Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Journée des …ures !

C’est la première fois que je teste la luminothérapie pour aider à récupérer du décalage horaire et j’en suis contente. La nuit fut excellente même en heures décalées et au réveil, encore un peu tardif, je me sens moins dans le brouillard. Cela va encore s’améliorer demain et ce sera la forme : merci ma Luminette !

La journée commence par une séance de manucure, très soignée comme toujours et je retrouve cet après-midi Dr Wu Yue, mon acupuncteur chinois attitré, pour une séance d’acupuncture et d’acupressure qui me détend parfaitement.

Ma carte de transport MRT est toujours active et suffisamment garnie pour mes premiers déplacements en bus et en métro. La ligne bleue du métro (inexistante à notre séjour en 2012) s’est allongée de quelques arrêts qui me conviennent très bien – le métro étant nettement plus rapide que le bus. Et quelle n’est pas ma surprise en lisant justement dans un bus, une affiche qui signale que les tarifs ont baissé en décembre ! Après avoir frôlé une ou deux personnes, je reprends vite l’habitude de me tenir à gauche sur les escalators, les trottoirs ou les corridors.

J’atteins Orchard par Stevens et Scott road – toujours de superbes buildings luxueux, de belles villas black&white traditionnelles, dans une végétation abondante … qui, je le sais, sert de logis aux serpents et aux cicadas, ces cigales d’Asie qu’on n’aperçoit jamais et qui sifflent d’un son aigu sans arrêt. Orchard, l’avenue du shopping de luxe, ne change pas; les devantures sont extravagantes comme dans mes souvenirs.

Ce soir nous sommes invités à dîner chez des amis qui habitent Pebble Bay, un quartier de condos résidentiels (aux toits rouge brique) à East Coast, qui à l’opposé de West Coast, permet des constructions plus élevées pour une vue dégagée sur l’océan et ses bateaux alors que de notre côté – plus populaire – nous profitons de tous les chantiers et grues du port de Singapour, probablement l’un des plus importants de porte-containers au monde.

Le nouveau stade national, inauguré en juin 2014, est une réalisation dont Singapour est très fière ; le toit ainsi que les gradins sont rétractables, il permet d’accueillir jusqu’à 55’000 spectateurs pour du cricket, du football, du rugby, des concerts, des manifestations nationales. Le coin est magnifiquement aménagé avec une esplanade de palmiers (Marco pourrait se croire à Cannes!) et une vue sur les buildings de Singapour. La passerelle piétonnière enjambe la Geylang River qui rejoint ici la Kallang River, avant de se jeter dans Marina Bay. Et je pourrais même rejoindre en marchant le barrage – dommage qu’il fasse vraiment si chaud, il semble que nous soyons arrivés pendant les jours de canicule, avec un ressenti de 40 degrés et même plus.


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Nature, magasins et piscine

Les projets élaborés dans ma tête au début de ma nuit sont bien trop ambitieux pour une première journée ! Je reprends plutôt mes marques dans le quartier, en commençant par une jolie balade dans le parc de West Coast, ses fleurs tropicales, ses arbres géants, son rivage au bord de l’océan avec d’énormes porte-containers qui côtoient des bateaux de plaisance, des barques de pêcheurs et même des kayaks. Je suis dans un autre monde, un monde où les mélanges semblent plus faciles; en bordure d’une très belle place de jeux au milieu du parc, les mamans discutent, rient, partagent leur repas – les unes portent le voile, d’autres sont hindoues ou caucasiennes – culture, religion, couleur peau différentes. J’apprendrai que le gouvernement veille à cet équilibre pluri-culturel en gérant l’occupation des logements par quotas de nationalités. Dans un même immeuble HDB, on ne trouvera pas uniquement des familles malaises ou chinoises; ils se mélangent donc par obligation, ça devient une habitude de vie qui requiert le respect de l’autre pour être « viable ».

J’ai pensé au chapeau de soleil, aux lunettes foncées, aux chaussures confortables (merci Thomas) … j’ai juste oublié la bouteille d’eau ! Eh oui, il fait très chaud – pas très utile ici de soigner mon brushing le matin car il n’en reste rien après peu de temps; je reconnais l’odeur de l’air, l’humidité qui se mêle à la chaleur et mon pas est devenu plus lent. Pour une première marche, je suis fière des km parcourus – dans le parc, un panneau conseille les fameux 10’000 pas quotidiens, garants d’une bonne santé … je les dépasserai ce mercredi.

Hier soir (pendant que l’appartement se rafraîchissait) nous n’avions pu nous empêcher de venir revoir le centre commercial de West Coast Plaza ; de nouveaux magasins, des agrandissements, des animations pour enfants au centre … et toujours le centre de reproduction pour les impressions de canvas que je viendrai faire.

