grillés … tout va bien dès qu’elle nous explique que ce sont des petits poissons pêchés ici dans le fleuve. L’établissement comprend un motel et une énorme salle de restaurant qui a accueilli jusqu’à deux cents convives chaque midi durant l’été mais la concurrence augmente et il y a moins de touristes à présent, à cause de la crise d’une part et de plus les québécois cette année, se dirigent vers le Lac Mégantic pour ‘jouer aux voyeurs’.

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Les gros bateaux passent au nord de l’Isle-aux-Coudres, soit dans la partie la plus étroite et aussi sans doute la plus profonde. Des deux rives du St Laurent, il faut bien choisir à l’avance son itinéraire car il y a peu d’endroits où on peut le traverser avec un bac. D’ici il faudrait remonter nonante kilomètres au nord pour emprunter le traversier entre St Siméon et Rivières-au-Loup; la traversée pour les trente kilomètres de la largeur du fleuve prendrait une heure et demi. La société des Traversiers est importante dans ce pays de rivières et d’îles. Entre St-Joseph-de-la-Rive et l’Isle-aux-Coudres, il y a un bac dans chaque sens toutes les trente minutes en été jusque 18 heures, l’hiver c’est toutes les deux heures!

Nos éperlans ont la saveur de sardines grillées et là je parviens presque à tenir le rythme des hommes – un peu peur qu’ils ne m’abandonnent sur cette île!

La file d’attente pour le bac de retour est longue en cette fin de week-end. Le premier qui se pointe va partir sans nous et nous nous retrouvons en quatrième position pour le suivant. Il est 17h30, juste à temps pour ne pas passer ici la nuit. C’est grisant de faire ces traversées au grand vent du large … Et je m’amuse à observer que Madame Garmin fait progresser notre voiture comme une petit point sur un écran tout bleu.

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Thomas nous envoie de jolies photos de leur randonnée avec Mélina au Mont Tendre; il y fait grand beau. Et en Belgique, l’événement du jour est la passation de pouvoir entre le roi Albert et son fils Philippe, le jour même de la fête nationale. Plus de cinq-cent-mille personnes se sont rassemblées pour voir et acclamer le cortège! Un événement unique dans l’histoire de la monarchie belge; un roi n’a jamais démissionné.

Le Motel des Cascades sera notre pied-à-terre pour la nuit. Louise nous y accueille très simplement et gentiment. Les chambres sont régulièrement rénovées, la nôtre semble toute fraîche et conviendra très bien. Un sentier nous mène dans la localité de Baie-St-Paul dont les travaux dans la rue St-Jean-Baptiste ont bien progressé depuis le mois dernier. Nous sommes dans le grand nord et préférons ce soir une table en salle, au Café des Artistes, une charmante petite pizzeria. Quoique dans un pays froid, nous trouvons beaucoup de glaciers et c’est toujours bienvenu de prendre son dessert ainsi en se baladant dans la rue des galeries et des boutiques.

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Québec, le St Laurent, l’île d’Orléans …

Le décalage horaire fait qu’Olivier est déjà sorti pour son jogging, sur la Promenade des Gouverneurs et les Plaines d’Abraham, lorsque nous nous trouvons pour le petit-déjeuner. La serveuse nous propose un ‘BON café pour commencer la journée‘ mais pourquoi donc en voudrions-nous un mauvais!

Après une balade dans les rues commerçantes de la vieille ville jusqu’à la Porte St Jean et le Théâtre Montcalm, nous embarquons à bord du ‘Vent des Îles‘ pour une excursion sur le Fleuve St Laurent avec la compagnie AML.
Le soleil brille pour notre départ, sous les commentaires chantants de la guide qui nous parle de l’histoire de la ville, de la bataille des Plaines d’Abraham, des chantiers navals de Lévis, du Château Frontenac et aussi du Clarendon … Elle trouve même à dire aux nord-américains qu’une visite de Québec les dispense d’aller en Europe, tant certains quartiers sont ressemblants! Mais ici, tout est le plus vieux, le plus grand … du Canada ou d’Amérique du Nord … on ne les changera pas!

