Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Rythme de croisière

J’ai comme l’impression que les semaines passent de plus en plus vite. Notre vie ici a pris son rythme de croisière. Yves est pas mal sollicité; il est en contact avec la plupart des universités (NUS, NTU, SMU, INSEAD, ESSEC, …) et a même rencontré une équipe qui depuis une année crée une toute nouvelle université (SUTD) en collaboration avec le campus du MIT à Boston. Des entrepreneurs ou startups de la ville ont eu écho des présentations de Business Model Generation et se sont mêlés à des séminaires de doctorants pour en connaître davantage. Il y a même deux ministères qui seraient intéressés par un workshop pour leurs managers; IE (International Enterprise) au sein du ministère du commerce et de l’industrie, pour l’aide aux entreprises Singapouriennes dans leur développement à l’étranger et dans le ministère MICA (Information, Communication and Arts), le département « design Singapore » qui aide les designers souvent démunis de notions de business. Tout récemment c’est Amazon qui souhaite le rencontrer. Son agenda est bien rempli, c’est gratifiant.

Notre voyage au Japon est réservé du 18 au 30 octobre, en commençant par Tokyo avant de découvrir la beauté automnale de Kyoto. Dans la capitale, Yves aura plusieurs entretiens avec des entreprises, des collègues et le monde de l’édition. Heureusement nous avons trouvé un guide français pour les deux premiers jours; il va nous emmener dans des coins et divertissements insolites et il va nous aider à apprendre l’autonomie pour nos futurs déplacements. C’est précieux d’avoir une personne locale pour se débrouiller dans les transports en commun, cela ne semble pas évident.
Le climat ne sera pas celui de Singapour … la bonne excuse pour un peu de shopping! Je retourne à Jurong Point dans ce mall dont les magasins me correspondent assez bien. Pas très original, je trouve chez Esprit de quoi faire face à des températures qui baisseront de 10 degrés. J’y connais mes tailles et la qualité, et de plus, ce n’est pas toujours facile de dénicher une tenue qui me convienne dans les petites boutiques; souvent elles n’ont qu’une seule taille à proposer et c’est toujours beaucoup trop petit (et non non je n’ai pas pris de kilos!). C’est le comble que j’aie trouvé une blouse longue au design coréen, chez une vendeuse qui annonçait des tailles jusque XL!

Ma première séance d’acupuncture mardi, s’est super bien déroulée. Le professeur Wu Yue a étudié à Beijing la médecine traditionnelle chinoise et a aussi longtemps travaillé en Malaisie avec des médecins allopathes. Je suis admirative de sa dextérité pour insérer les aiguilles, rapides comme des flèches et sans aucune douleur ni gêne; le moment de repos s’est transformé en sieste, sans plus aucune notion de l’heure. Ensuite il a peaufiné avec une séance d’acupressure; je pense que tous les muscles de mon corps se sont détendus sous les pressions de ses doigts, avec toujours une préférence pour le massage du visage, du crâne, de la nuque. L’attente avant de me décider semble payante, je suis enchantée de cette thérapie par un vrai chinois professionnel.
 
Anita m’a fait la dernière coupe il y a trois mois; mes cheveux collent dans le cou pendant les promenades! Je prends rendez-vous chez Oscar, le coiffeur de Jutta et il s’avère que c’est une bonne recommandation. Il n’est pas désarmé devant nos cheveux fins, tellement différents de ceux de la population locale. Je le laisse créer une coupe un peu nouvelle; il me les raccourcit très fort sur la nuque et cela m’arrange. Son coup de ciseaux est phénoménal, précis et parfait! Quelques mèches pour éclaircir et un traitement pour nourrir les cheveux. Les fauteuils du bac de lavage sont presque des lits, on y est super bien installé pour le massage et la pause de la crème, enrichie par un jet de vapeur qui me transporte sur un nuage … rien de comparable avec les dix minutes express de la coiffeuse de Yves; je suis restée presque deux heures dans le salon d’Oscar, Hairapy.
 


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Botanic Garden

La journée s’annonce belle et sera chaude puisque je décide une balade dans la moitié nord du Botanic Garden; je n’aurai pas la possibilité de me rafraîchir dans un endroit climatisé. La porte est en ferronnerie à l’image d’une fleur mais moins imposante que celle sur Holland Road. Après un espace aménagé avec des plantes fleuries grimpantes, sur des arches formant un tunnel, j’arrive au parc des bambous. Et cela varie depuis de toutes jeunes mini pousses fines et légères à des massifs énormes, hauts et imposants de gros bambous. L’endroit est zen et idéal pour un chemin de pierres arrondies, appelé reflexology path, que je parcoure donc pieds nus; c’est fréquent ici, il y en a même un dans notre résidence.
     