Aujourd’hui seule pour mes courses, je m’arrête d’abord au Sheng Siong, le supermarché vraiment chinois où l’odeur des durians vendus à l’extérieur attire les asiatiques et pourrait presque rebuter nos narines européennes! Alors qu’au Cold Storage, nous avons utilisé le self scan (nouveauté de cette année), ici le système est différent, les caissières scannent, emballent mes marchandises et m’indiquent la borne où je vais aller payer seule. Notre alimentation va s’adapter au climat, elle s’oriente vers les poissons (deux succulents seabass pour ce soir) et les fruits (exotiques ou plus courants mais dont le prix affiché est alors celui de l’unité et non du kilo, pour les pommes par exemple … surprise !). Surprise aussi pour les alcools, vins ou bières, dont les taxes sont importantes à Singapour. Ainsi Yves a payé 12$ la première bière Chimay qu’il m’a achetée – je me contenterai de la Tiger locale.

Ensuite, je ventile les courses de ma liste entre plusieurs magasins de West Coast Plaza, pendant que les canvas se préparent à la reproduction – la fille a d’ailleurs plus vite reconnu le canvas qui s’est affiché sur son écran que mon visage ! C’est impressionnant de redécouvrir l’accueil, le sourire, la gentillesse, la serviabilité des employés dans les commerces et les restaurants – est-ce le climat, le soleil, la chaleur qui en sont la raison ou bien leur sens du commerce ?

C’est lourdement chargée que je remonte ma colline vers Kent Vale et quel dommage d’avoir remplacé le portier par une borne automatique à l’entrée du condominium – lui, m’ouvrait la porte (aujourd’hui je dois poser tous mes sacs par terre pour trouver ma carte) et il avait toujours un petit mot pour rire. Il fait chaud chaud chaud, les parapluies sont de sortie pour s’ombrager mais je n’ai pas de main disponible; de toute manière, vu qu’il ne pleuvait pas, je n’ai pas encore eu le réflexe d’emporter le mien. Par contre, le réflexe de filer de suite à la piscine, lui, m’est revenu – quel bonheur !

Singapour est une grande ville, un petit pays – avec la population de la Suisse sur la superficie du lac Léman. Cela s’entend, le bruit extérieur me frappe en permanence et ce, même pendant la nuit, quand la circulation baisse mais ne s’arrête jamais (nous vivons au 17ème étage). Quel contraste avec le silence de nos montagnes …

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De retour sur mon blog …

Plusieurs amies m’ont demandé si j’allais reprendre mon blog. Mon plaisir d’écrire, de partager mes impressions et mes découvertes s’ajoute à leur souhait – me voici donc de retour.

Les destinations de ce voyage de printemps nous sont familières, je vais quand même essayer de percer plus loin mes escapades et je me réjouis de revoir mes amies du bout du monde.

L’hiver n’a pas été très rude en Suisse et les pâquerettes, les primevères, les jonquilles, les tulipes en boutons donnaient déjà un air printanier à Lonay quand nous avons quitté le lundi 14 mars. C’est Mathieu qui sera cette fois encore notre précieux gardien du logis (et même sans recommandations de sa maman) et cela semble ne pas trop le peiner. Nous le quittons, tout fraîchement et brillamment diplômé , il pourra fêter cette réussite à sa guise.

La préparation de notre séjour en Asie est bien plus facile que la première fois, il y a 4 ans; toutefois beaucoup de détails à soigner et cela fait quelques semaines que les pense-bêtes s’accumulaient. Je crois pouvoir dire que je suis assez organisée pour gérer ceci, tout en me permettant des relâchements jusqu’au dernier jour : un séjour à Ovronnaz avec les jeunes début mars, chez mes parents ensuite, des cafés/lunchs avec mes amies, un dernier repas en famille chez Kevin le jour même du départ … sans oublier notre adorable petite Lucie qui a dormi chez nous samedi, nous a séduits de ses sourires charmeurs, ses rires contagieux, ses vocalises affirmées, ses mimiques expressives … toute la journée de dimanche alors que Mélina et Thomas gravissaient le Mont Noble sous un soleil « cuisant ».

Assise dans l’avion, je souffle, je vais dormir assez bien, me distraire avec deux films et tout se passera pour le mieux : vols à l’heure, les deux valises (seulement deux … je m’améliore;-) récupérées à destination et on ouvre la porte de « notre » appartement à Kent Vale (le condominium de l’Université de NUS) exactement 1 heure après l’atterrissage ! Un premier réflexe : régler la climatisation à un juste milieu entre le frigo et le sauna …

Notre sommeil ne sera pas top aux heures sombres d’ici mais plutôt dès le lever du soleil – chance, personne ne nous attend en matinée.


