Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


Poster un commentaire

Noël un peu spécial pour nous

Le paradis est vite oublié pour eux durant le voyage de retour. Les photos de l’escale de sept heures à Dubaï font presque penser à des réfugiés en attente. La climatisation est à fond, ils ont revêtu plusieurs couches, ils ont froid … elle est bien loin la chaleur de Singapour ! La joie de retrouver à Genève, samedi vers 15 heurs, Anaelle et Mathieu va rapidement gommer cet épisode. Ils leur ont préparé un copieux et succulent repas d’accueil qui sera leur Noël. La maison est chaleureusement décorée, les cadeaux s’échangent, font sourire – surtout les miens – et les discussions sont animées.

Chez nous le week-end est bien plus calme, Yves travaille, je revis avec joie nos aventures en rédigeant mon blog délaissé. Lecture, repos … voici un bon programme.

Lundi matin les plus jeunes sont prêts à l’ouverture de la bibliothèque à Lausanne pour le début des révisions d’examens. Nous pensons bien à eux ; Mathieu a beaucoup d’examens et ce seront tous des oraux pour cette troisième année.
Yves prend également le chemin de NUS. Il rassemble ses affaires dans une valise car il s’est vu attribué un autre bureau pour la dernière période de son séjour. Toujours rattaché à NUS, il sera intégré dans le Département Entrepreneurship avec le Professeur Poh Kam Wong, avec qui il a déjà eu de nombreuses discussions pour un projet d’article en commun. Un buffet très riche est dressé à la Business School pour célébrer Noël avec les professeurs, les chercheurs et le personnel.

Et moi, cet après-midi, confortablement installée dans la salle d’acupuncture, j’ai peine à réaliser que nous sommes le 24 décembre, que mes copines – et mon petit frère – s’affairent à préparer leur repas de fête … C’est un Noël un peu spécial pour nous, le premier sans nos enfants. Yves a préparé un joli décor et apéro dans notre  « chez nous », avant de rejoindre Holland Village pour un repas italien, en terrasse, dans une ambiance de fête au Michelangelo’s.
Notre Noël Décorations de Kent Vale


Poster un commentaire

Last Day !

Qui a le courage de se lever assez tôt pour un réveil magique au bord de la piscine ? Seulement Mélina … et nous nous retrouvons ensuite pour un buffet de petit-déjeuner ‘colossal’ dans le lobby gigantesque de cet hôtel. Yves parvient à obtenir un check-out un peu plus tardif, nous laissant le loisir de nous allonger, nous baigner … sur le toit de Singapour, dans cette piscine célèbre qui semble tomber à pic sur les buildings. Sa longueur est incroyable et ce l’est encore plus d’avoir la sensation de nager à hauteur des gratte-ciel. Qui a pu imaginer une telle folie ? En tout cas les architectes ici à Singapour doivent avoir tout le plaisir de concevoir des projets extrêmes. Plusieurs jacuzzis en plein air sont situés devant une paroi vitrée qui donne droit sur les dômes, les marguerites et les bateaux.
Piscine du Marina Bay Sands Piscine mythique de Singapour

Et c’est ensuite à bord d’un petit bateau mouche que nous remontons la rivière vers Clarke. Le ciel est mitigé de gros nuages mais il fait chaud et la promenade le long de Robertson Quay ‘fatigue’ Thomas qui à présent, au bout de deux semaines, nous prie de marcher moins vite ! On leur promet une récompense au restaurant-bar Limoncello et voilà qu’il n’est pas encore ouvert ! Mais cela aide d’être un peu connu – ou reconnu … merci à notre serveur indien ! Tout d’abord installés sur un sofa en plein soleil – Mélina tient à rentrer avec un beau bronzage – nous nous replions finalement sous un large parasol et commençons par demander des grands verres d’eau avec ice. Ils doivent bien rire les serveurs … se dire : « voilà bien des touristes qui ne connaissent pas la chaleur humide de Singapour ! « . De plus, probablement dû à la proximité de la rivière, les moustiques décident de nous attaquer … pas joli sur le bronzage des filles.
Bateau mouche Bateau mouche Bateau mouche Bateau mouche Bateau mouche Bateau mouche

Nous avons tout prévu pour pouvoir encore passer un moment à la piscine avant le départ pour l’aéroport – nous sommes restés bagués ! Mais voici qu’à notre arrivée à l’hôtel, le ciel se déchaîne … eh oui, nous sommes le 21 décembre … ce crépuscule précoce pourrait presque faire croire à l’apocalypse. Il tombe des cordes comme jamais … c’est beau, vu du 57ième étage … mais c’est foutu pour la piscine.
Le TCC , notre tea-room préféré, va nous consoler avec ses smoothies, milkshakes, …
? Fin du monde ?

Il est 19 heures, l’heure de nous séparer de nos grands – qui se sont vite rhabillés de longs pantalons et pulls. Ils nous ont offert leur joyeuse compagnie durant ces deux semaines de rêve. Il m’a semblé plus facile de se quitter ici au départ des bus ‘navette’ vers l’aéroport.

Les lumières de la ville se sont éclairées, celles de la piscine aussi et la pluie a cessé. Du haut de ce 57ième étage, la vue plonge sur la baie où s’anime soudain le Water Light Show quotidien … il paraît bien petit vu d’ici. Nous profitons encore un moment de ce décor fabuleux avant de rentrer à la maison.
Depuis les jacuzzis Piscine by night Piscine by night Piscine by night Water Show

Thomas parlera de deux semaines au paradis et même sans l’aquarium, sans MacRitchie, sans les Pulau Ubin, … je suis certaine que Mélina conservera un magnifique souvenir de ce séjour où ensemble nous avons souvent pensé à sa maman.