À la sortie de la forêt de bambous, je reste en admiration devant les bougainvillées toutes fleuries et parfumées, c’est magnifique! Le petit lac, appelé Eco Lake, a un contour sinueux et est laissé sauvage; le niveau de l’eau est bas aujourd’hui mais on peut y voir des insectes et libellules, des canards et des hérons mais surtout des cygnes noirs originaires d’Australie.
Le parc présente depuis quelques jours une exposition-vente de sculptures de Zadok Ben-David; elles sont géantes, réalisées dans un acier qui rouille et représentent des arbres, des papillons, avec des formes rondes ou plus allongées … une harmonie parfaite dans ce décor de verdure.
Un joli jardin de bananiers me fait penser à mes amies et voisines chez qui aussi ils se plaisent. Plusieurs plantes et fruits sont à la base de nombreuses boissons et ici je découvre ces arbres aux larges feuilles portant des fèves de cacao, de café provenant d’Afrique et des plantes dont les feuilles produiront du thé sweet.
       
Le plus intéressant de ma balade est le jardin des plantes au pouvoir guérisseur. Je suis impressionnée par l’aménagement didactique de cette vaste partie du parc. Le ‘Healing Garden‘ présente quatre cents variétés de plantes utilisées médicalement et organisées par thème, selon les problèmes qu’elles traitent; les voies respiratoires, les voies digestives, le système nerveux, le système musculaire, etc. . La beauté et la sérénité qui règnent dans ce jardin nous laissent tout le loisir de la réflexion sur ce pouvoir de la nature face aux déficiences de l’être humain.
      
Les visiteurs commencent certainement en général par le Visitor Centre; moi j’arrive enfin à cette place centrale avec évidemment un magasin de souvenirs, un restaurant fort sympa, tout autour de superbes palmiers au pied baignant dans des fontaines.
     
Je pense que j’aurai pratiquement tout exploré après avoir traversé le ‘Evolution Garden‘, qui sur plus d’un hectare tente de nous faire remonter dans le temps, à plusieurs millions d’années, lorsque la vie a commencé par les plantes … les arbres se sont pétrifiés en minéraux … le décor est presque irréel.
     
Jolie promenade qui se termine à la sortie par un retour à la civilisation; l’ambassade de France se trouve juste en face de moi ainsi que Cluny Court, ce petit pâté de maisons-commerces qui a conservé tout son cachet.
  


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Je deviens FOM

Je deviens une FOM de ACM … c’est-à-dire ‘friend of museums‘ de l’Asian Civilisations Museum! Plusieurs amies m’en ont parlé, déjà Marie-Christine avant mon départ; c’est fait pour des dames comme moi (traduisez: la cinquantaine voire plus, sans enfants avec elles, un mari occupé, ne sachant comment passer leur journée et cherchant des contacts;-).
Chaque lundi, après les papotages autour d’un thé-café, une conférence est donnée dans l’auditoire du musée par une des membres de l’association, sur une thème spécifique. Aujourd’hui une australienne nous raconte la vie de Sir Victor Sassoon, un juif anglais, business man visionnaire qui a voulu faire de Shanghai dans les années 1930 le ‘Paris de l’Asie‘. Il a fait fructifier un héritage familial déjà conséquent, depuis deux générations de barons Sassoon, établies au départ à Bombay. On connaît encore aujourd’hui un de ses ouvrages imposants, l’hôtel Fairmont Peace, au toit de cuivre, sur le Bund, le boulevard des étrangers le long de la rivière.

Sir Victor Sassoon et son épouse

Le Peace Hotel sur le Bund de Shanghai

La salle est bien complète et je trouve l’exposé intéressant et approfondi. Les dames de l’association organisent également des visites guidées, des formations de guides mais je n’ai pas encore les programmes. Par contre une dame m’approche pour me proposer des tours de certains quartiers moins connus. Je verrai si elle me contacte; elle me présente Derek Corke, un peintre anglais qui a mis sur toiles des images typiques de Singapour, qu’il expose au Fullerton. De retour à la maison, je confirme ma suspicion : c’est lui qui a illustré le petit livre ‘Memories‘ que j’avais acheté à Chinatown … et ce sont les mémoires de Geraldene Lowe, justement cette dame qui m’a interpelée … peut-être une dédicace lundi prochain!

Le Swiss Club par Derek Corke

Le Raffles par Derek Corke

Après la conférence, je traverse le pont vers le Fullerton, pour entrer dans ce prestigieux hôtel et découvrir les œuvres de ce Mister Corke; plusieurs aquarelles me plaisent … et plairont à Yves aussi. Le lobby est dressé avec des buffets tout à fait alléchants … que j’ignore … et je parcours plutôt l’exposition sur les archives du bâtiment. Ancien Fort de garde de Singapour, il a ensuite été agrandi et restructuré pour héberger la Grand’Poste puis des bureaux gouvernementaux et a servi d’hôpital pendant la guerre. Ce n’est qu’au début du 21ème siècle qu’il devient cet hôtel de luxe. Aujourd’hui encore il est possible de poster une carte dans une authentique borne postale de la couronne d’Angleterre ici même au Fullerton! La première ou le premier qui m’envoie une carte postale de sa région recevra une carte de Singapour postée au Fullerton …

East Coast Park

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Notre but pour ce dimanche était une balade dans East Coast Park, situé tout à l’opposé de chez nous sur l’île. Yves m’avait fait la surprise d’une nuit au Fairmont en ville ; quelle merveilleuse idée ! De notre chambre, la vue est plongeante sur tout le carré du Raffles ; on se rend bien compte de son ampleur.

