Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Ville d’eau et de shopping

Joyeux Anniversaire à maman, qui nous suit à la trace grâce aux moyens de communication modernes !

La troupe Pigneur-Cruchon part de bon matin en bus et métro – zut pour Thomas – vers la ville. Yves et moi avons rendez-vous pour la prolongation de nos cartes de séjour, au bureau des permis de travail. L’employée est vraiment très sympathique, la démarche est rapide, claire et efficace; nous pouvons rester jusque fin mars.

Pendant ce temps, Thomas et Mélina découvrent la River, en marchant le long des quais entre le Fullerton et Riverside … « très très joli », disent-ils et aussi très très chaud; ils n’ont pas encore trouvé le pas singapourien.

Dans le basement de Central, je leur montre les artisans de bonbons; ils roulent, manipulent, étendent des pâtes de sucre de couleurs, pour façonner ces délicieux candy durs aux parfums et dessins variés – il faudra en ramener pour Mathieu et Anaelle.

Yves poursuit avec nous le circuit au centre, en passant par MICA aux volets multicolores, par l’immeuble de l’électronique où Thomas commence sa journée de shopping, par la visite du Raffles aux superbes décors de Noël. Nous montons au SwissHotel pour l’apéro mais malheureusement le bar panoramique du 73ième étage n’est pas encore ouvert; et nous prenons le lunch au Sun, restaurant japonais de Chijmes où les Bentos sont copieux et délicieux – aujourd’hui, il y en a un spécial ‘ladies‘.
Le Raffles aux couleurs de Noël Restaurant japonais à Chijmes Sun, restaurant japonais

La pluie va quelque peu modifier notre programme pour la suite de la journée. Alors que Yves rentre sur le campus, nous nous enfilons chez Esprit dans City Hall, un des centres commerciaux tentaculaires de la ville. Les jeunes y dénichent assez – voire plus – pour pouvoir se faire une carte de fidélité Esprit du magasin de Singapour!
L’après-midi sera réservée au ‘vrai’ shopping sur Orchard, le détour inévitable d’un séjour ici. C’est toujours aussi impressionnant en quantités de magasins, nombres d’étages en sous-sol et en hauteur, cohabitation proche de boutiques de vêtements avec des restaurants aux odeurs fortes et des échoppes de gadgets. Noël s’est annoncé, les décorations sont grandioses et pour un jour de semaine, il y a vraiment beaucoup de monde.
Noël à IOn Noël sur Orchard Noël sur Orchard

Je fais pour les jeunes un choix de malls … Ion, Takashima, Central Point et bien sûr Abercrombie & Fitch … c’est étrange mais partout, Mélina ressort avec un sac de plus et elle clôture ses achats par une jolie paire de sandales qui lui permettront d’arpenter les rues les prochains jours, sans se soucier de ses pieds …
Je me dois de les attirer avant de rentrer vers Emerald Hill, cette ruelle tellement typique de la période des Peranakan, dont on se demande comment elle a survécu au mouvement des bulldozers et des constructions d’immeubles massifs et modernes avoisinants.
Emerald Hill Hemerald Hill

C’est bien évidemment en taxi, bien chargés, que nous rentrons retrouver Yves pour un souper tout simple à l’appartement. Nous lui avons rapporté les délicieux popcorn Garrett, caramélisés au beurre salé qui parfument plusieurs galeries marchandes de la ville.


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Le zoo de Singapour

Thomas prend goût aux déplacements en taxi … pourquoi se traîner cinquante minutes dans les bus et métro, alors que le taxi nous emmène en un quart d’heure au zoo. Le chauffeur est très drôle, bavard, il nous explique dans quels autres parcs nous aurons du plaisir à nous balader et cela le fait rire quand nous, les filles, ne voulons pas regarder la photo du serpent qu’il y a vu … Il nous conseille Bukit Timah, nous le montre de loin mais aujourd’hui ce sera le zoo.

La file aux caisses est assez longue; je présume que les vacances ont déjà commencé à plusieurs endroits. Le zoo est installé dans une des réserves de Singapour, au centre de l’île, qui est resté protégé des constructions. Les animaux n’ont pas toujours beaucoup d’espace quand on pense à leurs besoins naturels de courir; par contre la plupart ne sont pas enfermés dans des cages mais juste séparés du public par un fossé d’eau … il faut avoir confiance! C’est bien ce que nous pensons en quittant les tigres blancs qui font des allers-retours, en nous lançant des regards sombres … et que nous voyons qu’un tout petit saut leur suffirait pour venir nous ‘caresser’ de leurs grosses pattes!
Accueil au zoo Je prends mon bain Zoo de Singapour Zoo de Singapour Zoo de Singapour