Poster un commentaire

Surprise !

Mathieu a reçu une très belle note pour la première étape de son projet de troisième année, voilà une bonne nouvelle que nous recevons au réveil !

Il reste à Mélina et Thomas deux jours qu’ils aimeraient combler au mieux. Mélina pense bien devoir faire une croix sur l’aquarium de Sentosa mais garde espoir pour les îles, soit Pulau Ubin, soit les deux petites îles de St John’s et Kusu. La météo n’est pas toujours en leur faveur … de plus ce jeudi, ils ont oublié de remettre leurs montres à l’heure de Singapour et c’est donc trop tard pour les excusions du matin. Elle se console à la piscine, tout en espérant toujours aller sur les îles mais le ciel se couvre et Thomas ne le sent pas très bien pour ses photos. Lui, commence à rassembler ses affaires, histoire de faire le point quant aux bagages. Il s’avère clair qu’une valise supplémentaire est nécessaire. Les voici donc partis vers la ville pour cet achat et aussi pour découvrir un nouveau quartier.

Yves et moi devons passer récupérer nos nouvelles cartes de séjour et nous leur préparons une dernière surprise. En quelques clics nous réservons deux chambres pour la nuit au Marina Bay Sands ! Hier au retour de Thaïlande, dans un corridor de l’aéroport, une magnifique photo de la piscine mythique attire le regard de Mélina, qui dit : « Ah, ça non plus, on n’aura pas fait… ». Prévenus par sms, les jeunes se hâtent de rentrer pour boucler leurs valises mais pas de chance, la ligne de métro est arrêtée et les chauffeurs de taxi à Chinatown ne sont guère coopérants.

Et la fin de journée prend une tournure de rêve, en découvrant nos chambres spacieuses, au 45ième étage, toutes vitrées et plongeant littéralement sur Marina Bay. Adrien nous rejoint pour le souper, il travaille à deux pas d’ici et nous voyons ‘City’ en grand sur un des buildings depuis notre chambre.
Quartier des Affaires Marina Bay depuis notre chambre

Nous lui racontons notre voyage à Chiang Mai, en sirotant un apéritif … merveilleusement installés au bar en plein air, sur le toit de la plus haute ‘marguerite’ des jardins de Marina Bay. C’est fantastique, un petit vent nous rafraîchit, les bateaux au loin font toujours partie du paysage, les dômes et les marguerites éclairées et le bateau posé sur les trois tours de ‘notre’ hôtel. Au loin un orage … on ne l’entend pas mais on distingue les éclairs qui illuminent les nuages que nous ne soupçonnions pas, c’est très joli.
C’est un restaurant de la chaîne Indochine qui se trouve dans la corolle de cette marguerite de 50 mètres de haut. Le repas autour de plateaux variés de tapas, de tempuras, de fruits de mer – Thomas fait un test non concluant d’une huitre – nous plait vraiment beaucoup et les serveurs sont décontractés, plein d’humour. Nous aurons même une variante de fondue au chocolat comme dessert. Adrien vient de réserver un voyage de quatre jours à Sidney pour Noël, juste en dernière minute ; voilà qui tenterait bien Yves aussi.
L’heure avance, c’est bien dommage … Les jeunes parviennent à se faufiler au bord de la piscine et ils ont déjà hâte de pouvoir y plonger demain, après une bonne nuit – on ne fermera pas les rideaux ce soir …
Fondue Chocolat   By night


1 commentaire

Retour à la maison …

Quel dommage de se réveiller pour la dernière fois dans ce cadre merveilleux du Chedi. Nous profitons encore de la qualité de leur petit-déjeuner savoureux que nous prenons sur la terrasse.
Chedi Hotel à Chiang Mai
Mélina retourne au Spa; piscine, balcon, relax avant de boucler les valises – Thomas peine à rentrer son costume! Peut-on croire ou espérer une fois encore que ce n’est qu’un « au revoir »? La limousine Van nous emmène à l’aéroport et s’enchaînent nos deux vols Thaï pour Singapour. Le premier vol à l’aller avait des écrans à chaque siège mais ce sera le seul; lecture, arrangement de photos, pensées profondes, sieste remplacent les films. Les repas sont corrects et le sourire des hôtesses charmant.

Bangkok est réputée ville de shopping et nous constatons qu’il en est de même pour son aéroport. Le corridor entre les terminaux semble sans fin, avec des centaines de magasins aguichants, de luxe, de souvenirs, de gourmandises … un bon moyen de passer le temps – nous n’en aurons même pas assez – et de s’alléger de quelques bahts.

La nuit est bien tombée sur Singapour lorsque nous la traversons … comme elles sont belles ces « marguerites » éclairées, multicolores de Marina Bay! Nous retrouvons notre appartement sobre et cosy; Thomas nous fait bien plaisir avec son « on se sent bien chez nous quand même » tout spontané.


Poster un commentaire

Chiang Mai toujours sous un beau ciel bleu

Ce matin Stéphan, le General Manager du Chedi vient nous saluer à la table du petit-déjeuner et nous le rassurons sur notre grande joie de passer ici nos quelques jours de vacances tandis qu’il nous parle des autres endroits où il a travaillé. Pendant ce temps les hôtesses font le nécessaire pour organiser l’activité de Mélina et Thomas de cet après-midi.