Le métro nous laisse un peu loin de la côte, cela mous permet de découvrir une autre facette de la ville, avec des industries d’électronique, d’appareils médicaux. Le parc longe la côte sur une bande assez étroite depuis la ville, jusque pratiquement l’aéroport, soit une distance de 11 km. La moitié nous suffira pour aujourd’hui et nous démarrons au lagon avec son installation câblée de ski nautique ; certains sont vraiment doués ! La marche est magnifique le long des plages de sable où poussent les palmiers. Au large, la mer accueille toujours une quantité impressionnante de porte-containers, de tankers, formant la ligne de l’horizon.

Où que l’on se trouve à Singapour, il y a de quoi manger. Ici aussi donc, se sont installés des food courts. Un restaurant perse nous séduit par son hospitalité et surtout par son poisson frais, grillé et épicé à merveille. Mais de nombreux groupes se réunissent pour des barbecues soigneusement et copieusement préparés ; nous verrons une cinquantaine de « barbecue spot » bien aménagés sur la plage et il y a du personnel qui passe pour les déchets … un dimanche après-midi ! On peut aussi louer des petits cabanons, un peu comme nos refuges en Suisse, ou installer sa tente igloo et passer là, le week-end. Le coin est assez peuplé, de marcheurs, de familles avec trottinettes et poussettes, de vélos, de rollers et également de cuistax … comme à la côte belge ! Et comme en Belgique aussi, une dame blanche et une blonde de Ciney seront notre goûter au Brussels Sprouts connu pour ses moules–frites et toutes ses bières belges à la pompe.

Une brise marine souffle tout le long, c’est la première marche que je fais sans être en nage !

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Tea Time au Mandarin Oriental

Le petit-déjeuner au Toast Box est surprenant ce matin par le fait tout d’abord que les œufs mollets nous sont donnés ainsi dans une petite coupelle … un peu chaud pour les doigts … ne connaissent-ils pas les coquetiers? Ils sont toutefois savoureux, même si on n’a jamais vu de poules ici, tout comme les toasts et buns au beurre parfumé provenant d’une jolie montagne sous cloche réfrigérée et aussi le café et thé latte dont la préparation est amusante, rappelant aux nostalgiques singapouriens le Nanyang coffee fraîchement grillé ; la serveuse transvase x fois le mélange d’une grande cruche à une autre, ajoutant lait, cacao Nestlé, sirop de sucre, en soulevant bien haut son geste, comme pour le thé marocain. Le résultat nous surprend en bien, c’est délicieusement doux et sucré.

Notre taximan chinois, pure souche, dit pourtant bien « can can« , ce qui signifie « oui oui » en Singlish (la langue de Singapour), quand on lui donne le nom du Mandarin Oriental mais il nous dépose au Marina Mandarin et c’est le jeu de piste pour atteindre notre lieu de rendez-vous. Nous rencontrons Nicole, la fille de nos amis de Uzès, avec son mari et leur charmante petite Juno de 14 mois. Le contact est de suite très chaleureux et joyeux; on échange sur nos vies et nos expériences, devant un Tea Time qui n’est pas sans nous rappeler celui de l’Empress à Victoria.
  
Nos amis Monique et Rémi se marient aujourd’hui à Charmey; nous avons une tendre pensée pour eux et vive la technologie qui nous envoie une photo presque en direct! Et notre jeunesse est elle montée en Belgique pour le grand plaisir des grands-parents

Ce samedi j’ai encore un coin de la ville à montrer à Yves; il s’agit du quartier arabe avec ses ruelles de petites boutiques design, le Blue Jazz Cafe dont les graffitis colorés sur les façades créent la polémique auprès des autorités, ses chichas au parfum agréable, Bussorah street et ses restaurants turques, marocains ou égyptiens. La magnifique mosquée du Sultan, avec ses éclairages nocturnes, séduit Yves comme je l’ai été dans la semaine; c’est réellement un petit quartier très plaisant.
    

Le Mamanda propose ces jours un Food Festival pour promouvoir la Malaisie. Nous sommes installés dans la cour, avec une jolie vue sur le parc et le musée et nous dégustons des mets délicieux d’un buffet où couleur, odeur, saveur sont les maîtres mots. Pas d’alcool dans le monde musulman, je me hasarde à une boisson rouge pensant que c’est une sorte de grenadine probablement et j’y retourne plusieurs fois, à la pompe de cette boisson aromatisée à la rose, un régal! Nous sommes aussi aux premières loges pour les danses folkloriques qui animent la soirée; rythme, couleurs, fleurs, or, soies, sourires, séduction … nous sommes sous le charme. L’ambiance est très conviviale, les dames engagent la conversation facilement alors que nous n’avons pas du tout le look des musulmans présents ce soir. Au final, chaque danseur et danseuse vient chercher un nouveau partenaire pour l’accompagner dans une dernière danse; je vous laisse deviner qui reste assis et qui est entraînée! Je m’y amuse et passe une soirée magique. Cela donne envie d’aller découvrir leur pays, leur but est atteint… et on reçoit des cds de musique et de reportages sur la Malaisie. Nicole nous a d’ailleurs donné cet après-midi un beau conseil pour un éventuel voyage.
   


