Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Voyages et déménagement

Jouer à l’agence de voyage requiert parfois de la patience et de la persévérance. Je m’attèle à organiser le séjour tant attendu de nos jeunes, cherchant destinations, vols et hôtels mais les systèmes informatiques ne sont pas toujours fiables à cent pourcent et je joue cette fois de malchance. Heureusement que les moyens de communication et les offres sont multiples ; je pense enfin être parvenue à un super résultat ce mardi soir. Mathieu et Anaelle vont venir deux semaines début février après leur session d’examens et ce sera à cette époque le fameux Nouvel An Chinois, soit une semaine durant laquelle les singapouriens voyagent, prennent des vacances ; ceci n’a pas facilité mes recherches. En parallèle je me documente et prépare nos visites à Séoul et Tokyo – argent, itinéraires, localisations, sites touristiques.

Lundi soir, sur le campus récent et fantastique de U Town, s’ouvre une nouvelle librairie ; événement que nous ne voulons pas manquer. Le magasin n’est pas énorme mais coquet et varié dans son offre. Les tentations sont toujours grandes, par contre le retour approche et la logistique devra suivre. J’ai pris contact déjà avec un transporteur spécialisé dans les déménagements pour les expatriés. Selon lui, pour la Suisse, ce serait par voie aérienne … j’attends avec impatience le devis. J’espère que nous pourrons nous permettre d’emporter un maximum de nos souvenirs d’Asie !

Retour du bleu à la piscine Nouvelle librairie University Town University Town University Town


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Sentosa, quand tu nous tiens … dixit Mathieu

Cela fait longtemps que nous ne sommes pas allés tous les deux faire un peu de shopping sur Orchard ; l’occasion se présente ce samedi vu que Yves rencontre ce midi au Shangri La, un professeur de Versailles pour discuter d’un programme ‘executive’ pour ingénieurs. Après un passage obligé à la grande librairie Kinokunya – où nous dénichons livres, romans et guides de voyage – je poursuis seule mon ‘magasinage’ avec pas mal de succès et de plaisir bien évidemment. Le taxi qui nous ramène ensuite sur Kent Vale dispose lui d’un gps mais celui-ci nous emmène par un itinéraire certainement très pittoresque via la zone des woodlands mais c’est loin d’être le plus direct !

Nous prenons juste le temps de déposer nos emplettes, d’emporter une petite trousse et un maillot – ça peut toujours servir quand on part en direction de Sentosa – et Virginia, une collègue, nous emmène chez elle pour le goûter. Sentosa Cove est le quartier résidentiel de l’île et nous sommes très heureux d’avoir l’occasion de le découvrir ; l’accès est réservé strictement aux résidents et leurs invités. Leur appartement est luxueux, richement décoré des couleurs d’Asie, perché au dernier étage d’un immeuble idéalement situé entre la mer et la marina. De chaque côté, ils jouissent d’une superbe terrasse où ils vivent principalement, au gré du vent du large. Vers les terres, elle offre une vue plongeante sur le canal et la marina avec ses catamarans, ses voiliers, ses bateaux de plaisance et cela nous rappelle le sud de la France. Nous nous installons sur l’autre terrasse devant la mer, ses gros bateaux, ses ferries, et les petites îles – dont St John’s, vite une photo pour Mélina et Thomas – qui paraît tellement proche. Un bon vin rouge accompagne le fromage et les canapés pour un délicieux moment de détente et d’échange avec Virginia et Timeo.
Sentosa Cove Sentosa Cove Vue de la terrasse de nos amis Vue de la terrasse de nos amis Vue de la terrasse de nos amis

L’ambiance de ce bout de l’île nous émerveille beaucoup, nous flânons sur le chemin côtier, passons de petites écluses, longeons des villas d’une taille et d’un luxe incroyables, toutes avec piscines de rêve et face à la mer. Nous profitons d’un couple de cyclistes qui nous ouvrent le portail pour sortir de Sentosa Cove et replonger dans la zone touristique. Chemin faisant Yves a pu vérifier et réserver un ‘good deal last minute’ au Beaufort. C’est presque comme des habitués que nous grimpons le raide escalier en bois qui démarre à la plage et nous conduit à travers la forêt vers cet hôtel où nous avons avec Mélina et Thomas un magnifique souvenir.
Sentosa Cove Même ici !! Sentosa Cove Chemin côtier Sentier côtier Sentosa Cove Quelle villa ! Quelle villa !