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Les eaux du St Laurent, entre Québec et Tadoussac, sont moyennement salées, un mélange d’eau douce que l’on a jusque Québec en venant de Montréal et d’eau de mer salée qui remonte de l’Atlantique jusque Tadoussac, le spot d’observation des baleines. Le fleuve se divise ici en deux, pour entourer l’île d’Orleans, une île au sol riche pour les cultures et les vignes; j’en connais les fraises que l’on peut acheter dans les ‘fruiteries‘ à Montréal depuis une bonne semaine.

Nous nous approchons du très beau pont, de 1935, qui permet d’atteindre cette île d’une longueur de trente-quatre kilomètres pour une largeur de huit. Et en face nous pouvons admirer la Chute de Montmorency qui sera au programme demain. Sa petite sœur se nomme le ‘Voile de la mariée‘, selon une vieille légende du pays comme il y en a tant.

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Selon le côté où l’on regarde, le ciel est soit assez beau, soit noir très très foncé et soudain l’orage craque en force au-dessus de nos têtes. Nous nous réfugions à l’intérieur et pourtant les couleurs, les nuages, les reflets sont presque irréels.

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Le plan des activités se discute au fur et à mesure et je dois dire que mes deux hommes sont souvent d’accord avec mes propositions. Ainsi nous prenons la voiture pour nous diriger, confiants – l’orage est passé, croit-on -, sur l’île d’Orléans dont tout le monde loue les beautés du paysage campagnard et des maisons traditionnelles en bois; même la guide de la croisière conseillait fortement une escapade là-bas.

L’île compte quinze paroisses – c’est la façon dont elle est découpée et cela reflète encore l’influence des colons fortement religieux. C’est à la pointe sud, la paroisse de Ste Pétronille que j’ai repéré une auberge pour notre déjeuner; l’île est la région de villégiature la plus recherchée des environs de Québec – même si Olivier pense qu’on doit s’y ennuyer au bout d’un moment! C’est calme et reposant, les maisons et leurs jardins sont très jolis, la plupart ont la vue sur le fleuve et les localités qui jalonnent la rive de l’autre côté du Chenal de l’île d’Orléans. Les gros bateaux passent eux au sud de l’île, par le Chenal des Grands Voiliers.

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Même si le ciel tarde à se dégager, nous apprécions énormément cette auberge La Goéliche, face au fleuve. Elle est fleurie, sa table est simple et savoureuse, sa patronne décidée et amusante. Il y a quelques chambres qui pourraient bien un jour nous recevoir … Pour le dessert, rien de tel qu’une ‘bonne’ glace à la chocolaterie du bout de l’île … on y retourne le cornet de glace dans du chocolat chaud coulant qui va former une croûte exquise; c’en est presque un deuxième repas!

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En un quart-d’heure nous sommes ‘rendus‘ dans le vieux Québec à nouveau. Yves et moi, allons explorer le Musée de la Civilisation, la fresque murale géante, la tour des pompiers, les quais, l’écluse qui ouvre vers le bassin Louise, le quartier du vieux port. Il est toujours agréable de regarder un voilier rentrer à quai ou les plaisanciers installés sur leur pont. Nous remontons en longeant l’Université de Laval et ses imposants bâtiments de pierre. Tout est propre, net et bien entretenu ici dans Québec … un peu comme en Suisse.

C’est également au bord du fleuve que nous allons manger ce soir. Le Café du Monde est bien noté, il se situe juste à côté de l’Agora du Port où se joue un spectacle gratuit du Cirque du Soleil, dont nous verrons seulement les jeux de lumière et la foule agglutinée, plus nombreuse que l’espace disponible.

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Le serveur nous recommande une dorade entière marinée dans un jus d’agrumes et grillée ensuite; un vrai délice, qui demande toutefois de la patience à mes hommes … je suis très lente pour un poisson avec autant d’arêtes. Nous nous régalons et passons une excellente soirée tous les trois.

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Les éclairages dans la vieille ville sont captivants, le ciel semble s’être épuré, nous espérons une belle journée demain.

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En route vers Québec avec Olivier

Un orage s’est invité pendant la nuit, c’est foutu pour les photos du lever du soleil. Il fait encore chaud mais la pluie et les nuages nous gâchent le paysage tout le long de notre route de retour vers Montréal.