Il fait bon se promener la nuit dans Singapour illuminée, animée, sans agressivité et aussi prendre un dernier verre dans un bar, pourquoi pas ? Celui de ParkView Square est réellement extraordinaire comme architecture, aménagement et décoration. Le bâtiment est relativement récent (une dizaine d’années), construit sur le modèle du Chanin Building de New York, pour un chinois de Taiwan par un groupe d’architectes locaux , comme Office Building le plus remarqué de son époque. Le rez de l’immeuble est un immense bar, complètement « art déco » des années 1920, une hauteur de plafond à quinze mètres, avec des bouteilles rangées sur une hauteur de trois étages, auxquelles les serveuses accèdent agrippées à une corde et hissées par un treuil (malheureusement pas de démonstration ce soir, nous n’avons sans doute pas choisi le bon breuvage;-). Chaque pièce de mobilier, table, fauteuil, lustre, statue, revêtement de mur, de plafond est une œuvre originale d’artistes internationaux et d’une sophistication et un luxe incroyables parfois, mélange de verre, de marbre, de bronze, de bois, de cuir. Des statues de grands hommes comme Churchill, Platon, Chopin, Dali, etc gardent le parvis de ce building imposant et une énorme grue dorée pointe vers la Chine. Et voilà comment notre curiosité nous mène parfois dans un endroit insolite, auquel les guides ne font pas référence.
      
Sur le chemin du retour vers Raffles City, une musique se fait de plus en plus puissante … mais une autre sorte de musique ici. En octobre, même à Singapour, on célèbre la fête de la bière! Un orchestre, que je dirai bavarois, met une de ces ambiances devant le German Bar et parvient à faire chanter et bouger les caucasiens et les asiatiques amoureux des mass de bière (les serveuses n’ont pourtant pas la même morphologie que les germaniques!).





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Le Grand Shanghai

Ce fameux centre commercial récemment inauguré, je l’aurais vraiment appelé « The Boat » plutôt que « The Star », tellement cela me fait rêver à une croisière quand j’y fais le lèche-vitrine. La construction est phénoménale, avec des ponts comme sur un paquebot. Tous les emplacements ne sont pas encore occupés mais il y a déjà beaucoup à admirer ainsi ; de nombreux restaurants évidemment, de toutes origines et je choisis aujourd’hui un lunch léger et sain avec des wraps et un smoothie mangue-passion, délicieux. A la commande, le garçon me remet un petit gadget en forme de soucoupe volante, qui se met à clignoter 5-10 minutes plus tard quand mon repas est prêt ! Les boutiques rivalisent entre chaussures confort ou à talons aiguilles, sacs de voyage ou avec coques, vêtements casual ou plus chics, cosmétique (je me fais masser les mains avec du sel de la mer noire), articles de maison (je repère des ceintres anti-glisse) et un petit supermarché japonais.
        
Ce qui ne fait jamais défaut par ici, ce sont les salons de massages et de beauté. La concurrence joue entre eux ; ils essaient de nous attirer avec des offres alléchantes dont la plupart jouent sur la durée par des sortes d’abonnements mais je ne suis pas ici assez longtemps alors je craque pour une massage javanais du visage proposé à moitié prix : douceur et parfum dans le geste et le toucher – odeur de fruit, d’épice et de concombre – tradition et savoir-faire pour un réel bien-être.

Les heures ont passé et je suis toujours sur mon bateau … je poursuis dans ma démarche bien-être, en allant découvrir un centre  « body & soul ». Une publicité dans le Finder, la revue gratuite sur ce qui se passe et s’offre à Singapour, a attiré mon attention. Le centre propose de l’acupuncture, des massages, de l’ostéopathie, des cours de relaxation et Qi gong … toutes thérapies qui me parlent. Et ce sont des françaises qui m’y accueillent même si les thérapeutes sont chinois ; je me renseigne sur des séances de Qi gong et je prends rendez-vous chez l’acupuncteur la semaine prochaine.