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Promenade bucolique et visite du War Memorial

Un petit déjeuner plus copieux s’impose ce matin avant l’ascension de notre montagne et c’est au Mocan & Green Grout que nous dégustons de délicieux oeufs pochés, une de leurs spécialités – par contre, nous ne nous faisons pas encore au ‘sour bread’ ni à l’âpreté du café australien. Ce restaurant fait partie du quartier NewActon Nishi, tout comme notre hôtel – un design heureux, alliant bois, verre et béton brut ; ils ont été notés 4.5 sur l’échelle Nabers qui ici en Australie mesure la performance environnementale comme les économies d’eau et d’énergie.

Isabelle a donc concocté un plan pour tous les deux : Mount Ainslie, qui culmine à 850 mètres, à l’emplacement d’un ancien village aborigène du nom de Kokoda, connu aussi pour les rudes combats menés contre les japonais durant la deuxième guerre mondiale tout le long d’une piste dont nous empruntons une partie. Le point de vue au sommet est formidable, donnant sur 360 degrés jusque bien bien loin. La délimitation de la ville nous apparaît clairement et nous apprenons que c’est en 1911 qu’un certain Walter Burley Griffin a conçu le dessin de la nouvelle Canberra, avec ce lac ou bassin artificiel ainsi que l’alignement des Parlements et du Musée de la guerre sur deux collines formant un amphithéâtre, les larges espaces arrondis de City Hill et Capital Hill.

La balade dans le bush australien nous fait un peu penser à la garrigue, sauvage et dans une forêt d’eucalyptus de diverses variétés – ils perdent une fois par an toute leur écorce en lambeaux croustillants sur lesquels nous marchons comme sur nos feuilles mortes en Europe (ici ce sont surtout les platanes qui vont se dénuder de leurs feuilles pour l’hiver). Cela donne de jolis troncs blancs, avec le feuillage qui persiste et leur parfum délicat qui embaume. Au Canada, Isabelle pense planter un érable dans son jardin de Lonay, à Singapour un Frangipanier, au Japon un Osmanthus et voici que j’ajoute ici un eucalyptus – mais Yves ne se formalise plus, il sait que dès mon retour à la maison l’idée se sera envolée ! À chacun de nous deux, ses intérêts : tandis que mes yeux explorent la flore, lui veille à la faune (que parfois je préfère éviter). Ainsi il repère de superbes perroquets rouges haut dans les arbres, mais ni serpent, ni lézard et pas non plus de kangourous alors que c’était un des objectifs premiers de la marche en nature. Ils se cachent souvent durant la journée, nous disent deux dames et chacun à qui j’ai demandé où les voir à Canberra m’a indiqué un spot différent.

Le ‘Memorial War Museum’ est un musée vraiment très intéressant et attrayant même s’il est le reflet très imagé de la participation des nombreux australiens aux combats des deux guerres mondiales. C’est le 25 avril 1915 que naît l’ANZAC, le corps armé commun entre l’Australie et la Nouvelle Zélande et dès l’année suivante, ils partent en renfort dans les Dardanelles pour la guerre à Gallipoli; ensuite ils combattront en France, en Belgique – des vitrines relatent des scènes de guerre notamment à Ypres, dans La Somme. La seconde guerre est présentée avec des avions, des films et parle largement de la guerre du Pacific, de l’invasion des japonais, de la piste de Kokoda.

Les noms des dizaines de milliers de morts au combat durant les guerres sont récités en permanence dans des hauts-parleurs et sont gravés par année et par bataillon sur les longs murs qui mènent au mémorial du soldat inconnu – le 25 avril dernier, le ‘Anzac day’, la princesse Kate et le prince William y ont déposé quantité de ‘poppies’ pour le centenaire de 14-18. Le coquelicot est un symbole pour les anciens combattants australiens de la première guerre (voir texte ci-dessous). Leur rouge éclatant ressort sur les longs murs de bronze également. L’Australie va célébrer aussi les 100 ans de l’Anzac, avec de nombreux événements tout au long de l’année et la surveillance est renforcée, notamment auprès de ce musée qui attire beaucoup de visiteurs – les forces de l’ordre, avec leur beau chapeau, ne nous semblent pas particulièrement agressives.

Et voici trois jours magnifiques où Canberra s’est fait connaître à moi, avec divers aspects de l’histoire, de la culture, des habitudes de ce pays d’accueil.


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Parliament House et Musées à Canberra

Je découvre ce matin la jolie photo de la ‘Dent Blanche’ illuminée pour célébrer le bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération. C’est également aujourd’hui l’anniversaire de Gilles que je prendrai au saut du lit en l’appelant alors qu’il sera 17 heures pour moi – Thomas, Mélina et Mathieu seront avec lui ce soir, me dit Nathalie; il sera heureux, je pense.