Yves va travailler quelques heures au bureau, le temps que j’aménage les valises et nous voici repartis vers l’aéroport pour accueillir Olivier qui atterrit à 15 heures. Le ciel s’est noirci comme en soirée et un vent très violent souffle sur la région. Nous apprendrons demain que les dégâts n’ont pas été minimes; des milliers de ménages se retrouvent dans électricité. Nos amis Dominique et Jacques en seront privés quelques heures. Olivier a peu senti les perturbations lors de l’atterrissage, il nous arrive tout sourire, content de cette semaine de vacances qui sera son deuxième séjour au Canada – le premier était à Vancouver il y a dix ans.

Un vendredi fin d’après-midi et de surcroit le premier jour des vacances de la construction, la circulation est dense et la pluie ne fait qu’ajouter une couche à la situation. Suzanne nous a conseillé de partir vers Québec par l’autoroute 40, sur la rive Nord et les indications de circulation y relatent un trafic ‘fluide‘ alors qu’il serait ‘congestionné‘ sur l’autre rive. Cela semble toutefois moyennement fluide sur toute la sortie de la ville mais nous prenons notre mal en patience, le temps passe relativement vite, nous avons beaucoup de choses à nous raconter.

Madame Garmin nous aide à trouver dans Québec, l’hôtel Clarendon, un des plus vieux hôtel en Amérique du Nord, nous dit la réceptionniste; il date de 1830. L’accueil est très sympathique, le décor est resté d’époque et sa localisation dans le Vieux Québec va s’avérer calme et idéale.

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Après une petite pause repos, nous faisons découvrir à Olivier le Château Frontenac dont les couleurs ce soir sont lumineuses; descendant les escaliers du Petit Champlain avec ses boutiques à touristes, nous nous dirigeons vers le Fleuve. Dans la Rue Sous le Fort, le restaurant Côtes-à-Côtes est bien noté sur les sites touristiques et nous nous y installons en terrasse pour des bières et plats locaux. Olivier est surpris et amusé par la ‘familiarité‘ des serveurs ainsi que par leur accent! Pas facile à comprendre, ils doivent souvent répéter pour nous. Olivier est de suite mis au nouveau vocabulaire : la bière ‘rousse‘, la Poutine, la smoked meat, le bienvenue pour ‘de rien’, le bonjour quand on se quitte!

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C’est par une soirée jazz au salon-bar de notre hôtel que nous clôturons cette première journée à Québec ; les trois jeunes musiciens sont vraiment excellents.


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Qui dit Canada, dit ses lacs et ses kayaks

La nuit a été délicieuse dans cet endroit magique et paisible. Et nous retrouvons la vue du lac au lever du jour autour d’un petit-déjeuner copieux. Suzanne et Roger nous donnent de nombreux conseils et encore des endroits à découvrir; ce sera pour l’année prochaine. Nous faisons une balade à pied dans les alentours, vers le Lac Noir, le petit voisin du Lac Clair. Ils y connaissent un chalet qui se loue à des vacanciers … oh là, comme je m’y vois déjà bien!

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L’heure est venue de nous dire au revoir, pour longtemps sans doute et selon les suggestions de Suzanne, nous changeons un peu d’itinéraire pour le retour. Le Chemin du Lac des Îles, avec ses jolies demeures imposantes, nous amène à Entrelacs, une localité qui porte son nom à merveille. A Esterel ensuite, nous faisons le crochet pour voir à quoi ressemblait une des réalisations immobilières du Baron Empain. C’est dans les années 1936-1938 que le baron Louis Empain fit construire ces bâtiments à l’architecture particulière et certainement futuriste pour l’époque. La guerre a quelque peu freiné ses ambitieux projets immobiliers mais il fit quand même construire de nombreux édifices sur le pourtour du Lac Masson. Il nomma le domaine ‘Esterel‘ en l’honneur de la petite localité sur la côte française et qui signifie en patois ‘beau ciel étoilé‘.