Après un passage rapide à l’appartement, je repars avec Yves en ville pour un souper au Grand Shanghai, offert par Virginia Cha, une de ses collègues originaire de Shanghai elle-même mais élevée en Thaïlande, ayant étudié à Hawaï, lancé des entreprises en Chine et installée à Singapour où elle a fait un Doctorat à l’âge de cinquante ans ! Selon elle, c’est le seul vrai restaurant chinois, typique « old fashion » avec un groupe de musique live mais surtout « it is the place to be » pour faire du business avec les chinois ; les touristes ne fréquentent pas l’établissement ! Nous la laissons choisir pour nous une quantité de plats qui viendront garnir notre table ; tout est très très bon et comme c’est l’habitude souvent, elle a apporté sa bouteille de vin ! Le maître d’hôtel et les serveuses sont très attentionnés ; normal, nous dit-elle, je les « arrose » d’un gros pourboire une fois par année (c’est la coutume). Soirée très agréable que nous terminons par une balade en amoureux sur les trottoirs éclairés de Robertson Quay, un des trois quais animés de la River.
     
Le retour en taxi est rapide à cette heure tardive ; c’est toujours amusant d’échanger avec les chauffeurs de taxis. En général, il suffit d’engager la conversation et ils sont partis à raconter … Mais le plus surprenant au début, est que souvent ils nous demandent « par où nous avons envie de passer aujourd’hui » ? Les Singapouriens aiment les acronymes et c’est donc un discours du style « par CTE ou AYE ? ERP est terminé à cette heure ! ». Autant dire que les premières fois, c’était vraiment du chinois pour moi. CTE et AYE figurent sur les plans comme des noms d’autoroutes mais en réalité le E signifie Express et les autres lettres sont les initiales des deux points extrêmes qu’elle relie, comme si l’autoroute Genève-Lausanne était appelée GLE et prononcée « gu l e ». Et ERP est le système de taxation de la circulation au centre ville durant les heures de forte affluence. Le taxi est un mode de transport très courant, même des jeunes étudiants se déplacent souvent ainsi. Personnellement, je n’ai jamais autant pris le taxi de ma vie, que ces deux derniers mois et à présent nous parvenons à leur indiquer l’itinéraire qui nous fait plaisir …


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Souper Fondue au Swiss Club

Un orage violent et très bruyant nous a réveillés cette nuit. Il paraît que Singapour est touchée par la foudre environ 170 jours par année, à cause de son climat chaud et humide permanent et cela en fait une des capitales mondiales de l’éclair (sans danger toutefois, rassurez-vous). Il est vrai que j’entends très souvent le ciel gronder mais sans que cela ne déclenche chaque fois un déluge … fort heureusement. La pluie tombe ce matin toute droite, drue et en force mais le bonheur ici, c’est que cela ne dure pas trop longtemps.

Il n’y a aucun rapport entre cette pluie et l’eau qui coule dans ma salle de bain. J’ai bien cru expliquer hier au bureau de la résidence que c’était sous les toilettes et non dans la douche … mais le technicien vient avec un flexible de douche! Il resserre juste une rondelle près du wc, je doute que ce soit d’un grand effet. J’en profite pour lui demander où je peux me procurer des sacs pour l’aspirateur … il paraît étonné de ma question ; le vôtre était neuf à l’entrée dans l’appartement, me dit-il et ça dure des mois … et là c’est moi qui fais l’étonnée! Explication : il faut ôter le sac de l’aspirateur et le vider dans la poubelle … simple !

Yves est lui libéré de son attachement à Swisscom depuis ce mois et souhaite utiliser son numéro singapourien sur son iPhone, alors qu’il avait pris un modèle Nokia basic au départ ici. Le format des cartes SIM étant différent, il va s’enquérir chez Singtel de la possibilité d’échanger une grande carte SIM pour une petite, sans devoir changer de numéro. Mais pourquoi faire compliqué, une fois de plus, quand on peut faire simple … l’employé a tout naturellement coupé physiquement la carte pour la faire entrer dans l’iPhone … le tour est joué … et ça marche!