Et un tuk-tuk nous dépose tous les quatre au temple Chedi Luang, situé au centre du carré de la vieille ville; il sillonne entre les véhicules, frôle les trottoirs et pétarade bien fort. L’endroit est superbe, avec ces espaces vivants, ces dorures et couleurs qui brillent au soleil. Les moines circulent, certains sont comme nous des touristes avec leur appareil photo, d’autres sont dans leur milieu de vie. Des stupas blanches à la pointe d’or, des temples aux toitures courbées, aux intérieurs peints de fresques typiques, des temples plus anciens en briques, une stupa du quinzième siècle, des jardins et des passages fort bien entretenus … même s’il s’agit d’un temple touristique, la vie aux alentours le rend plus populaire et vraiment attrayant. L’espace comprend des écoles tenues par des moines et l’on croise plusieurs petits enfants vêtus de la tenue traditionnelle aux couleurs chaudes orangées. Une échoppe nous attire et nous fascine … nous reviendrons avec un bol chantant qui fait aussi danser l’eau …
Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang Chedi Luang

Il y aurait entre deux et trois cents temples dans ce carré de la vieille ville; en effet en poursuivant à pied notre chemin, nous pourrions nous arrêter sans cesse pour pénétrer dans ces lieux pieux. La rue commerçante nous séduit par ses restaurants, spas, boutiques, parfois dans la verdure, parfois au design moderne; c’est assez propre et ordonné en général, calme à l’exception de la circulation et très sympathique par sa population. Chiang Mai pourrait aussi être appelée la ville des chiens, c’est incroyable le nombre de chiens errants que nous avons croisés sur ces quelques jours; on s’en méfiait un peu au début mais à présent ils font partie du décor et sont souvent avachis sur un trottoir, un escalier, sous un arbre. La météo est toujours aussi superbe, les photos n’en sont que plus lumineuses et nous attendrons avec impatience le reportage de Thomas …
Ruelles de la vieille ville Ruelles de la vieille ville Ruelles de la vieille ville Ruelles de la vieille ville Ruelles de la vieille ville Jolis petits éléphants Rue de la vieille ville

A l’ouest du carré, nous passons un moment au Temple Phrasingha, dans un grand espace composé de bâtiments religieux mais aussi d’artisans, d’écoles, de petites maisons où vivent les moines. Les bouddhas dorés sont présentés de toutes tailles et dans des positions assises ou couchées, les offrandes sont omniprésentes, beaucoup de riz, de fleurs de lotus, de fruits. L’encens qui brûle, les cloches et les dôngs … on retrouve le rituel qui nous a été expliqué dans nos autres voyages, sauf peut-être la fontaine pour les ablutions que je ne revois pas ici.
Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha OLYMPUS DIGITAL CAMERA Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha Temple Phrasingha

En repassant en dehors du carré, nous cherchons à rejoindre un quartier qui nous a été renseigné pour ses galeries, ses bars, ses boutiques, ses restaurants pour jeunes et pour les expatriés. L’enseigne que nous cherchons est le Blues Smoothies – les meilleurs Smoothies au monde! – et après avoir élucidé la complexité de leur système de numérotation des rues, notre quête se révèle récompensée; il est délicieux et bien mérité de smoothie aux red berries.
Fossé en bordure de la vieille ville Rempart Quartier jeune

Thomas et Mélina ont opté eux pour une activité plus originale et sportive … ils vont faire du quad dans les montagnes! Le transport aller-retour est organisé depuis l’hôtel et ils crapahutent trois heures durant les routes et les chemins poussiéreux, admirant la nature sauvage, les cultures en terrasse … faisant halte dans un village tribal. Tout serait parfait avec une meilleure maîtrise du véhicule, dit Mélina … ‘mais où passe donc toujours la pédale du frein?’.

Le Spa de l’hôtel est magnifique, les massages y sont bienfaisants et relaxants, le personnel ne déroge à la règle du sourire, de la douceur et du geste attentionné. Mélina s’y remettra également de ses émotions.
La nuit tombe rapidement sur la rivière et sur le jardin de l’hôtel, les bougies illuminent le plan d’eau créant ce décor que je peux admirer depuis notre balcon, allongée sur mon futon.
Spa du Chedi
Un dernier essayage chez notre tailleur en fin de journée et nous emportons Thomas et moi nos créations sur mesure; Mélina aura sa jolie robe demain. Une équipe de cinquante couturiers et couturières travaillent dans un atelier à deux kilomètres du magasin, jour et nuit en cas de fortes commandes. Ils conserveront nos mesures pendant cinq années et livrent partout dans le monde …


Poster un commentaire

Journée ‘Emotion – Grand frisson’

La mise en route est plus matinale, les hôtesses connaissent notre programme et se hâtent de nous servir le petit-déjeuner. Une voiture confortable nous attend avec Sam, notre chauffeur de la journée. Il est très sympathique, arrangeant, il parle bien anglais, conduit avec douceur et il nous a prévu dans le coffre une boîte frigo avec des boissons rafraîchissantes. Son timing est souvent précis et correct. Nous nous dirigeons vers le nord, vers la région montagneuse, admirant au passage les cultures, les vergers, les rizières qui sont déjà coupées à cette époque de l’année. Tout est très vert et nous voyons également des buffles qui travaillent dans les champs.