Encore une journée à me balader seule, à faire des kilomètres à pied dans cette ville étendue que j’aime beaucoup – le bord du lac, les pistes où se côtoient piétons et vélos, le ciel bleu pur, le soleil supportable grâce à un petit vent. Notre hôtel, le campus et certains bâtiments du gouvernement sont d’un côté du Lac ‘Burley Griffin’; je franchis un pont imposant pour me diriger vers la colline du Parlement, après avoir longé le quartier des ambassades – celle du Canada est reconnaissable à son totem des nations primitives.
Je grimpe dans la forêt, suivant un parcours vita (non non, je n’ai pas changé, je ne fais que suivre son itinéraire !) pour arriver au nouveau Parlement, une immense construction en forme de V élargi qui transpire la richesse et la volonté d’en imposer du gouvernent australien. Le symbole du pays, posé comme sur un haut trépied s’illumine tout argenté dans le ciel magnifique sous les rayons du soleil. L’accueil est charmant, la visite est gratuite pour chacun et je foule ces pièces énormes, au marbre lumineux, aux parqués brillants au possible, aux colonnes qui ajoutent à la hauteur. Le ‘Great Hall’ est impressionnant et la tapisserie qui recouvre le mur du fond est l’œuvre de l’artiste Arthur Boyd en 1984, telle une forêt de pôles aborigènes. Le public est autorisé à pénétrer un moment pendant la séance du Sénat – on y discute identité nationale, appartenance à la tradition britannique, … pour ce que je peux en capter. J’ai déjà l’impression de me perdre dans les différents coins et recoins, corridors, salles diverses et pourtant j’imagine qu’il y a encore bien plus d’espace inaccessible à nous – ce bâtiment est gigantesque.

Sur son toit, la vue plonge vers l’ancien parlement (bâtiment blanc de style colonial) et le ‘war memorial’ dans le même alignement – derrière lequel j’aperçois la pointe du ‘Mount Ainslie’ (plutôt une colline) et c’est mon but d’y emmener Yves demain.
Voici justement qu’il m’appelle ; il se trouve aussi avec ses collègues au Parlement pour une interview à Sky News, en direct sur la chaîne nationale à 14 heures – Yves est seul dans un petit studio, le journaliste lui posant ses questions depuis Sydney, une première qui a bien fonctionné!

Sur la vaste plaine, un rassemblement d’autochtones des clans aborigènes semble vouloir exprimer leur souci de reconnaissance, de statut autour de discours, de musique, de danses, de fumée délicieusement aromatisée à l’eucalyptus et leur drapeau comporte les couleurs du drapeau belge avec un cercle central jaune.

Proches de l’eau sont étalés la Haute Cours de Justice, des musées, tels que celui des portraits ou des sciences, la Grande Bibliothèque nationale avec ses nombreuses colonnes de grès. Mon choix pour une visite se porte toutefois sur la ‘National Gallery of Australia’ et je n’en serai nullement déçue. Une journée serait bien nécessaire pour la découvrir pleinement, ses expositions sont intéressantes, variées, bien agencées et pour le moment c’est James Turrell qui est à l’honneur, ce jongleur des espaces et de la lumière qui touche nos émotions – nous avions déjà vu son habillage du hall central du Guggenheim de New-York en 2013. À la sortie, un superbe jardin de sculptures, Rodin, Henry Moore ou Bert Flugelman, un australien d’adoption.

La place du Commonwealth et la terrasse ‘Queen Elizabeth’ rendent hommage à la reine Elizabeth qui le 3 février 1954 fut la première reine à fouler le sol australien, elle qui s’exprime comme la reine des australiens et qui a entretenu des liens directs avec les ministres du gouvernement de Canberra. Son jubilé en 2012 fut largement célébré ici et elle est venue à de nombreuses occasions dans la capitale, notamment pour l’inauguration de la nouvelle ‘Parliament House’ (1988), du Captain Cook Memorial Jet et du National Carillon – que j’ai entendu sonner souvent et que j’avais d’abord cru être une église.