En fin d’après-midi, le bus me dépose en bas de la Swiss Club Road, rue qui monte, pas étonnant puisque nous avons rendez-vous ce soir avec la Suisse. Les maisons sont grandes, magnifiques et leurs propriétaires sans aucun doute de riches bourgeois de Singapour. Je montre patte blanche au garde à l’entrée du Swiss Club, un des clubs de la ville les plus appréciés, selon nos informations (un peu biaisées, je l’avoue). Une jolie bâtisse datant de 1927 et qui fut créée à l’origine pour servir de stand de tir aux suisses expatriés … pas question d’échapper aux tirs militaires obligatoires à l’époque ! La propriété se situe sur une petite hauteur et au milieu de la forêt, dont on reconnaît typiquement les bruits … et Yves a même vu passer un « dinosaure » tranquillement. Se trouvent ici aussi l’ambassade, une école suisse, des installations sportives comme les courts de tennis et la piscine, sans oublier le petit chalet en bois aux volets rouges et quelques vaches !  En attendant le début des « festivités », nous croisons par hasard Yin Yin … quelle coïncidence, c’est pratiquement ma seule amie locale (elle est membre du club et attend son garçon qui suit ici des leçons de tennis).
Yves est convié par l’association Swissnex, à faire une présentation pour les alumni HEC Lausanne, en position à Singapour ; ensuite un souper « fondue fromage » nous est offert pour ne pas nous permettre d’oublier nos racines. L’ambiance est hyper conviviale ; Yves reconnaît pratiquement tous les visages de ses anciens élèves. On parle beaucoup français, voire même vaudois mais aussi anglais avec des tous jeunes gens de Lugano. Par contre dans les bars et restaurants du club, c’est le suisse-allemand qui domine. Nous sommes une vingtaine et les contacts se font rapidement ; on échange, en fait pour nous c’est plutôt recevoir, des informations sur la vie à Singapour et en Asie. Plusieurs couples se sont installés il y a une dizaine d’années et n’envisagent pas du tout un retour en Europe ; ici ils apprécient le climat, la nature, le statut qui leur permet d’avoir une maison et du personnel. Par contre à l’âge des études universitaires, la jeunesse s’échappe aux Etats-Unis ou en Europe, par besoin de liberté et aussi de connaissance de leurs racines. Et c’est ainsi que dans la conversation, Arne, mon voisin, me parle de Claude et de Daniel, deux amis très proches … et soudain le monde se rétrécit ! Ou alors, après avoir papoté un bon moment avec Alexandra, nous nous apercevons que nous avions fait connaissance, il y a plus de vingt-cinq ans, lors de grillades à La Forclaz, chez Isabelle, la première assistante de Yves. Elle nous demande des nouvelles de Gabor, d’Alex, etc. La soirée se passe ainsi dans une ambiance excellente et les cartes de visite s’échangent de-ci de-là … on se reverra !
      
Le retour est joyeux également ; il tombe quelques gouttes seulement à la sortie du bus et il ne nous faut que dix minutes pour rejoindre le condo. Eh bien, cela suffit pour prendre une bonne douche … les nuages tout d’un coup décident de se vider sur Kent Vale. Le petit parapluie est insignifiant face à la force de l’eau et ça rebondit de partout, formant une vraie rivière au sol. Nous ne pouvons qu’en rire, avec nos jolies chaussures, Yves en chemise classe et moi avec ma petite robe de soirée … L’avantage ici, c’est qu’avec la température, même à minuit, on ne prend pas froid et c’est bien aussi quand cela arrive au retour plutôt qu’à l’aller. J’ai compris ce soir, preuve à l’appui, que le parapluie à Singapour est utile pour se protéger du soleil et non de la pluie !


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Anecdotes de la vie ici

Nous n’aurons jamais fini de découvrir des endroits insolites, sympas, un peu à l’écart des sentiers battus. Hier Yves donnait un cours à la prestigieuse école INSEAD, qui ne se trouve pas très éloignée de Buona Vista. Je lui propose donc de m’arrêter à cette station de métro, à mon retour de la ville, ayant lu quelque part que Rochester Park valait une visite. Il ne s’agit pas d’un parc où l’on fait des km de balade mais de petites rues cachées dans les bois où de magnifiques bars et restaurants se fondent dans le paysage de la forêt. Un repas tout simple mais dans un cadre qui fait oublier tous les « éventuels » soucis ou douleurs de la journée. Dans ce coin là, en septembre, à été inauguré un CC à l’architecture grandiose, une fois de plus; on se croirait dans un énorme paquebot à ciel ouvert; les architectes se donnent du plaisir ici.
           
Je dois aller à un bureau de poste à Clementi pour récupérer un envoi; l’adresse sur l’avis indique « 3 Clementi Avenue » et je me souviens que le coiffeur conseillé par Jutta se trouve au 2 de la même avenue. Mais ne serait-ce pas trop facile pour moi que ce soit juste des voisins ou de l’autre côté de la rue? Je dois bien marcher quinze à vingt minutes pour aller de l’un à l’autre … je comprends enfin que le 3 Clementi Avenue est toute une rue en elle-même, à l’intérieur de laquelle chaque building a un numéro de block et il en va de même pour l’autre adresse. Il suffit de savoir; je trouve enfin le salon de Oscar, qui a justement décidé de prendre sa journée! Mais comment Jutta a-t-elle déniché ce petit salon au rez d’un block perdu dans ce quartier de HDB?

Je suis retournée chez Joy pour une longue séance de manucure-pédicure, un plaisir de me faire dorloter avec un bon thé et des petits chocolats … pour moi en tout cas c’est un plaisir mais pas pour le monsieur qui, installé à quelques fauteuils du mien, pousse des cris de douleur quand la fille lui triture les orteils … serait-il tellement douillet; il a mis de l’ambiance au salon aujourd’hui!

Puisque c’est le moment des anecdotes, je continue avec celle du début de semaine. On m’a proposé sur le campus un cornet de glace, gratuit … et ceci pour l’inauguration d’un nouveau guichet de banque! Je pensais plutôt recevoir un bic, un porte-clé … mais non un cornet de glace, avec trois parfums, fraise, chocolat … tout va bien mais je suis surprise du troisième goût : sweet corn. Étrange de se trouver avec un grain de maïs en bouche alors que je déguste une glace, mais ce n’est pas si désagréable!