Ce sera notre résidence pour le week-end ; il y a beaucoup de monde, dont principalement des russes aujourd’hui. Je flâne, bouquine, rédige à la piscine alors que Yves, installé dans son coin ‘familier’ bien ventilé, travaille en prévision de ses conférences pour la Corée et le Japon. Le cadre l’inspire bien, la productivité est excellente et nous avons encore le temps de passer dans le centre commercial de VivoCity avant de rejoindre notre ‘chez nous’, enchantés de ce week-end relaxant.

Notre Beaufort On y bosse bien ... On n'est pas tout seul


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Souper à Little India

Et nous voici déjà en janvier, bien décidés pour la dernière ligne droite, qui sera encore très riche en voyages et découvertes, nous l’espérons. Les demandes de conférences ou de rencontres arrivent nombreuses auprès de Yves comme si les gens se rendaient compte qu’il va bientôt quitter l’Asie.

Ayant fixé les dates du prochain déplacement à Séoul et Tokyo, je peux me plonger sur le web pour réserver les billets d’avion, les hôtels et je reprends contact avec Benoît, notre super guide de Tokyo en octobre. Et à Séoul Yves va retrouver deux collègues du temps de Vancouver.

Dr Wu Yue, mon acupuncteur, a dû oublier que je séjournais ici quelques mois seulement, il semble tout déçu et sa séance d’acupressure est d’autant plus soutenue car je tiens à être en pleine forme pour le retour. Il ne connaît pas l’Europe, la Suisse le tenterait bien mais en été seulement – il a horreur du froid ! Bien que la Suisse soit un pays aux quatre saisons, les asiatiques en ont l’image d’un pays froid, très froid. Ici c’est loin d’être le cas, les pluies sont moins fréquentes à présent, le retour du ciel bleu me réjouit et m’attire plus souvent à la piscine.
Yves occupe son nouveau bureau sur la colline dans le bâtiment NEC (Nus Entrepreneurship Center) ; il s’agit d’un local agréable mais borgne et ainsi il prend l’habitude de sortir travailler sur une terrasse ou dans le parc près de la bibliothèque. Les étudiants ne sont pas encore tous de retour, il y trouve le calme et la nature.

Vendredi soir nous rejoignons à Little India, Mickael et son épouse, un collègue de HEC Lausanne. Ils ont passé comme chaque année leurs vacances d’hiver à Bali et sur le retour, font une halte de deux jours chez des amis ici à Singapour. Il s’avère que cet ami est le directeur de Nestlé Singapour avec lequel Yves est – et sera – en contact pour une conférence. Les retrouvailles sont joyeuses, nous choisissons un peu au hasard un restaurant typique indien dans ce quartier coloré, animé, parfumé. Le choix est excellent ; les plats nous sont un plaisir pour le palais, l’ambiance est décontractée, chaleureuse et joviale. L’épisode du retour en taxi est épique ; nous en prenons un pour les quatre avec l’idée qu’il dépose tout d’abord nos amis, qui logent non loin du Jardin Botanique mais le taximan ne doit pas connaître le quartier. Ils n’utilisent pas en général de gps ici à Singapour et souvent ils n’aiment pas avouer qu’ils ne connaissent pas l’endroit. C’est ainsi que nous tournons un peu en rond vers Cluny, que je reconnais et finalement c’est moi, avec mon application sur l’iphone, qui vais guider notre chauffeur… On s’amuse bien!  Nos amis sont rassurés et me remercient … notre adresse par contre est mieux connue et tout se passe bien par la suite. Une soirée joyeuse que nous n’oublions pas.