Son objectif est de trancher avec le style romantique historique des Hôtels de Tadoussac, du Manoir Richelieu, du Château Montebello pour offrir à sa clientèle une modernité chic et européenne. Il y aura des hôtels, perchés sur la montagne de la Pointe Bleue mais aussi un centre commercial bâti sur pilotis en forme de rotonde, avec cinémas, dancings, boutiques et des écuries ainsi que des résidences secondaires, en rondins, sobres et qui se fondent dans le paysage. C’est l’architecte belge Courtens qui est intervenu dans la plupart des constructions du domaine. Malheureusement au cours de la guerre, ses bâtiments seront réquisitionnés pour y installer des casernes et le baron finira par vendre tous ses biens, qui deviendront maison de convalescence, résidence pour personnes âgées ou même Hôtel de Ville. Ce dernier, l’ancien centre commercial avec la rotonde, nous semble laissé à l’abandon et suscite des discussions entre les promoteurs et les hommes politiques de la région. C’est une aide de l’état qui pourrait lui redonner sa flamboyance d’antan, peut-on lire.

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Je dirige ensuite mon chauffeur vers un hôtel restaurant au bord du lac Dupuis … une excellente intuition. La terrasse est idéale pour un déjeuner, avec vue sur un paysage reposant et enchanteur. Sur ce lac tortueux nous regardons les bateaux, les pédalos, les kayaks, les paddles. Et alors que je crois Yves préoccupé par une nouvelle qui le perturbe, il a en fait réservé une chambre pour la nuit! Quel cadeau!

L’hôtel est composé de deux ailes : le côté Évolution, qui date de 1953 et qui fut entièrement rénové il y a trois ans et le côté Émotion, une nouvelle construction inaugurée en décembre dernier. Le concept est d’aménager les chambres comme des suites, design, avec coin cuisine, salon et terrasse; elles ont chacune un propriétaire qui est prioritaire pour l’occuper, et en dehors c’est sous gestion hôtelière. C’est vraiment superbe, calme et notre vue depuis le dernier étage est apaisante.

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Nous resterons ‘fit‘ car l’ascenseur est en panne. De plus, nous nous lançons dans une randonnée en kayak double, sur ce lac Dupuis; il s’agit de faire attention aux petites îles et aux rochers. C’est très amusant et physique pour les bras … nous nous faisons parfois secouer par la vague de poupe d’un plus gros bateau à moteur, nous traversons un tapis de nénuphars. Isabelle perturbe pas mal son mari, elle est difficile à suivre car son rythme est loin d’être régulier – un coup à droite, deux à gauche! Nous nous sentons à présent de vrais canadiens; tout le monde nous parle ici de kayak, un sport vraiment proche de la nature. La fin de journée est douce, calme, inondée de quiétude.

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Chez Suzanne et Roger à Ste-Marguerite-du-Lac-Masson

Il fait beau et chaud ce mercredi pour notre excursion vers Les Laurentides. C’est en voulant payer la location de la voiture que nous apprenons qu’une de nos cartes a été bloquée car utilisée en Angleterre. Nous sommes de grands voyageurs mais ce n’est pas nous qui avons payé des fruits et légumes avec la carte. La fille de chez Avis est patiente et fort sympathique; ‘nous avons droit à une voiture de ministre’, nous dit-elle … une Chrysler noire toute neuve. Nous allons faire également nos premières expériences cette semaine avec un GPS; nous avons longtemps résisté à cette technologie, que je trouverai finalement très pratique.

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La route se passe facilement jusque Ste-Marguerite-du-Lac-Masson, avec des paysages verts et vallonnés comme pour aller au Mont-Tremblant. Nous aurions aimé prendre le lunch au fameux Bistro de Champlain, réputé pour sa cave à vin extraordinaire mais il est fermé; il est pourtant tellement joli. En bordure du lac, nous nous installons à l’ombre sur la terrasse du Marina pour de très bonnes côtes levées. Le décor est superbe, un vrai lac canadien aux rives sauvages, sur lequel se croisent pédalos, voiliers, petits bateaux de location.

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Nous ne sommes qu’à dix kilomètres de notre destination, le chalet de Suzanne et Roger; la carte montre plus de lacs que de routes – nombreuses sont celles qui se terminent en cul-de-sac, devant un lac. On dit ici que c’est le pays où il y a plus de lacs que d’habitants!

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Madame Garmin – dont on regrette presque qu’elle n’ait pas l’accent québécois – ne se perd pas et nous amène à la bonne adresse. La dernière partie du parcours est un chemin de terre et cela nous rappelle notre arrivée à Hemlock, avec les garçons il y a dix ans.