La journée commence très bien avec le camp Maesa des éléphants. Vivent ici une septantaine d’éléphants dans un espace naturel resté authentique, avec des collines, des rivières, une nature luxuriante. Sur une plaine a lieu un spectacle étonnant où nous les admirons dans leurs acrobaties, leur qualité de footballeurs, de tireurs de fléchettes et même d’artistes peintres. Cela nous parait incroyable de précision et de concentration; des tâches aussi fines pour des animaux plutôt patauds! Ils vont également prouver leur faculté de coordination en montant un mur de troncs d’arbres, à trois de front! L’éléphant est un animal mythique pour le pays, il est présent et représenté partout et il était élevé pour les travaux lourds.
Camp Maesa Camp Maesa Camp Maesa Camp Maesa Camp Maesa



Mélina et Thomas se hissent ensuite sur un d’eux pour une balade à travers la nature … ils paraissent bine petits là-haut et bringuebalés dans tous les sens. La forêt est géante et c’est le dresseur de l’éléphant qui décide d’un chemin selon l’humeur du moment. Tantôt l’éléphant s’arrête pour enfourner une grosse gerbe d’herbes, tantôt il plonge dans la rivière et le dompteur en descend pour prendre des photos … ils ne sont plus aussi rassurés nos jeunes!
Camp Maesa Camp Maesa

Nous nous baladons dans cette énorme réserve … mais j’ai toujours un œil derrière … c’est assez surprenant de se sentir entourer la taille ou le cou par cette énorme trompe rugueuse, avec l’air chaud et la bave coulante et odorante qui en sort … une fois cela m’a suffi. Pas bêtes ces éléphants par contre, dès que la photo est prise, ils retendent la trompe pour un billet de quelques bahts qui remonte direct dans la poche du dresseur! Des habitations plutôt spartiates pour le personnel sont alignées sur les chemin de balade, puis nous dirigeant vers la nurserie, nous observons l’atelier d’apprentissage de peinture, le terrain de football … pour les éléphants bien sûr.
Camp Maesa Camp Maesa Camp Maesa

Et c’est donc embaumés de ces bonnes odeurs que nous retrouvons notre chauffeur pour la prochaine attraction … non moins étonnante. Il s’agit du Tiger Kingdom, Mae Rim; les jeunes sont très enthousiastes, les parents un peu plus timorés. Nous sommes ici aussi en pleine nature mais cette fois heureusement il y a des cages bien solides pour les tigres. Ils sont vraiment beaux, de magnifiques pelages mais … Mélina et Thomas se décident pour approcher en premier les plus jeunes du parc; ils ont trois – quatre mois et par petits groupes les gens peuvent pénétrer dans la cage, les caresser, jouer avec eux, avec modération et toujours sous l’œil vigilant des accompagnateurs. Depuis l’extérieur nous avons un petit pincement au cœur et j’imagine que nos grands sont partagés entre le bonheur et la crainte aussi.
Tiger Kingdom



Ils passent ensuite à l’étape extrême, ils s’enfilent et sont enfermés dans l’enclos des plus gros tigres. Et là, c’est flippant … pour tout le monde! Les recommandations sont claires mais les bêtes sont très imposantes; ils vont quand même se coucher entre leur pattes ou sur leur cou … et nous sommes témoins que les photos ne sont pas un trucage! Les dresseurs nous assurent qu’ils ne sont pas drogués de sédatifs mais qu’ils sont hyper bien nourris et qu’ils sont élevés depuis toujours en compagnie des êtres humains. Et voilà encore une super expérience que nos jeunes auront plaisir à se remémorer et à raconter.
Tiger Kingdom Tiger Kingdom Tiger Kingdom Tiger Kingdom Tiger Kingdom Tiger Kingdom

Notre Sam a bien pensé que l’adrénaline monterait, il nous attend avec des bouteilles d’eau bien fraîches! Les émotions, ça creuse … et il propose de nous déposer un peu plus loin pour notre lunch. Quelle magnifique idée … il s’agit de la ferme aux orchidées. Un cadre idyllique, entouré d’arbres géants, un petit restaurant en plein air, rustique, joli comme tout et bien évidemment des variétés d’orchidées aux couleurs chatoyantes … je me sens moins stressée! Les plats que nous choisissons sont délicieux et très bien présentés. La halte est idéale.
Orchids Farm Orchids Farm Orchids Farm

Il faut à présent rouler un bon moment pour atteindre notre dernière étape du programme; en chemin nous nous rendons compte que ce ne sont pas les activités ni les curiosités qui manquent par ici … et cela donne quelques idées à Thomas pour le lendemain. Le Doi Suthep est appelé par les locaux, le temple sur la montagne. La route, large et bien goudronnée, monte en lacets un peu comme si nous allions au Marchairuz dans notre Jura. Depuis le parking, où tous les chauffeurs papotent ensemble, une montée de quelques trois cents marches d’escaliers nous attend pour gravir la colline et atteindre la flamboyance de ce temple au Chedi tout doré. L’endroit est très fréquenté par de nombreux touristes, certains y prient, s’y recueillent; des moines sont aussi en visite et une dame est montée avec une quantité d’oeuf durs qu’elle distribue en cadeau aux gens. Le soleil fait briller cette sublime structure dorée, dans un magnifique ciel bleu! La vue est plongeante sur la vallée et sur la ville de Chiang Mai, dont on reconnaît le carré du centre historique. Visite d’un temple un peu plus touristique mais fantastique.
Au pied de la colline, des dizaines et des dizaines d’échoppes offrent de la nourriture – beignets de banane, cônes de maïs rôtis, samosas – des souvenirs et des bibelots, éléphants – amulettes ou bouddhas, des vêtements tisses, des foulards. Chacun a le regard capté par ce qui l’intéresse … étonnamment aucun de nous ne craque.
Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep Doi Suthep