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Comme si le temps n’avait pas passé …

Presque une routine pour nous deux ici à Singapour, tant Yves avec tous ses collègues des différents départements que moi dans la résidence, dans les déplacements de tous côtés pour retrouver mes amies – c’est comme une impression que le temps écoulé depuis notre dernier séjour n’a duré que peu de jours.
Mon lunch avec YinYin me permet de me retrouver toute petite au milieu des hauts buildings de la cité financière; un peu de shopping en passant à Raffles City et découverte d’un autre centre commercial, Plaza Singapoura en face du Palais Présidentiel. Chijmes reprend gentiment sa vie d’il y a 2 ans et sera probablement terminé à notre prochaine visite, tout comme le centre dessiné par Philippe Stark, proche du Naumi, notre premier hôtel à Singapour en face du Raffles, la légende.
Dr Wu reste pareil à lui-même, il m’a de suite libéré un créneau lorsque je lui ai parlé de ma venue. Une séance d’acupuncture et d’acupressure qui me fait un bien profond, comme si l’énergie renaissait sur toute partie du corps, de la racine des cheveux au bout de mes pieds. Il cherche toujours un cadeau à me donner et je repars avec le Finder, le magazine pour les étrangers où son cabinet est présenté sur une belle page (c’est d’ailleurs ainsi que je l’avais découvert en 2012). La Suisse le tenterait bien s’il y faisait plus chaud, je lui conseille d’y venir en été et de rentrer passer l’hiver à Singapour.
Le séjour en Australie se prépare, le voyage à Canberra est déjà entièrement réservé et Yves m’a trouvé une agence en ligne pour réserver des excursions depuis Sydney, agence fondée par de jeunes suisses. Des découvertes aussi variées que le jardin botanique, un concert à l’opéra, une croisière dans le port, les plages de Bondi, les balades le long de l’océan, les marchés et les musées sans oublier les Blue Mountains dont même Luis nous parle dans son mail depuis Montréal. Olivier est lui ces jours au Mont Saint-Michel, Saint-Malo, aux falaises d’Etretat – ses photos sont superbes et donnent envie.
Lessives avant de quitter et relax à la piscine, quand soudain je me rends compte qu’il nous fallait un visa pour l’Australie – comment n’ai-je pas pensé contrôler ! Avec ma connexion Internet qui tombe à tout moment, je délègue à Yves la réalisation après avoir repéré la possibilité de faire la démarche en ligne. Son autorisation se passe instantanément alors que la mienne semble être aiguillée vers un traitement manuel et nous serons soulagés le soir, veille du départ! Juste avant de retrouver Anne et Jean-François près de Somerset pour un repas de retrouvailles fort agréable. Notre connaissance de la vie des expatriés, les avantages et les soucis, s’enrichit à chaque contact. Dernière balade nocturne sur la célèbre avenue Orchard avant la préparation de mes valises mercredi matin, première journée pluvieuse comme une signe de non-regret pour quitter Singapour, où Yves a soigné jusqu’en dernière minute ses contacts pour une éventuelle future visite …