Yves, lui, apprend que son collègue finlandais a hérité d’une philippine qui travaillait pour des amis ayant quitté Singapour. Nous aurions de la peine à héberger une jeune fille à notre service, dans ce réduit minuscule, borgne, sans climatisation, qui me sert à moi de cave. Mais elles sont très contentes d’avoir du travail, celle-ci gagne 600$ par mois, elle fait les courses et leur prépare tous de bons repas asiatiques, qu’ils ont réussi à lui faire prendre à leur table (ce qui n’est pas usuel). Le dimanche est leur jour de congé, on les retrouve en nombre sur les trottoirs de Orchard Road et dans les environs, tout comme on l’avait observé à Hong-Kong, il y a une vingtaine d’années.

Un autre professeur belge, de Hasselt, est en visite à NUS pour deux mois. Il vient de s’installer, à Kent Vale également, et est rattaché à un département management de la faculté d’ingénieurs où Yves est déjà intervenu dans un cours. Ils se trouvent des contacts et des centres d’intérêt communs … même ici le monde est petit!


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Little India et le quartier arabe

Alors que Chinatown enlève ses lanternes et ses guirlandes après les festivités de la mi-automne, le quartier indien, Little India, sort ses décorations de rue pour Deepavali, la fête hindoue des lumières, qui brillera tout le mois d’octobre. Little India est un quartier qui a conservé une atmosphère plus pittoresque, moins aseptisée que le reste de Singapour. Ce n’est pas ici que l’on trouvera des magasins au sol de marbre et avec un air climatisé.
Les arcades de shophouses, également très colorées, débordent sur les trottoirs d’échoppes d’où se dégagent de la musique et des relents d’épices. Ces échoppes s’entassent, proposant parfums, cds, vêtements, chaussures et bien sûr des bijoux en or ! Les fruits et légumes se vendent quasi jour et nuit, le long des rues.
    
Et les colliers de fleurs attirent les regards ; c’est tout un art et un apprentissage que de choisir et enfiler ces petites fleurs isolées pour créer de superbes « bijoux », destinés aux offrandes mais aussi aux décorations lors de cérémonies de mariages, Deepavali ou simplement pour garnir les cheveux. Au 19ème siècle, ont émigré d’Inde et de Malaisie les premiers « flower garland makers » ; ils façonnent leurs oeuvres avec des petites roses, du jasmin et des tagètes … dont je trouve le terme anglais de marigold plus mignon.
 
Certains petits malls ont un thème bien précis, comme Tekka Centre qui à l’étage au-dessus d’un marché mouillé bien odorant, regorge de marchands de saris. C’est tellement coloré, satiné et aussi tout en brillance de paillettes. L’autre jour dans le métro, nous avons admiré deux petites filles indiennes avec habits, sac et bijoux traditionnels, si mignonnes.
 
Ce ne sont pas non plus les restaurants qui manquent et les serveurs, parfois en habit, essaient de nous aguicher … je sais par contre que les plats sont souvent fort épicés et j’attendrai Yves pour faire une découverte astronomique typique ; nous avons quelques adresses. Aujourd’hui, j’assure … je plonge dans une sorte de self-service, tout clair et hyper propre, où j’espère trouver à mon goût un petit snack. Oh, la carte est incompréhensible pour moi sans photo; alors je me fais aider, il y a un jeune serveur qui parle un peu anglais et il me prépare une assiette de samosa chaat arrosée d’une délicieuse sauce verte … c’est excellent, juste un peu relevé et tellement parfumé ! Il est ravi que cela me plaise.
Tout le monde ici m’a dit d’aller voir Mustafa … ce n’est pas une personne mais un grand magasin, ouvert 24h/24 où l’on trouve de tout et en quantité inimaginable (des bijoux en or, des jeans, tongs ou baskets, des sacs et valises, des parfums, de la literie, des jouets et vêtements bébés, des colliers ou petites robes tutus, des costumes pour Gilles … de la vaisselle, de l’alimentation et tout un rayon Lindt, …)! Les expats viennent se fournir ici quand ils s’installent … et non chez Ikea, trop cher. Mais c’est un fouillis indescriptible par endroits, la marchandise est entassée en couches superposées … ça valait le détour. J’y admire les rouleaux de tissus, style de marchandise que l’on ne trouve plus guère chez nous. Le magasin ou les magasins sont énormes, assez sombres et vieillots, avec des escaliers plutôt que des escalators et je dois un peu chercher pour en trouver la sortie …
       
Il y a peu de limite entre le quartier indien et arabe. Ayant déjà visité quelques temples, j’explore aujourd’hui les mosquées. J’hésite à entrer dans la belle Masjid Abdul Gaffoor, habillée de tons de vert et crème, la mosquée des indiens tamouls, car je n’y aperçois que des hommes. Mais une jeune touriste d’Ouzbékistan se joint à moi ; pieds nus et vêtues d’une longue djellaba, nous pouvons ainsi pénétrer dans la salle des prières, sobre et aérée.
  