Sam se faufile alors dans la circulation dense de fin de journée pour nous ramener, toujours tout sourire, vers l’hôtel. La douche n’est pas un luxe ce soir avant l’heure de l’apéro … nous avons pris goût au Mojito local! Et c’est bientôt l’heure des essayages. Nous partons tous les trois assez impatients de découvrir nos commandes. Woah, pas mal du tout … encore quelques finitions et petites retouches et se sera top. Le jeune patron est vraiment sympa, c’est lui qui finalise les marques et il a le trait précis; aucun doute, il est bien du métier!
Retour en ville ...

Tout joyeux nous retrouvons Yves à l’hôtel, il a eu un rendez-vous avec un jeune chef d’entreprise qui avait participé au workshop de Singapour mi-août. Smith est tout content de pouvoir discuter avec Yves en privé … et bien sûr, il a apporté des cadeaux de son entreprise; des sachets de mets séchés, composés de riz, épices, légumes, viande … que nous testerons chez nous plus tard. Le restaurant du Chedi, avec sa tables au bord de la rivière, ses gros arbres décorés de lumières, sa carte de mets thaï, indiens ou western nous permet de clôturer magnifiquement la soirée. Les filles se régalent d’une salade au pamplemousse et au crabe suivie d’un plat au curry jaune délicieusement parfumé tandis que les garçons restent sur du plus classique avec un foie gras fondant et un bœuf juteux.
Sur le balcon de la chambre, la nuit tombe sous les effluves des cigares.


Poster un commentaire

Des tuk-tuk à la croisière au coucher du soleil

Le petit-déjeuner au club-lounge sur notre étage, s’avère délicieux; les œufs pochés, les french toasts croustillants, cuits à la minute sont hors du commun. Nous discutons ensuite avec une hôtesse de l’hôtel pour organiser notre journée de demain, avec des informations écrites et des coups de téléphone qu’elle donne pour se renseigner des horaires des shows, des visites. Nous aurons une voiture et un chauffeur pour notre programme perso de la journée, chouette!

L’hôtel se situe au bord de la rivière Ping, pas très éloigné de la vieille ville et nous partons d’un bon pas dans cette direction; les coups de klaxon des taxis rouges, qui font presque penser aux ambulances du temps de la guerre ou ceux des petits tuk-tuk à trois roues interpellent les touristes pour les emmener dans les endroits touristiques. Nous ne résistons pas longtemps … nous optons pour les tuk-tuk, persuadés qu’il nous en faudra deux! C’est sans compter sur la plaque que le conducteur pose sur la batterie près de lui devant, pour le quatrième passager. C’est Thomas qui s’y colle en premier, sa jambe quasi dehors, il s’agrippe à la barre et nous trois bien serrés à l’arrière, nous tenant à ce qu’on peut dans les virages … c’est parti, très gaiement, ça pétarade à fond, vers le premier temple de la ville! Que de rires!
tuk-tuk quatrième passager du tuk-tuk Rue de Chiang Mai

Chiang Mai était l’ancienne capitale, signifie ‘nouvelle ville’ mais elle est aussi appelée la ‘rose du nord’ pour sa beauté naturelle, ses profusions de fleurs, de temples, de monastères, de rues pavées avec des bars, des restaurants, des boutiques au charme incontestable … entourée d’un fossé d’eau avec de jolis ponts et d’anciens remparts de briques rouges. Partout de grandes affiches montrent le couple royal, sur fond jaune, la couleur de la Thaïlande.

Le Wat Chiang Man est le plus ancien temple, datant de la fin du treizième siècle sous le premier roi Lanna. Fantastique jeu de couleurs, d’or, de fleurs, de temples, de parcs et tout cela sous un ciel bleu pur. Nous nous déchaussons toujours pour pénétrer dans les temples et veillons également à avoir les épaules couvertes. Les moines vivent ici encore dans cet espace, se baladant parmi les touristes – ou bien c’est plutôt l’inverse – des fidèles chantent dans un hall. Des statues de bouddhas, toutes en or, des peintures extraordinaires sur les murs, des pilasses de bois peints en rouge décorées de dorures, des volets aux décors superbes créent une ambiance très mystique et pieuse dans ces temples où les visiteurs se recueillent, apportent des offrandes, échangent avec les moines … c’est paisible, c’est tellement beau! Un grand Chedi carré, au toit doré est supporté par 17 éléphants et il renfermerait des cheveux de Bouddha; les Chedis semblent être ici en Thaïlande ce qui correspond aux pagodes ou dagoba vues dans nos précédents voyages et qui contiennent des reliques du Bouddha.
Wat Chiang Man Wat Chiang Man Wat Chiang Man Wat Chiang Man Wat Chiang Man Wat Chiang Man

Thomas et Mélina engagent la conversation avec un jeune prof d’histoire de Bangkok, bien bavard; il prend son temps, nous conseille le temple d’argent plutôt que ceux qui sont plus touristiques, il nous donne les prix acceptables à négocier pour les tuk-tuk que nous pourrions garder pour plusieurs déplacements et il nous parle d’un magasin d’état, tailleur sur mesure … Et voici notre plan qui est déjà bien annoté de ces précieux conseils.