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Détente à Sentosa

Sentosa est une destination peu appréciée de mes amies expatriées de Singapour mais nous y avons passé de délicieux moments ces deux dernières années et c’est donc avec plaisir que nous y partons pour le week-end. Nos connaissances au Rasa Shangri La, Ben le manager et Mansour le Chef sont tous deux en vacances dans leur pays, la France pour l’un et le Maroc pour l’autre ; un peu dommage, toutefois nous sommes accueillis par le beau sourire de Veronica, une serveuse qui nous reconnaît de suite (comment fait-elle alors que l’hôtel compte un millier de chambres et a un taux d’occupation supérieur à 90% !) et nous aurons la compagnie des paons sur la terrasse qui fut et sera encore notre espace de travail préféré. Ben a veillé à ce que nous ayons une superbe chambre, avec un très grand balcon où sur une chaise longue je bouquine tranquillement, surplombant la piscine, la plage et ses palmiers, les jardinières de bougainvilliers, le va-et-vient des bateaux. Mon livre de compagnie raconte justement les aventures de Mathilda et de Jenny en Australie, histoire de me familiariser avec les quartiers de Sydney, les noms des animaux que j’espère y rencontrer, la région des Blue Mountains où mes copines d’ici m’ont suggéré une excursion, les métiers traditionnels tels que l’élevage de moutons dans l’Outback au 19ième siècle. Le départ pour l’Australie approche et je suis en contact avec Priscilla de l’Université de Canberra pour une visite « touristico-professionnelle » dans une dizaine de jours. Ainsi notre passage obligé à la grande libraire Kynokuniya sur Orchard a non seulement permis à Yves de jeter un œil sur leurs livres BMG, BMY, VPD mais à moi de bouquiner et prendre quelques notes sur les curiosités de la Capitale australienne. Virginia, collègue de plusieurs universités de Singapour, nous a offert un délicieux lunch samedi avant notre escapade sur l’île. Nous avons l’habitude de la laisser choisir les plats chinois qu’elle connaît par cœur, tout en espérant qu’elle ne s’emballe pas trop ! Les tables doivent toujours être bien garnies pour les chinois et c’est une chance qu’il soit de bonne manière de ne pas terminer nos assiettes. La bière Tiger, servie avec des glaçons en quantité nous surprend autant qu’elle et la boire en même temps qu’un thé noir chinois est aussi étrange pour moi. Retrouvailles sympathiques et discussions joyeuses avec Virginia ; elle s’étonne de notre plaisir à marcher sur le campus et dans la ville, les singapouriens ne le font pas ou alors tellement lentement – elle nous rappelle que les deux activités locales sont le shopping et les restaurants ! Pour les restaurants, nous avons déjà bien entamé notre quota depuis notre arrivée (vendredi soir à Dempsey Hill, le Disgruntled Chef, restaurant dont j’avais le souvenir ne nous a nullement déçus) et c’est sur le trajet vers Sentosa que nous faisons du magasinage à VivoCity, centre commercial tentaculaire énorme dont Mélina et Thomas doivent se souvenir. Il grouille de monde un samedi, une vraie fourmilière bruyante ! Et bien évidemment nous avons un pincement au cœur en pensant à Thomas qui après une laborieuse semaine sans beaucoup de sommeil, inaugure ce samedi le nouveau magasin FrançoisSport. Les photos nous parviennent d’un espace entièrement rénové, bien achalandé, auquel il s’identifie pleinement, avec enthousiasme. Roseline me dit qu’il aura bien mérité sa semaine de ski avec toute leur famille. Mathieu lui, organise une grande bamboula à la maison et accueille un petit cousin de Flawinne avec des amis, alors qu’ils viennent à Lausanne pour un mariage. Pas de photos de ce côté-là – c’est peut-être mieux ainsi ! Il appelle cela une pendaison de crémaillère – il la pend plusieurs fois chaque année! Avant de quitter Sentosa, nous suivons la suggestion de Jan et dégustons les délicieux wantons du Din Tai Fung (je me souviens du numéro que je dois cocher sur la feuille de commande – pour cela, nul problème de mémoire). Et l’après-midi nous replonge dans le coeur de la ville : Marina Bay Sands avec la vue sur les jardins et leurs célèbres marguerites, le centre commercial luxueux où nous n’avions jamais vu autant de monde, la remontée de la River chargée de l’histoire de Singapour, jusque Clarke, le coin privilégié des expatriés. Je propose de terminer la journée au Mont Faber que nous atteignons avec le télécabine et même si le menu n’est plus aussi alléchant que dans nos souvenirs, l’endroit avec sa terrasse ventilée sur la hauteur vaut agréablement le déplacement. Durant ce week-end, nous avons utilisé tous les moyens de transport, bus, métro MRT, monorail, bateau-mouche, télécabine et surtout la marche – le compteur indique 14’000 pas sur la journée, ce qui est sportif pour un climat comme le nôtre; ainsi je suggère le taxi pour rentrer à la maison! Et c’est souvent un plaisir d’échanger avec ces taximen parlant un singlish tellement caractéristique, à l’humour particulier, à la conduite saccadée que nous avions presque oubliée. Ils ont également pour habitude de nous demander quel itinéraire nous préférons, ce à quoi généralement nous leur laissons libre choix. Il nous est cependant arrivé un soir de tomber sur un débutant, qui nous a baladés autour de l’île avant que Yves ne le redirige dans la bonne direction – nous avions eu la même expérience il y a deux ans avec nos amis Laura et Michael. Ils ont l’honnêteté de reconnaître leur erreur et ils bloquent leur compteur avant la fin de la course – c’est finalement amusant lorsqu’on n’est pas pressé par le temps!