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Retour à Singapour

Un dernier petit-déjeuner sur le pont et tous les passagers qui débarquent ce midi à Singapour n’ont plus accès à leur cabine. La croisière continue vers le Vietnam et Hong-Kong mais la nôtre prend fin. Il y avait beaucoup de familles asiatiques mais également des russes et des européennes venues chercher un peu de chaleur et de dépaysement. Sur les précédentes croisières, nous avons déjà remarqué que ce sont des vacances familiales, avec les grands-parents, les parents et les jeunes enfants ; certaines familles asiatiques ont emmené avec elle la maid philippine. Les menus et les multiples buffets qui permettent de se sustenter à tout moment de la journée présentent aussi bien des pizzas, des frites, hot-dogs et hamburgers que des nouilles, des raviolis, des naans indiens ou des crevettes, des gâteaux au chocolat que du porridge chinois.
Depuis le départ de Penang, le commandant a monté la vitesse, nous naviguons à 38 km/h, créant ainsi une vague d’étrave plus importante et nous aurons parcouru au total presque deux mille kilomètres.

Tout au loin soudain on aperçoit une métropole et très vite nous reconnaissons qu’il s’agit bien de Singapour !
Les bateaux se multiplient autour de nous, les îles apparaissent à mesure que le but se rapproche ; et je pense bien que nos fameuses îles de Kusu et St John’s en sont du nombre. Accoudés au bastingage nous assistons à la montée à bord du pilote, à l’arrivée en douceur et à l’amarrage au quai de Marina South Pier. La Grande Roue, les Marguerites, le Marina Bay Sands sont tout proches … nous sommes bien chez nous ! Et doublement chez nous de par la chaleur humide qui nous assaillit ; l’heure d’attente sur un pont, en mangeant quelques pâtes et fruits, nous rappelle vite le climat de Singapour …


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Georgetown, a world heritage site

Le Costa Victoria accoste ce matin dans la ville de Georgetown, capitale de l’île de Penang. Nous prenons notre petit-déjeuner sur le pont, observons l’activité du port, le va-et-vient des bacs qui traversent le détroit et de multitude d’autres bateaux. La ville serait le troisième centre de commerce de la Malaisie, l’île produirait les meilleurs durians du pays et elle est reliée au continent par un superbe pont de 13,5 kilomètres que nous admirons au loin. Penang est connue pour ces plages paradisiaques, avec ses resorts cinq étoiles situés plus au nord sur Batu Ferringhi mais notre visite aujourd’hui se concentrera sur la ville historique, reconnue par l’Unesco en 2008.
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A la descente du bateau nous sommes accueillis, voire assaillis, par les conducteurs de riksaw … ils sont ici par dizaines à nous attendre, avec leur véhicule décoré de fleurs pour certains et ils proposent de nous faire visiter la ville – la marche nous ira très bien.
En ce premier janvier les habitants de Georgetown semblent avoir pris de bonnes résolutions : ils sont plus de cinq mille à participer à une marche dans la vieille ville. Ils portent tous le même t-shirt ‘City Walk 01.01.2013’ et nous les voyons à l’arrivée près de la Tour de l’Horloge, mémorial de la reine Victoria. Ceci explique que nous allons trouver aux premiers abords que cela ressemble à une ville fantôme ; les volets mécaniques des magasins sont bien évidemment tous baissés – jour férié et marche populaire organisée !
Georgetown
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Georgetown est une ville multi-culturelle où se mêlent les malais, les indiens et les chinois qui sont présents en majorité – 60% ; les immigrants chinois se sont mariés avec des malaises, donnant ainsi la culture appelée Peranakan, aussi représentée à Singapour. Chez les Peranakan, on appelle Baba, les hommes et Nyonya, les femmes ; j’avais déjà lu des articles sur la cuisine Nyonya et voici que j’en apprends l’origine. Les maisons, les marchés, les temples de la ville historique reflètent la tradition chinoise.