C’est ainsi que nous reprenons place dans un tuk-tuk qui sera notre chauffeur pour les prochaines étapes; nous quittons le carré de la vieille ville en direction du temple d’argent et heureusement que nous avons le plan pour nous faire comprendre. Wat Srisuphan serait le premier temple d’argent au monde … en tout cas, il est splendide, magnifique!! Un Bouddha doré y trône majestueux et paisible dans un décor gris argent. Il a quand même un gros défaut : les femmes n’y sont pas admises! Nous ne pourrons qu’admirer sa beauté extérieure, unique … et d’autres temples aux alentours. Les moines sont aussi présents partout, pour nous parler ou nous apprendre à méditer … cela me ferait bien envie si nous revenons plus longtemps. La rénovation de l’ensemble a débuté en 2004, des artisans Lannas sont ici formés et travaillent de leurs mains pour sculpter tous ces motifs incroyables; nous sommes fascinés et en admiration devant leur habileté, leur précision, leur don.
Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan Silver Shrine Srisuphan  Silver Shrine Srisuphan

Quelle chance, cette rencontre avec le jeune de Bangkok qui nous a suggéré cette visite! Et ici c’est un laotien qui nous accoste, son épouse est de Montreux et ils vivent à Vancouver … tiens donc, voici bien des points communs et ainsi il parle un peu français. Lui est dans le commerce de bijoux et sa femme dans la mode; elle vient justement ici à Chiang Mai pour ce même tailleur dont le jeune nous a parlé – là, c’est trop de coïncidences, il faut que nous y allions faire un saut. Il nous annote encore quelques curiosités sur le plan et vu que le temple que nous visions n’ouvrira que ce soir pour des cérémonies avec des moines, nous avisons notre conducteur de tuk-tuk que le plan a changé. C’est reparti pour une traversée en fanfare des rues de la ville.

Nous pénétrons, mi-figue mi-raisin, dans ce fameux magasin ViengPing … pourquoi ne pas tenter l’expérience? Les rouleaux de tissus regorgent de partout, sur les tables les catalogues Hugo Boss, Armani, Chanel se chevauchent, les filles ont toutes le mètre ruban autour du cou … il y a d’autres clients européens et nous sommes gentiment invités à nous asseoir et feuilleter. Une robe chic en soie bleu nuit pour Mélina, une robe plus classique pour la ‘mama’, un costume ‘grande classe’ avec gilet et chemises pour le jeune homme – Yves observe et s’amuse, cela lui suffit … il le regrettera presque! Les chiffres s’alignent sur la calculette, comme à la mode chinoise et nous croisons les doigts pour que le résultat soit concluant.
Notre tailleur Notre tailleur Notre tailleur

Je passe en vitesse le fait que notre chauffeur a eu largement le temps d’aller faire le plein de son tuk-tuk et se renseigner sur le White Chedi que nous avons repéré sur le plan; je n’ai pas encore compris à ce moment que le Chedi n’est pas un monument qui se visite et le chauffeur nous ramène à l’hôtel, du même nom … il laisse à Yves le loisir de faire le prix de toute la tournée, pas facile! Thomas en profite pour prendre place au volant …
Sa nouvelle voiture ! Chedi Hotel Tea Time au Chedi Chedi Hotel Piscine du Chedi

Nous nous remettons de nos chouettes émotions au bord de la piscine, fabuleuse, ou sur une banquette futon au balcon, ou au tea time … avant notre rendez-vous de 16h30 pour une croisière privée au coucher du soleil sur la Ping River! Et le rêve se poursuit, une personne de l’hôtel nous accompagne à pied vers le quai d’embarcation, après avoir traversé le temple Chaimongkol que nous observons rapidement, trop excités par ce qui nous attend. Une petite barque juste pour nous, avec un autre guide de l’hôtel qui parle français et connaît un peu Bruxelles … et un conducteur thaï, tous deux des plus sympathiques. Nous remontons la rivière pendant quarante-cinq minutes, admirant ses abords sauvages, ses pêcheurs dont ce sera la seule nourriture du jour, ses maisons tantôt luxueuses quand elles appartiennent à des expatriés, tantôt beaucoup plus rustiques pour les locaux. La végétation est très touffue et variée, la température est idéale … le courant nous emmène joyeusement. D’autant plus joyeusement que c’est une croisière ‘first class’ avec des Tapas succulents qui nous sont servis, accompagnés de vin rouge … nous sommes choyés; aucun mot ne peut exprimer notre bien-être du moment, seuls nos yeux pétillent de bonheur.
Temple près de la croisière Sunset Cruise Sunset Cruise Sunset Cruise Sunset Cruise Sunset Cruise Sunset Cruise

Le jour décline, le chauffeur annonce une halte dans un jardin typique rural au bord de la rivière … et là aussi, c’est merveilleux, authentique, caché dans les arbres – on ne pense pas aux dangers ici – des plantations mini de légumes, herbes, fruits, avec une petite ferme, des cabanons, des petits bars et espaces de repos, les métiers d’antan exposés. Ce petit trésor est hors du temps … où sommes-nous ? quand sommes-nous ? Cette visite a permis à notre guide hôtelier de réaménager sur la barque, les tables avec des fruits joliment découpés et il a même prévu pour le retour de nuit des châles pour chacun … quelle prévenance! Naviguons au retour comme dans un rêve, sous la magie de cette Thaïlande accueillante, apaisante, souriante.
Halte au jardin rural Jardin rural Au jardin Halte au jardin rural Jardin rural Sunset Cruise