Et alors que je suis mon plan le long du canal Rochor vers une autre mosquée, je découvre une petite église blanche, immaculée, l’église catholique de Notre Dame de Lourdes ! Elle a été construite en 1888 sur le modèle original, semble-t-il. La mosquée des musulmans malabars, du sud de l’Inde et du Sri Lanka, a été reconstruite il y a 50 ans; elle resplendit de mosaïques bleues, couleur lapis-lazuli, et d’un dôme doré. A côté, dans un fouillis d’herbes folles, on peut voir des stèles d’un vieux cimetière abandonné.
 
 
La mosquée principale des communautés malaises et indonésiennes, Masjid Sultan est également impressionnante mais j’y arrive trop tard pour la visiter. Elle est située près du Malay Heritage Center, avec son musée rénové tout récemment et j’y reviendrai également pour une visite guidée. L’endroit est paisible en cette fin de journée, dans un joli parc où le gazon semble taillé aux ciseaux, tout à fait comme le mien à Lonay!
 
Bussorah street, Arab street, Haji lane sont des ruelles au mode de vie alternatif, où il est agréable de flâner, de chiner parmi les petites boutiques d’artisanat, de foulards, de vêtements … on peut s’y faire peindre les mains à l’henné … on y adore la fumée odorante des narguilés.
   
J’allais oublier de dire que pour la pause au milieu de mes longues heures de balade dans ces quartiers chauds (point de vue température, bien sûr), je me suis laissée tenter par l’enseigne du Tang Dynasty. Je gravis un petit escalier sombre, étroit et je découvre un merveilleux spa, charmant comme tout, où je m’offre une heure de massage des pieds … quel bien cela fait !


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Week-end de la mi-automne

C’est une jolie pleine lune ce week-end, comme il se doit pour le Festival des Lanternes et aussi pour notre anniversaire par la même occasion.
Survival Chic est une sorte de club, pour expats, fondé par un couple de français, dont Yves à été renseigné via un collègue de Bordeaux. Nous recevons justement hier notre carte de membre, elle nous offre entre autres, une réduction conséquente dans une liste de 56 restaurants soigneusement choisis. Et nous en testons déjà deux ce week-end … Le Petit Cancale, sur Duxton Hill, cette ruelle charmante de Chinatown, à été créé par un chef français et nous y dégustons des poissons et fruits de mer excellents. The Disgruntled Chef se trouve lui dans notre quartier bien aimé de Dempsey Road et c’est également une découverte superbe; le serveur nous ayant mis au parfum que la tradition veut que les plats soient partagés entre les convives de la table, nous savourons ainsi une sélection de quatre petits plats, tous plus exquis les uns que les autres. De part et d’autre, la qualité du service, la gentillesse du personnel sont irréprochables … belles découvertes, merci Survival Chic!
Samedi en matinée, dans cet édifice classé qu’est la Arts House, ancien bâtiment du Parlement, a lieu un concert un peu particulier qui va nous enchanter. La représentation se titre « Broadway meets Opera » et ce sont des solistes de la toute récente école d’opéra « Intune Music School » qui se produisent devant nous, dans une petite salle cosy, appelée Living room. C’est en effet comme si nous étions dans un salon à écouter des voix sublimes chantant juste pour nous, sur des musiques de Bernstein, Mozart, Puccini, Bellini. Un travail remarquable; la plus jeune artiste n’a que 16 ans, le professeur, Mr Hawk Liu, semble très sympathique et tout se déroule sans chichi, de façon décontractée … enchantement réel!
   



J’ai dit à Yves que s’il voulait admirer toutes mes découvertes, un deuxième sabbatique serait nécessaire pour lui! Nous profitons du week-end pour qu’il ait un aperçu des ruelles, des parcs, des constructions, des temples du quartier chinois que nous parcourons à pied. La pause au « Restore » est également au programme avec une délicieuse gaufre à la cannelle et sirop d’érable, accompagnée d’un café glacé. C’est le cortège du festival des lanternes et nous y trouvons une légère ressemblance avec nos lampions du premier août. Par chance, nous pouvons assister à une cérémonie chantée par des moines et des fidèles au temple de « Bouddha Thoot Relic » , ce grand temple où l’on vénère Maitreya, the Future Buddha, présenté couvert de peinture dorée, assis sur un lit de fleurs de lotus et des centaines de ces fleurs colorées éclairent la pièce.


Chinatown la nuit grouille de monde dans ces ruelles envahies d’échoppes de souvenirs, de vêtements,  de sacs, de gadgets, de céramiques, de nourriture … évidemment. Nous admirons d’énormes pomelos verts venus de Thaïlande. Au hasard de notre promenade nocturne, nous tombons sur un magasin Tintin, avec même tous les ouvrages en français!
    
Et sur Orchard Road, que nous n’avons plus parcourue depuis quelques semaines, de nouvelles sculptures épatantes ornent le trottoir. Elles sont l’œuvre d’un certain Richard Macdonald, californien, dont les bronzes traduisent admirablement la beauté et la grâce du corps humain.