Derrière un terrain vague nous découvrons notre premier temple de la journée, Seh Tek Tong Cheah Kongsi. Il était le lieu de rencontre des chinois du clan Cheah ; nous y voyons les différentes pièces de prière, de repas, de logement, des cours, des salles de repos, la cuisine. L’édifice est ancien et a conservé son ‘héritage’, ses décors de boiseries, des sculptures de pierre, son ameublement ; un endroit simple et tranquille.
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Les ruelles sont étranges, on passe de petites maisons super jolies à des portions de bâtiments délabrés ; certaines façades sont décorées de ferronneries vraiment très artistiques ou de peintures ‘trompe l’œil’ adorables – celles de Ernest Zacharevic nous plaisent beaucoup.
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Quelques rues plus loin, nous visitons le Khoo Kongsi, temple reconnu héritage par l’Unesco. Il est superbe, une architecture et des décors travaillés qui révèlent tout l’art des anciennes populations chinoises ; tout est ciselé, peint avec grande finesse. Le clan Khoo se réunit ici depuis des générations, ils y prient, ont un temple dédicacé pour les représentations théâtrales et ils ont ouvert un petit musée sur l’histoire de leur migration depuis la Chine.
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Il y a également des mosquées, voisines des temples, dont la plus spectaculaire est la Mosquée Kapitan Keling qui date du début des années 1800 ; ses minarets et ses dômes aux coupoles foncées surmontent un ensemble tout de blanc vêtu.
Dans ces rues aux shophouses, une galerie d’art expose sur plusieurs niveaux, des objets de verre splendides, des bijoux en argent très fins et des photographies d’un habitant de la ville avec qui nous échangeons quelques impressions. Il a capté avec son appareil de chouettes petits coins des ruelles, des riksaws, des vieux vélos comme on en voit un peu partout. Les locaux sont vraiment très sympathiques, calmes, souriants, prompts à échanger.
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C’est ici à Penang, dans Armenian Street, que le Dr Sun Yat-Sen, leader de la révolution chinoise qui a vu éclore la république, a établi son siège au début du vingtième siècle ; nous visitons cette petite maison où il donna ses premières conférences, remua les foules et créa le journal Kwong Wah Yit Poh.
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Little India est un quartier très coloré, animé, avec ses marchés, ses échoppes de fleurs comme on le voit à Singapour.
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Nous revenons vers le quartier chinois pour découvrir le temple qui vénère la Goddess of Mercy et qui est en ce premier janvier bondé. L’encens y brûlent partout, à nous faire piquer les yeux – des énormes bâtons et de chaudrons brûlent devant l’entrée ; les gens affluent avec des offrandes. Je me souviens que Benoît, devant un temple de Tokyo, nous a parlé de cette procession traditionnelle en masse le premier jour de l’an.
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La boucle va bientôt se terminer ; St Georges church serait la plus ancienne église anglicane du sud-est asiatique et en face se trouve le grand bâtiment de la cour de justice, de style colonial imposant. L’élégance coloniale caractérise également Town Hall, lieu de rencontre de l’élite de Penang, avec sa jolie fontaine de style anglais. City Hall est le dernier bâtiment avant l’Esplanade, cette promenade, comme une digue, entre la mer et le grand parc des festivals, qui a vécu hier son réveillon.
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Fort Cornwallis est un dernier héritage de la colonisation anglaise, datant de 1786 avec l’arrivée du Capitaine Light ; le site pourrait être un peu plus développé, on y voit principalement des canons, un ancien phare, une chapelle.
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L’escale ne dure que la matinée et nous remontons à bord pour profiter d’une superbe après-midi de navigation. Yves me fait remarquer que nous avons beaucoup de chance car la mer est calme, comme ce fut le cas de toutes nos croisières. Le vent du large souffle toujours, apportant une température vraiment agréable mais le soleil était bien présent tous ces jours, à voir les faces rougies de certains passagers ! Je pensais que nous verrions les côtes de la Malaisie et de l’Indonésie ; sur une carte le détroit de Malacca ne semble pas si large mais finalement nous aurons le plus souvent l’impression d’être en plein milieu d’un océan.
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Après le dernier souper nous passons un moment de la soirée à admirer des couples de chinois qui dansent avec tellement de grâce et de plaisir, sur tous les genres de musiques joués par un trio de musiciens. Je me souviens des parcs publics en Chine où se retrouvent les couples d’âge mûr pour écouter ou danser au son d’un transistor ; voilà un aspect vraiment charmant de cette culture. Ensuite nous rejoignons le théâtre pour le spectacle de ce soir, une imitation remarquable de Michael Jackson – avec une pensée pour notre ami Gio – et il est temps de faire les valises qui doivent être déposées dans le corridor cette nuit.