Arrivés à l’hôtel, une musicienne nous berce avec un air local sur son Khim, ancien instrument thaï … et c’est justement les Happy Hours de l’apéro gratuit au lounge; nous avons bien fait de choisir ce surclassement ‘executive’. Sur la terrasse à l’étage, admirant cet hôtel au cadre fantastique avec les restaurants de style colonial et le bâtiment des chambres d’une architecture plus classique, les palmiers et les jardins fleuris, le plan d’eau éclairé de ses bougies et la piscine de ses flambeaux, nous sirotons un cocktail accompagné de miniardises raffinées … le ciel est parsemé d’étoiles! Et l’air ambiant est souvent ici parsemé de moustiques qui virevoltent autour de nous; les hôtesses nous déposent chaque fois un spray répulsif à la douce odeur de ‘lemon grass’ mais je ne pense pas qu’ils soient très offensifs.


Mélina repasse confirmer la couleur du tissu pour sa robe – le rouleau donne une meilleure impression que le petit échantillon carré, et la première intuition était bonne – et nous nous enfilons dans la longue rue du marché de nuit. Des échoppes et des échoppes à n’en pas finir, sur des kilomètres; pas trop de monde et des marchands sympathiques et peu insistants. Thomas espère mieux bronzer les prochains jours avec les t-shirts sans manches qu’il déniche ici à un prix dérisoire. Nous restons nous deux Yves scotchés devant un spectacle de rue vraiment impressionnant, d’artistes acrobates, habillés d’une longue couverture de dragons, et qui dansent, s’élancent sur des pieux à quelques mètres de hauteur. La musique donne l’ambiance, ce doit être une sorte de concours et nous avons le stress à la gorge pour eux … les chutes font tellement peur.
Nous nous retrouvons tous les quatre en chambre pour un dernier verre – de notre mini-bar perso – en nous remémorant avec grande joie toutes nos découvertes de cette première journée thailandaise.


Poster un commentaire

En route vers Chiang Mai

Tout le monde est bien décidé à préparer ses bagages pour notre voyage en Thaïlande, la météo y sera plus stable, ciel bleu et soleil par 30 degrés!

Deux vols qui s’enchaînent via Bangkok, avec Thaï Airways – aux hôtesses souriantes et aux sièges colorés – pour atteindre Chiang Mai, située dans une province montagneuse au nord du pays.
Sympa les sièges de Thaï porte d'accès à l'avion à Bangkok

Alex et sa famille ont vécu une année ici et y sont revenus pour des vacances cet été. Nous devons vivement les remercier de nous avoir suggéré l’hôtel Chedi. C’est un chauffeur dans une grosse limousine Van qui nous attend à l’aéroport; nous repérons de suite les nombreux scooters, tuk-tuk, taxis rouges typiques et les Vans comme le nôtre, plus luxueux. Les photos de l’établissement étaient prometteuses mais l’arrivée de nuit est encore plus fantastique, avec ce lobby tout ouvert, les plans d’eaux où flottent des bougies, le style colonial du restaurant. L’accueil est chaleureux, le personnel est nombreux et s’avérera hyper attentionné durant tout le séjour.
Quoi de plus agréable que d’accomplir les démarches du chek-in, confortablement installés dans les canapés du lobby – alors que nos yeux émerveillés scrutent les alentours – avec une délicieuse boisson rafraîchissante, plutôt que debout à un guichet.

Nos chambres sont spacieuses, magnifiques, avec un balcon qui surplombe le jardin et ensuite la rivière … les canapés lits pour prendre le soleil ou admirer les étoiles; j’aime leurs tongs et kimonos, leurs petits pots design pour les produits cosmétiques, le confort des lits futon … tout est parfait pour des vacances de rêve.
Chedi de nuit


Poster un commentaire

Diner au Spring Court de Chinatown

Ils ont mis leur réveil à 7 heures dans l’espoir de pouvoir partir sur Pulau Ubin, une île au nord, réputée authentique avec des villages de pêcheurs et une nature sauvage. Moi, j’ai donné avec cette nature sauvage, ses serpents et ses lézards et de plus j’ai quelques lessives et courses à faire avant le départ de demain. Mais les gros nuages du matin les dissuadent, les tiennent au lit plus longtemps et le plan tombe à l’eau.

La matinée se déroule alors tout calmement dans notre quartier, avec un passage au centre commercial de West Coast Plaza puis en traversant les ruelles des petites échoppes, des food-courts asiatiques, près du temple bouddhiste, Thomas et Mélina se baladent dans le parc longeant la mer et admirent au passage la grande place de jeux.

C’est ensuite pour aller au centre qu’ils se lancent dans les transports en communs, bus et métro alors que je reste faire du ménage. Little India avec ses rues et arcades aux couleurs rayonnantes, ses échoppes de fleurs, d’or, de foulards tout aussi multicolores … Arab street et sa jumelle Haji Lane, ses mosquées, ses boutiques aux devantures raffinées … donnent aux jeunes une autre image de Singapour et cette variété d’architectures, d’atmosphères, de quartiers font tout le cachet de la ville.

Ils marchent … ils marchent, revenant vers le quartier des théâtres, des affaires, de la baie et nous nous retrouvons tous les quatre au SwissHôtel pour l’apéro au 73ème étage, rien de tel pour un aperçu général de l’île, et surtout la vue de nos antennes de Bukit Timah au centre de la grande étendue de forêt.