L’accueil est très chaleureux et joyeux chez la collègue que Yves connaît depuis longtemps. Le chalet et un petit bijou, qui surplombe le Lac Clair; on y descend par un escalier pour s’installer dans les chaises longues sur leur ponton privé. Woah, que c’est beau, que c’est calme, que c’est relaxant! Rien de tel pour déconnecter, écouter le silence, s’imprégner et certainement s’inspirer de la nature.

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Ils traversent très souvent à la nage ou en kayak, le lac qui aurait vingt-six degrés et où est interdit tout moteur. Une cinquantaine de chalets seulement bordent l’eau, souvent bien dissimulés dans la végétation.

On prend la vie du bon côté ici à Québec, l’apéro peut commencer dès 16 heures … nous discutons, faisant plus ample connaissance. Leurs deux filles habitent Vancouver, une ville qu’ils aiment autant que nous. Roger nous parle de sa traversée du Canada en vélo, depuis Vancouver jusque Montréal en cinquante jours, avec un ami alors que Suzanne suivait avec le camper. Une jolie aventure qu’il aimerait ‘terminer‘ avec la portion jusque Halifax tout à l’Est. Des centaines de photos – une tous les dix kilomètres – immortalisent cet exploit. Ils ont dû changer une fois leur chaîne et lui n’a eu qu’une seule crevaison sur ces 5’100 kilomètres parcourus, sans chute, sans souci de santé, sans insolation … magnifique!

Le vent soudain se lève et la pluie d’orage nous pousse à nous replier vers le chalet. J’admire sur leur terrasse les chaises Adirondack et Roger m’explique qu’il les a achetées en kit et montées lui-même; elles sont si belles et confortables.

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Nous préparons sans stress un bon souper – avec du saumon au grill, cuit sur une planche de cèdre – que nous prenons sur la terrasse couverte et entourée de moustiquaire. En effet la chaleur et l’humidité sont un milieu propice aux maringouins, comme on les appelle ici. L’hiver, des fenêtres en Plexi remplacent les moustiquaires et ils peuvent séjourner dans leur véranda avec vingt degrés alors qu’il en fait moins trente dehors. Ces petits lacs gèlent, se recouvrent d’une bonne couche de neige et les riverains y font de la luge, de la raquette, du ski de fond. Ce paysage-là doit également être fantastique. La soirée se prolonge bien tard autour de nos discussions sur les voyages, la famille et l’éducation.

Le lac s’anime de petites vagues sous l’effet de l’orage puis se calme à nouveau, le jour tombe avec un superbe coucher de soleil rouge, le cri des huarts – ces canards que l’on trouve sur les anciens billets de vingt dollars – nous rappelle que la nature est habitée et le reflet de la lune sur l’eau laisse rêveur …

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Nous faisons la connaissance de Nadia et Marc

Par une chaude journée consacrée au shopping, je découvre un grand magasin Roots 73, une marque canadienne dans une zone de centres commerciaux à l’américaine. Et ensuite c’est sur Ste Catherine que je fais chauffer la carte de banque entre une demande de Thomas pour un bracelet FuelBand, des petits achats de cadeaux et quelques jolies blouses chez Tommy Hilfiger à l’étage des dames cette fois.

Yves est dans le jury de thèse de doctorat d’un chercheur de Suzanne; une défense longue et intéressante qui se prolonge par un repas au Leméac. Ce jeune part travailler au Qatar emmenant son épouse et leurs deux enfants.

Alain aimerait que nous fassions connaissance de Nadia et Marc, un couple de leurs amis, belgo-canadien et c’est dans un restaurant italien sur St Mathieu, juste à côté d’anciens bureaux d’Alain, que nous passons une soirée très joyeuse. Martine et Alain y sont connus comme les enfants de la maison et nous avons droit à des plats de pâtes concoctés pour nous, délicieux. La société de Nadia et de Marc est installée à Bruxelles; ils commercialisent des systèmes de fixation invisibles pour des terrasses en bois. Leurs clients sont aussi en France, à Londres et même en Suisse, entre Lausanne et Genève. Le courant passe de suite très bien entre nous et nous sommes les derniers clients à quitter le restaurant ce soir.