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31 décembre … 31 degrés à Langkawi

C’est agréable de se réveiller ce matin entourés de petites îles, couvertes de collines toutes boisées et aux criques de sable blanc isolées ; de tout côté le même paysage paradisiaque. Yves est monté vers 7 heures, repérer les manœuvres d’amarrage et la descente des chaloupes de sauvetage qui vont amener les passagers vers l’île principale de Langkawi ; une île malaisienne de 70’000 habitants – ou plutôt un archipel – tout proche de la Thaïlande et elle est également un district sans taxes.
Petit-déjeuner sur le pont Au large de Langkawi A bord de la chaloupe Petite la chaloupe à côté Remonte les chaloupes en fin de journée

Nous ne sommes pas parvenus à comprendre de manière précise où nous allons être déposés et ainsi nous partons à la découverte, sans attente particulière. A l’accostage de la chaloupe, nous sommes accueillis par un groupe de musiciens en costume traditionnel puis nous prenons encore un bus shuttle organisé par Costa, qui nous amène devant l’aquarium imposant de Pantai Cenang, la plage de Cenang. C’est la côte ouest de l’île, connue pour ses plages de rêve ! Nous sommes le 31 décembre, il fait 31 degrés et je marche dans les vagues chaudes de l’océan le long de ces plages magnifiques. Des baigneurs, des groupes qui font du snorkling, des jeunes qui s’élancent sur des motos d’eau … de petites îles au large, des motels et des resorts bien camouflés dans les pinèdes et les palmiers. Nous marchons ainsi quelques kilomètres, tout heureux, avant de longer un cours d’eau qui rentre dans les terres, vers la campagne.
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Cette rivière est encombrée d’embarcations multiples, des bateaux de pêche, des pontons en bois scabreux. Les quelques malais que nous croisons font de grands signes et souhaitent une bonne année. C’est la première fois que nous nous retrouvons dans un village, avec des champs, des cultures, des vergers – de manguiers ou de coconuts. Les coqs chantent et se baladent en liberté, nous verrons des buffles, des oies et des canards, également quelques aigles ; Langkawi signifie « l’île des aigles » et c’est son emblème.
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Au hasard de notre progression, nous arrivons à Laman Padi ; un vrai petit domaine de rêve, ce jardin ‘musée du riz’. Comme je suis contente d’approcher enfin ces cultures de riz, ici présentées dans un cadre rustique et naturel. Des malais, aux chapeaux de paille pointus, charruent un champ, pieds dans la boue comme dans le temps ; certains carrés viennent d’être coupés, d’autres seront récoltés fin du mois et dans un autre, on distingue très nettement les grains dont la récolte est prévue le 5 janvier. Les bâtiments sont de style colonial, un pont enjambe les marais de poissons recouverts de magnifiques fleurs de lotus aux couleurs vives et également de petits nénuphars blancs, dits nénuphars thaï.
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Alors que nous entrons dans le ‘jardin des herbes’, un malais nous accoste et nous fait découvrir dans ce jardin ‘éducatif’ toutes sortes de plantes et d’herbes, soit aux vertus médicinales seulement – not for cooking, madam ! – soit pour la cuisine. Il froisse les feuilles pour nous faire sentir l’origan, la citronnelle, le gingembre, le basilic thaï ou citronné ; il nous colore la main avec le curcuma jaune et avec une petite fleur bleue qui colore le riz bleu. Il nous montre et nous prie d’écouter le chant de superbes oiseaux jaunes tout en haut d’un palmier … ce sont des oreos – comme les biscuits, dit-il. Un joli régime de bananes pend à son arbre et la fleur est en partie éclose, nous savourons le jus de sucre d’un de ses pétales. Il nous raconte le cycle de culture et de vie des rizières ; après la récolte, les buffles vont brouter les fanes – se roulent dans la boue aussi -, on ramène de l’eau de la rivière – avec tous ses poissons – pour l’irrigation, les poissons vont manger les insectes, les moustiques et les gens pourront ensuite pêcher les poissons pour leur propre consommation. La région serait le grenier du riz, produisant la moitié des besoins de la Malaisie ; par les montagnes, elle est protégée des fortes moussons d’hiver et de leurs fréquentes inondations.