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Amitiés retrouvées

Anecdote amusante lors de notre repas à l’arrivée au ParkRoyal : la serveuse nous demande si nous venons juste de débarquer. Oui, pourquoi? Nous semblons fatigués, nous portons toujours notre pull-over, mon coussin pour la nuque pend à mon sac-à-dos? Non, c’est l’odeur, nous dit-elle!! Quel accueil;-) et elle insiste en nous affirmant que si elle reçoit un colis cadeau d’Europe ou des US, elle en aime tant l’odeur qu’elle ne lave pas de suite les vêtements si c’est cela le cadeau … Personnellement c’est avec grand plaisir que je me rafraîchis sous une douche parfumée. Je reconnais toutefois que l’odeur de Singapour, nous l’avons de suite reconnue en franchissant la porte de l’avion.
L’installation à Kent Vale est très rapide, nous nous y sentons comme chez nous. L’appartement qui nous a été alloué pour la semaine est nettement plus grand que celui de l’an dernier; il se situe au 19ième étage avec une vue impressionnante côté campus et côté port marchand. Tout est parfait, tout est impeccable dans ce bâtiment pratiquement neuf. Les habitudes me reviennent instinctivement : les achats au ColdStorage à deux pas du building, les reproductions de canvas au centre WestCoast Plaza où la dame me reconnaît (ou alors est-ce le canvas qu’elle a reconnu!), la marche lente à adopter pour ne pas se sentir de suite comme une éponge, le luxe d’un brushing s’avérant superflu avec l’humidité, le pull à ne pas oublier pour le métro, le taxi, le restaurant, le magasin, le numéro du bus ou la ligne de métro pour rejoindre Holland Village ou le centre ville, sans oublier la pause à la piscine de la résidence.
Tout est parfait si ce n’est la connexion Internet qui est défaillante depuis déjà plusieurs jours, semble-t-il … comme une malchance qui nous poursuit (je m’en souviens de Montréal) … et l’autre chose qui nous suit à la trace, ce sont les travaux ! Sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne suis qu’à moitié étonnée de découvrir l’avenue en bas de notre colline, ouverte, avec des tuyaux en attente d’être remplacés – ce n’est certainement pas drôle de travailler dans le froid mais la chaleur et l’humidité de Singapour ne sont pas non plus un cadeau pour les ouvriers malais.
Yves ne s’attarde pas longtemps dans l’appartement le premier jour, il rejoint NUS où un bureau l’attend, avec son nom sur la porte, ses clés et autorisations préparées par Dorothy la secrétaire qui lui réserve un bon accueil. Il en va de même de la part de ses collègues et il travaille avec Poh Kam autour d’un article dont ils ont le projet en commun. Ce dernier est responsable du centre Entreprenariat, il a invité un couple tessinois, Suzanne de Swissnex ainsi qu’un entrepreneur local pour un souper tous ensemble au Star. Nos compatriotes suisses sont à la retraite, lui ancien entrepreneur dans l’aménagement de mobilhomes et ils séjournent 6 mois par année à Singapour! L’ambiance est joyeuse et chaleureuse, le repas est typique de Singapour et de Malaisie en cette période de Nouvel An chinois (2015 est l’année de la chèvre). Debout autour d’un plat central, composé de légumes, d’huile, de sauces, de saumon et de petits chips, représentant des pépites d’or pour la prospérité, la bonne fortune que chacun souhaite aux autres convives, nous mélangeons le tout avec le jeu des baguettes. Nous l’avions déjà vu faire mais c’est la première fois que nous avons la chance de participer à Yusheng … notre année chinoise 2015 devrait en être d’autant plus chanceuse.
Yves ne donne pas moins de 5-6 cours et conférences en cette fin de semaine; chaque organisateur, professeur ou entrepreneur, a réussi à rassembler un public assez nombreux et motivé. Tout se passe très bien et Yves, un peu fatigué, verra arriver le week-end avec plaisir. Pour moi, c’est la joie de revoir mes amies, Simone, Catherine, Cammy et aussi de m’offrir massages, manucure/pédicure … soit la vie typique des expatriées, me disent-elles. Nous bavardons de nos familles, de nos voyages, de nos projets; le réseau d’amitiés qui s’est ainsi créé pour moi aux divers endroits du globe où nous nous sommes posés un moment est précieux, enrichissant et je veille à l’entretenir.
La météo est excellente pour notre arrivée, pas de pluie et une brise océane qui rend agréable la chaleur des 30 degrés. La végétation me fascine toujours autant avec cette verdure luxuriante, ces arbres géants, ces fleurs aux couleurs chatoyantes. Les feuilles se renouvellent sans cesse dans un pays sans saison et les jardiniers au chapeau de paille (un peu comme le mien) s’occupent à balayer celles qui sont tombées. Le campus est vraiment joli et j’y découvre un nouveau bâtiment pour la faculté de musique; les architectures restent osées, originales, phénoménales. L’Essec s’est aussi offert un building vers One-North et au centre ville, je ne sais plus vraiment ce qui a émergé comme nouvelle construction mais c’est impressionnant. J’ai retrouvé Yves au Scape, où il donnait vendredi sa dernière présentation de la semaine.