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L’île Sainte-Hélène

L’été chaud arrive à Montréal, nous apprécions grandement le ventilateur prêté pour des nuits supportables dans un appartement qui se dit ‘art déco‘ et sans air conditionné. Avec l’indice humidex – mesure utilisée par les météorologues canadiens pour intégrer les effets cumulés de la chaleur et de l’humidité -, la chaleur ressentie aujourd’hui devrait être de quarante degrés mais pas question que je reste cloisonnée; j’emporte mon pic-nic, ma bouteille d’eau et je m’évade sur l‘île Ste Hélène.

Le parc Jean Drapeau, du nom d’un maire important de Montréal, regroupe deux îles au sud-est de la ville en face du Vieux Port. L’île Ste Hélène est une île naturelle, baptisée ainsi par Samuel de Champlain quand il arriva à Montréal, et une destination de loisirs; les Montréalais y viennent pour la piscine extérieure et le parc d’attractions, La Ronde, mais aussi les dimanches d’été pour les fameux Piknic Electronik.

L’île Notre Dame a été créée de toutes pièces dans les années soixante, au milieu du fleuve, avec les terres issues du chantier du métro – quelques quinze millions de tonnes de gravât ; c’est sur cette île artificielle que l’on trouve le Circuit Gilles Villeneuve du Grand Prix de Formule 1 et également le Casino de Montréal.

C’est ici sur ces deux îles qu’a eu lieu en 1967 l’Exposition Universelle; le Casino fut aménagé par la suite dans les pavillons de la France et du Québec. Et sur l’île Ste Hélène, subsiste la Biosphère, pavillon des États-Unis, œuvre de l’architecte Richard Buckminster Fuller. Il s’agit d’une grosse boule faite d’une sphère intérieure composée d’hexagones en tubes d’acier, superposée à une sphère extérieure composée elle de triangles de tubes en acier semblables; la biosphère a la hauteur d’un bâtiment de vingt étages, avec un diamètre de septante-six mètres. Ce fut le ‘bâtiment’ le plus visité durant l’Expo et il reçut le Prix du Design l’année suivante. La couche d’acrylique qui couvrait la surface a brûlé en 1976 lors de travaux de soudure et ainsi il reste de nos jours la structure trouée, pour abriter un musée de l’environnement.

Je me balade sur le tour de l’île, apercevant le St Laurent et ses ponts puis la ville de Montréal reconnaissable par ses buildings typiques et sa ‘montagne‘, le pont Jacques Cartier qui passe au-dessus de ma tête. L’île est par endroit sauvage et très boisée, c’est agréable de s’y promener.
Jean-Marie Lucas-Girardville a dit du fleuve : ‘Ainsi, il n’y a pas un Saint-Laurent mais « des » Saint-Laurent : tantôt rivière, tantôt rapides, tantôt lac, tantôt canal, tantôt fleuve, et tantôt mer, il peut être langoureux ou déchaîné selon le lieu et l’heure.’

Le parc renferme des œuvres d’art public, certaines créées pour l’exposition comme « L’homme » de Alexandre Calder. Le Fort de l’île fut construit au dix-neuvième siècle pour défendre Montréal et on voit encore le bâtiment de la Poudrerie. Et c’est au pied de la Tour de Lévis que je m’installe pour mon pic-nic, seule avec les bruits de la nature environnante et profitant de sa fraîcheur. Cette tour construite dans les années 1930, se loue aujourd’hui pour des cérémonies, elle peut accueillir une soixantaine de personnes qui seront éblouies, semble-t-il, par la vue depuis la terrasse d’observation. Elle fut construite à l’origine comme un réservoir d’eau, à l’époque où le parc de l’île Ste-Hélène est conçu par Frédérick G. Todd, un célèbre architecte paysagiste, d’origine américaine mais dont la carrière se déroula entièrement au Canada; on le connaît ici pour ses nombreuses réalisations à Vancouver, Terre-Neuve, Québec, Montréal.

Yves a fait sa dernière présentation, chez Provencher et demain après la défense de thèse d’un doctorant de Suzanne, il en aura terminé avec ses interventions pour HEC Montréal.