Avec son épuisette, notre guide plonge dans la vase et nous ressort des mini crevettes, des moules, des coquillages. Son tour se termine vers un bâtiment très intéressant : un spa, quasi en plein air … les cabines ouvertes ont vue sur les rizières, les palmiers et les bananiers. N’ayant encore rien payé pour cette visite vraiment passionnante, je vais me dévouer pour un massage et réflexologie suivie d’un gommage aux grains de riz bien évidemment ! Quel bien-être, un vrai bonheur !
Langkawi Langkawi  Langkawi Langkawi le spa

Laman Ria, un petit restaurant, tenu par une famille japonaise de Fukuoka, nous fait de l’œil pour le lunch. Un riz frit à l’ananas accompagne à merveille les crevettes et le filet de poisson grillé dont on se régale ; et la saveur des jus de fruits frais révèle également le climat chaud de la région.
Langkawi Langkawi Langkawi Langkawi

Encore quelques photos et nous prenons la route côtière jalonnée de magasins, cafés, restaurants très typiques ; il y a une quantité incroyable d’enseignes de spa et de réflexologie. Nous faisons une halte pour un petit café dans une sorte de paillote construite en rondins et soudain nous voici remontés à mai 68 ! Sur la plage, des roulotes, des échoppes, des bars pour une population, en majorité non locale et visiblement non conventionnelle ; c’est surprenant, amusant. Il y a bien sûr ici à Langkawi de superbes resorts de luxe au style colonial tout ouvert mais également des motels et des maisons de jeunes en quantité. Ce doit être un lieu de rassemblement connu et le réveillon y sera chaud, animé et paradisiaque. Ce premier contact avec la Malaisie est une excellente surprise ; nous avons passé une journée magique, hors du temps et dans un cadre tellement différent de Singapour.
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De jolies toilettes, longues robes et paillettes, costumes et nœuds papillon, musique, ambiance et menu de fête : tout est réuni pour un Joyeux Réveillon 2012 ! Le commandant s’en donne à cœur joie à minuit en faisant retentir plusieurs fois la sirène du Costa Victoria en pleine mer …
Réveillon Réveillon Réveillon


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Vive les croisières !

Ainsi samedi vers 16 heures nous montons à bord du Costa Victoria – ce sera notre troisième croisière avec la compagnie – un paquebot qui nous semble bien agréable, un peu plus petit et moins ‘clinquant’ que celui de la Baltique. Nous avons choisi une cabine avec balcon, ce qui est super pour cette région du globe. Il fait tellement bon que nous en profiterons bien, sans veste ni pull … c’est magnifique. Personnellement j’ai toujours le même souci d’orientation sur ces édifices à douze étages ; mais où se trouve donc l’avant et l’arrière, à quel étage vais-je trouver tel restaurant, dois-je aller à droite ou à gauche en sortant de l’ascenseur … c’est peine perdue ; Yves se moque un peu de moi et s’en amuse.

Depuis notre cabine à quai à Singapour Cabine 10310 Le Costa et le Marina Bay Sands Hall d'arrivée sur le Costa Victoria Notre couloir, dixième pont tribord Le pont piscine

Le paquebot quitte Singapour, près de Marina, vers 21 heures samedi et la croisière commence par une première journée de navigation dans le détroit de Malacca que nous remontons vers le nord après avoir contourné Sentosa. La vie à bord est toujours répartie entre les nombreux repas, les moments de lecture sur le balcon ou sur un transat sur un pont, les balades sur le bateau, les apéros pour tester les différents bars, un massage aux bois de bambous dont je découvre tous les bienfaits. La mer est assez calme ; le ronron des moteurs et le roulis du bateau me font un somnifère très efficace.
carte Costa by night Sinfonia, notre salle de restaurant Le théâtre du Costa Victoria Un des piano bars Endroit idéal Inspection des ponts ... Maman aime les bateaux!