Bar du 73ième étage au SwissHotel

Thomas porte le pied de l’appareil photo depuis ce midi, avec la perspective de superbes prises de Marina Bay, l’hôtel bateau, la fleur de lotus, les gratte-ciel du district des affaires … la luminosité est parfaite ce soir, nous nous installons sur les quais devant l’Esplanade animée comme un vendredi soir. Proche de nous une famille a apporté de beaux gâteaux pour les cinq ans de leur fille et tout gentiment, ils nous proposent un petit muffin. Ici se dénoue également l’énigme des ballons blancs sur la baie; par centaines ils sont alignés sur l’eau. Les gens peuvent écrire un message, un voeu sur une de ces boules disponibles devant le théâtre et l’eau ainsi se recouvre d’un tapis très original …

Sur les quais de l'Esplanade Marina Bay by night

C’est un pur souper chinois que j’ai réservé au Spring Court, un établissement classé site historique, restaurant depuis plusieurs générations. Le canard pékinois, le porc aigre-doux, les crevettes grillées, le riz cantonais sont un vrai régal, pas toujours facile à chopper avec des baguettes … et le service très attentionné est fort appréciable. Les jeunes termineront joyeusement la soirée avec Adrien et ses copains sur Orchard.


1 commentaire

Grosse frayeur à Bukit Timah

Singapour était une île couverte de forêt vierge, c’est principalement la partie sud qui s’est développée et le centre est resté assez sauvage et comporte plusieurs réservoirs d’eau. Des parcs sont aménagés un peu sur tout le territoire comme aires de jeux, de loisirs, de balades, de pic-nic, de sport mais il subsiste deux ou trois réserves dites naturelles avec sa faune et sa flore protégées.

Ce matin nous partons vers celle de Bukit Timah où se trouve le point culminant ‘naturel’ de Singapour. La montée est raide, en ligne presque droite sur l’itinéraire le plus rapide, avec un chemin assez large, fréquenté par les sportifs du matin. Les chauffeurs de taxi nous ont annoncé des singes, des serpents, des gros lézards … et nous sommes partagés entre d’une part l’envie d’en voir et d’autre part la crainte de se faire surprendre par un de ces reptiles. Les yeux balaient la forêt touffue, ses arbres gigantesques, les lianes que l’on pourrait confondre avec autre chose … Les ravins, les falaises, les chemins qui tombent à pic sont impressionnants. Le sommet est atteint, chaudement mais sans frayeur. Thomas trace devant en éclaireur. Nous sommes royalement à 163 mètres d’altitude et de grandes antennes gâchent notre vue.
Visitor Center de Bukit Timah Visitor Center Bukit Timah Bukit Timah Bukit Timah Le sommet de Bukit Timah

Nous sommes tous trois bien d’accord pour un autre itinéraire à la descente … c’est sans savoir que le sentier se rétrécit considérablement, nous rapprochant affreusement de la forêt vierge. Ce bruit aigu et caractéristique – notre chauffeur de taxi hier nous a dit que c’étaient des ‘chichia’ – est permanent et très puissant dans cette végétation; nous ne sommes pas seuls … et il y a certainement beaucoup de bêtes qui nous regardent, à l’affût. Ça monte … ça descend … et soudain, proche d’un marais, je distingue à deux pas de moi, une tête et une longue langue pointue au va-et-vient dans ma direction. Je suis figée sur place, ne peux m’empêcher de pousser un cri et ça y est, les filles sont tétanisées sur place, font demi-tour à grandes enjambées … la chaleur monte en nous, les pulsations s’accélèrent. Ensuite ce sont deux monstrueuses araignées, aux longues pattes jaunes, qui ont tissé leur toile juste au-dessus du seul sentier qui est notre échappatoire … nous nous baissons au plus bas pour passer … oh vite vite, que nous retrouvions notre chemin plus large! Seul Thomas a encore le courage de s’aventurer seul un peu plus à l’écart pour quelques photos d’une ancienne carrière transformée en lac vert émeraude. Le soir, Yves réclame des photos du serpent … il me fait bien rire lui … j’aurais voulu l’y voir!
Bukit Timah Bukit Timah Bukit Timah Bukit Timah Bukit Timah Bukit Timah

L’orage éclate en force comme nous rejoignons le Visitor Center, installé dans une jolie maison Black and White. Que d’émotions … voilà une exploration que je ne suis pas certaine de refaire avec d’autres visiteurs!
Orage se déchaîne

Le problème de trouver un taxi, par temps de pluie, dans un endroit aussi isolé ne nous vient à l’esprit que sur le moment-même; nous attendons une petite accalmie et courons vers la rue principale … bientôt au sec à l’appartement!

Comment pourrions-nous terminer la journée alors que le soleil fait la fine bouche pour ré-apparaître ? Du shopping, bien sûr! Direction VivoCity … et je suis de plus en plus inquiète pour les bagages des jeunes; je pense qu’un achat de valise va s’avérer plus que nécessaire. Je les laisse ‘magasiner’ pendant que je prends quelques notes, confortablement installée dans un canapé du Starbuck.
Yves a participé à un jury de Thèse, en vidéo conférence avec Paris et nous nous retrouvons à l’italien de U-Town, ainsi un autre quartier du campus que Thomas et Mélina peuvent apprécier.