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Retour à Singapour …

Durant ce mois de février 2015 la grippe a méchamment sévi autour de nous, parmi mes amies, nos connaissances. Peut-être est-ce cette pneumonie de septembre qui m’a épargnée du moindre rhume, de la toux, de la gastro, de la fièvre – ou alors ce sont les bénéfices de mes séances d’acupuncture qui veillent à équilibrer et maintenir mes énergies. Ce fut un cadeau qui m’a permis d’organiser et de préparer notre transhumance de printemps. Ces préparatifs me sont à présent familiers, ils m’occupent de longues journées, avec des petites notes qui s’accumulent, il s’agit de n’oublier que le moins possible, de prévoir tout ce qui peut l’être afin de faciliter nos séjours lointains et aussi celui de Mathieu, notre gardien de maison, oh combien appréciable.
Yves, Alex &co ont sorti en octobre un deuxième ouvrage, ´Value Proposition Design’, qui ouvre encore un peu plus les portes pour des conférences, des cours, des séminaires. La demande et l’enthousiasme ne tarissent pas, un peu partout autour du globe. Yves reste attiré par l’Asie du sud-est et c’est ainsi que Singapour et Tokyo se sont vite retrouvées parmi les destinations. Tandis que son agenda se remplissait à vue d’œil, je m’occupais des billets d’avion et des logements, aux mêmes résidences que l’an dernier; tâche relativement aisée donc. Le plaisir pour moi sera de retrouver des amies; cafés, lunchs, repas, séance de manucure, visite chez mon médecin chinois agrémenteront également mon planning.
Mathieu me voyant plancher sur les réservations, se laisse soudain tenter par une semaine à Tokyo, ce qui nous réjouit au plus haut point, ce sera début avril et j’ai de suite en tête beaucoup, voire trop, de choses à lui faire découvrir (il y a déjà une escapade planifiée et réservée deux heures au nord de la mégapole).
Sydney s’ajoute à notre périple, pour cette fois une totale découverte d’un pays, d’un continent tellement éloigné de nous. Tenant compte du climat principalement, nous décidons de l’intercaler entre Singapour et Tokyo. Et je commence à piocher dans les guides et sur le net pour dénicher l’endroit où nous loger. Les contacts e-mail ne font que confirmer la réputation de gentillesses et de serviabilité des australiens mais aussi des suisses vivant là-bas. Maude, l’épouse d’un ami de Yves, me sera d’une aide précieuse dans le choix du quartier de Sydney où se poser. Notre correspondance devient très vite chaleureuse et nous avons toutes deux hâte de nous connaître.
C’est donc presque sans regret que le 2 mars nous quittons la pluie, le froid, la grisaille de Lonay pour partir vers une météo toujours estivale à Singapour, ensuite un automne que j’espère flamboyant en Australie du Sud et enfin des cerisiers en fleurs féeriques au Japon (avril étant le meilleur mois pour un séjour au pays du soleil levant).
Un vol Swiss de nuit devait nous emmener en 12 heures de Zurich à Singapour et sur les conseils d’Alex, nous ne mangeons pas dans l’avion, avec l’espoir de bien dormir. En effet je sombre rapidement mais le commandant de bord nous réveille prématurément, annonçant une escale à New Delhi pour déposer un passager souffrant gravement de troubles respiratoires. Il a fallu larguer du kérosène avant l’atterrissage, ensuite refaire le plein au sol pour le deuxième décollage, décollage qui a tardé à cause d’une autorisation tout d’abord refusée par l’aéroport d’Inde. Les négociations avec Zurich sont concluantes et nous voici repartis pour cinq bonnes heures de vol vers notre destination finale.
Il est 8 heures du matin, la faim tenaille les passagers et le petit-déjeuner nous réveille définitivement. Tout se termine bien – pour le passager souffrant nous l’espérons aussi; il fait 28 degrés à Singapour, il est 21 heures et un vrai lit nous attend au ParkRoyal Hotel. Nous nous sentons de suite chez nous; chaleur et moiteur, shorts et tongs, files et sourires … et le singlish du taximan! Nous avons quitté les crocus et les perce-neige au profit des palmiers et des orchidées.
Notre retour en Suisse est prévu le 26 avril … les travaux au Chemin des Abbesses devraient être terminés, la famille Osterwalder sera installée dans sa nouvelle maison rénovée, Thomas régnera en maître dans son magasin à la Grand’rue et nous serons à deux mois de l’heureux événement !!


1 commentaire

Tout a une fin …

Tout a une fin … L’heure des adieux est arrivée … snif.
Made, Gusti, Komang, Eka, Ayu sont là pour notre départ et je dirais que l’émotion est partagée – photos souvenirs et accolades chaleureuses. Quelle merveilleuse semaine!
Terima kasih à toute l’équipe qui a fait de ces vacances un séjour de rêve, à Olivier qui a apporté sa touche personnelle et à nos enfants dont l’émerveillement qui se lisait sur leurs visages nous a comblés de joie.

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Le retour à Singapour signifie le retour vers la civilisation, l’ordre, la propreté, les grands centres commerciaux. Et c’est d’un peu de shopping sur Orchard dont les enfants ont envie avant de reprendre leur vol de nuit vers Geneva.

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Nous resterons encore deux jours au ParkRoyal, Yves et moi, appréciant le service exceptionnel de l’hôtellerie asiatique. Les dernières achats, le régal d’un charcoal japonais de wagyu, le parc Fort Caning pour une balade en nature, les rues de Little India pour son ambiance parfumée, colorée et surtout la piscine de l’hôtel où je me prépare mentalement au retour en Suisse …

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