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Souper en ville avec des amis

Un taximan nous a dit un jour que trois jours suffisent pour visiter Singapour … c’est étrange mais nous, après cinq mois, nous faisons encore de jolies découvertes. Vendredi soir nous avons rendez-vous avec des connaissances récentes, originaires de Suisse Romande – leur fille Laura a étudié à HEC Lausanne et a eu Yves comme professeur. Ils nous emmènent dans un restaurant chinois, très classe, situé au soixantième étage de la tour UOB dans le quartier des affaires. La nuit est belle, la pleine lune, magnifique, se lève au-dessus du Fullerton. Les discussions s’enchaînent autour d’un repas typique, avec un canard laqué délicieux. L’originalité de Chuan Dou Hua est certainement leur façon de servir le thé avec une théière en argent à l’embout hyper long ; les serveuses sont très très habiles pour viser !
La lune et le Fullerton Canard laqué Théière

Giuseppe a ses bureaux ici dans le centre des affaires et semble connaître de magnifiques endroits. Il nous fait monter sur le toit de OnesRaffles, au bar « Altitude » ; c’est un club assez select avec code vestimentaire et âge d’entrée contrôlé mais Samy, l’ouvreur est devenu copain de la famille Zaccaria et a aussi mémorisé nos visages. Ambiance jeune, palmiers, musique, lumières … à plus de soixante étages de haut et la nuit est superbe, claire comme rarement ; au loin on voit les raffineries, l’Indonésie, la Malaisie.
Vue depuis le bar Altitude Vue depuis le bar Altitude
Catherine m’indique d’autres bonnes adresses pour des restaurants, des sites à visiter ; il y aurait aussi un projet de construction d’une autoroute sous la mer depuis Marina Barrage pour rejoindre l’aéroport.

Ils partent en famille en vacances aux Maldives le premier janvier et nous, avons opté pour une croisière de quatre nuits vers la Malaisie. Cela fait longtemps que j’ai ramené un flyer Costa avec les croisières de fin d’année … juste au cas où. L’achat d’une longue robe de soirée, une séance manucure-pédicure s’imposent pour célébrer au mieux ce réveillon qui devrait rester ancré dans nos mémoires … « maman aime toujours les vacances sur un bateau », disent les garçons !


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Superbe découverte du Mont Faber

Les jours diminuent, le séjour sera terminé dans deux mois et nous aimerions encore découvrir des destinations asiatiques et moi des parcs, des temples, des quartiers de Singapour. Ainsi, fin d’après-midi j’emmène Yves vers le Mont Faber, un parc en bordure de Harbor Front, qui s’étend sur une colline tout aussi verdoyante que le parc d’hier. Elle culmine royalement à 125 mètres d’altitude, cela fait sourire mais la vue depuis le sommet est déjà magnifique.
Mont Faber Mont Faber Mont Faber

On peut pratiquement voir sur 360 degrés la mer, la ville, les îles. Yves y voit presqu’une ressemblance avec le rocher de Monaco. Le parc est super bien entretenu, avec une plateforme d’observation, un petit Merlion tout blanc tout mignon, des parterres fleuris et depuis notre arrivée les fleurs changent, comme s’il y avait quand même une sorte de saison pour elles. La vue est spectaculaire vers Sentosa, où l’on distingue parfaitement le Convention Center, le château de la Belle au Bois Dormant et même le Roller Coster où Mélina et Thomas se sont fait plaisir … et un peu peur.
Mont Faber  Merlion Vers la villeVers la Baie

Un téléphérique rejoint d’ailleurs Mont Faber à Sentosa, il est super moderne, avec des cabines au sol vitré … on voit bien qu’ici les gens y vont en tongs et non en grosses chaussures de ski ! Le bâtiment d’arrivée des cabines s’appelle « Jewel Box », et ce n’est pas peu dire ! Un vrai bijou, avec des bars, des boutiques, des salons, des restaurants au design et aux décors très fashion. Ils ont même reçu un prix pour les plus belles toilettes publiques, qui sont en effet très originales.
Arrivée des cabines Jewel Box CableCar Dans les toilettes ... Jewel Box

Nous nous installons ici sur la terrasse du Sapphire pour un souper avec vue sur le coucher de soleil … un peu nuageux mais c’est la meilleure table, nous dit le serveur ! Dans le détroit entre Singapour et Sentosa c’est le va-et-vient des ferries et soudain apparaît un gros bateau de croisière qui vient accoster, imposant, sur Sentosa … voilà une idée qui germe dans ma tête – ou plutôt resurgit ! Le repas est excellent, le service parfait et l’endroit sublime.
Sunset au Mont Faber Mont Faber Bateau de croisière Sentosa Notre restaurant ce soir

Il fait nuit quand nous descendons la colline vers Henderson pour marcher sur un énorme pont, appelé Waves, par son ossature en bois formant des vagues spectaculaires ; quelques éclairages lui donnent une touche romantique, des jeunes s’y sont allongés sous les courbes.
Henderson Waves


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Noël dans la forêt

Le taximan s’étonne un peu de notre destination en ce jour de Noël … « mais que vont-ils bien faire à MacRitchie le 25 décembre », doit-il se dire. Nous lui expliquons que nous n’avons pas de famille ici et que nous aimons la nature. En cette période plus calme de fin d’année, les chauffeurs de taxi sont moins stressés et nous avons souvent la chance de tomber sur des bavards ; ils nous font bien rire avec leurs anecdotes et leurs expressions.

MacRitchie est un des grands parcs réservoir d’eau, où nous étions venus nous balader au début de notre installation à KentVale ; à l’époque j’étais en tongs et en jupe mais aujourd’hui c’est avec un long pantalon et en chaussures de marche que je me lance avec Yves pour cette longue promenade.
Nous croisons quelques asiatiques qui font leur jogging, le lac est déserté ce jour de ses rameurs. La forêt est toujours aussi dense et bruyante – j’apprends qu’on appelle cicada, ces insectes qui sifflent en permanence. Yves avance d’un bon pas, les gens que l’on rencontre nous disent « Merry Xmas », je suis le rythme en évitant de porter mon regard sur les bordures du chemin. La chaleur humide est bien là, mes craintes ajoutées à la marche ne font qu’empirer l’état mouillé de tous mes vêtements …
MacRitchie MacRitchie

Nous parvenons à notre but, càd le TreeTop, un pont suspendu de 250 mètres de longueur, à la hauteur de la canopée de cette forêt équatoriale. L’accès est contrôlé par un ranger et un panneau nous avertit du comportement à avoir si l’on croise un serpent sur ce pont ! Tout se passe pour un mieux et la descente se fait sur un chemin construit tout en bois, impressionnant lui aussi par sa réalisation.
Entrée du TreeTop TreeTop TreeTop Le lac au loin TreeTop Treetop TreeTop TreeTop

Et c’est là que des bruits au loin me figent tout d’abord sur place avant de constater qu’il s’agit de singes … tout gentils, tout mignons ; l’un d’eux déguste une orange, posé sur la balustrade, les autres sautant d’arbre en arbre.
Descente du TreeTop Descente Descente

Des panneaux indiquent la direction de Bukit Timah et par là, le chemin devient plus sauvage ; je presse le pas mais cette terre rouge-orangée, boueuse, compacte, collante est glissante. Soudain je reconnais les antennes … c’est parfait, notre but est atteint, nous avons relié les deux parcs … sans pluie, sans bête indésirable, même pas de « giant fourmis of the forest » comme disait Mélina. Le chauffeur de taxi de l’autre jour, nous avait bien dit qu’il fallait être lucky pour voir un serpent !
C'était boueux Les antennes de Bukit Timah
Voilà une belle journée de Noël pour nous deux en forêt alors que Thomas la passe lui sur les pistes de ski avec les familles Cruchon.