La forêt à l’état sauvage … la végétation est impressionnante; on se croit par moment dans la savane et à la fin du parcours seulement, nous apprenons que de fins serpents vert fluo vivent ici en toute liberté. Le zoo compte 2’800 animaux et nous verrons beaucoup de singes de variétés diverses, des lions, des rhinos, des girafes et des zèbres, des lamas, des lémuriens … et j’en passe. L’appareil de Thomas a crépité des centaines de fois! C’est bien agréable d’être accompagnées de notre reporter.
Zoo de Singapour Zoo de Singapour Zoo de Singapour Zoo de Singapour

Mais ce qui attire le public au zoo de Singapour depuis deux semaines, ce sont Kay Kay et Jia Jia, les deux nouveaux pandas venus de Chine. Le premier semble très fatigué et l’autre nous fait le plaisir de se dandiner sous nos yeux, de jolis gros nounous.
Il faut beaucoup de bamboos Je fais dodo Moi je suis plus vaillant

Au retour les filles s’octroient une petite pause rafraîchissante à la piscine de Kent Vale pendant que Thomas trie ses photos. Nous devons retrouver Yves fin de journée vers Rochester pour souper. Mais pour que les jeunes découvrent vraiment ce qu’est la région à cette époque de l’année, il faut connaître la pluie équatoriale … le ciel gronde, le déluge s’annonce alors que nous prenons les deux bus vers Buona Vista. « Ça c’est de la pluie! »
La chaleur aide … un peu … à supporter mais c’est surtout le cadre du Bistro Bar qui va tous nous séduire et nous redonner la bonne humeur. Ici aussi, il s’agit d’une de nos adresses de ‘survie’. La terrasse extérieure d’une jolie Black and White House, en bordure de forêt. Le service est jovial, attentionné et les plats esthétiques et savoureux … le burger de Thomas, les pâtes au crabe d’Isabelle et surtout le Tiramisu. Une petite pensée pour Olivier alors qu’à la table voisine une équipe Samsung fait la promotion de la Galaxy Camera – ni Mélina, ni moi ne parviendrons à en obtenir une, c’est pas faute d’avoir essayé. Dommage que vous ne puissiez ne venir qu’une fois dans ces bonnes adresses, dit et écrit Thomas à son frère. Quelle soirée !!
Burger de Tom au Bistro Mes pâtes au Bistro de Rochester Dessert de Mélina


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Marina fascine la jeunesse

Yves a une longue journée de conférence dans un programme de formation continue pour de jeunes entrepreneurs. Le groupe est très réactif et le jeu des spaghettis fonctionne très bien.

Alors que les photos nous arrivent de Suisse avec des quantités de neige, nous profitons d’une belle journée … « chaude », trouvent les jeunes!

Sur la côte sud, nous allons prendre quelques renseignements pour des excursions vers les petites îles autour de Singapour. Le Terminal est grand, moderne et sur son toit, une belle esplanade de gazon, offrant la vue sur la mer parsemée d’embarcations, sur les chantiers et leurs grues traduisant bien l’expansion constante de la ville, sur le fameux bateau perché sur trois tours et proche du quartier des affaires.
Vue depuis South Pier Terminal Le toit du Terminal Depuis le terminal des ferries

Le Barrage donne aussi à Thomas l’occasion de photos vers le centre; nous regardons les cerfs-volants monter et monter … les groupes de jeunes qui répètent leurs chants de Noël. Les jeunes traversent le barrage, émerveillés comme moi la première fois.
Marina Barrage

Pour se rafraîchir, je propose de rentrer visiter le Dôme des Fleurs. La place centrale a pris les couleurs et les décorations de Noël; les étoiles rouges, les lys sont en nombre impressionnant, les fleurs des Hibiscus toujours aussi géantes.
La traversée ensuite du Dôme de la Rain Forest est toujours aussi fantastique pour moi. Parcourir ces sept étages dans la brume de l’humidité, sur des passerelles aériennes, au milieu d’une végétation luxuriante et fleurie enchante beaucoup Mélina et Thomas … nous ne pouvons nous empêcher de penser que Roseline apprécierait aussi énormément.
Dôme des Fleurs Dôme des Fleurs Noël au Dome des Fleurs Noël au Dome des Fleurs Noël au Dome des Fleurs Rain Forest Dôme de la forêt Dans le Dôme de la chute d'eau

Les jardins de Marina se parcourent à l’intuition et je passe toujours par des endroits nouveaux. Les photos se prennent sans fin … les Supertrees fascinent Mélina, qui les appelle des ‘marguerites’! On les admire encore depuis la passerelle qui nous fait entrer dans l’hôtel de Marina Bay Sands. Aujourd’hui je remarque plus précisément sur sa façade, les feuilles d’aluminium qui bougent au vent, formant des dessins de vagues qui ondulent … superbe!
Balade dans les jardins Les Marguerites Superbe arc-en-ciel Hôtel bateau

L’énorme centre commercial tout flamboyant ne laisse personne indifférent, ainsi que le diamant sur l’eau de Louis Vuitton, le musée en fleur de Lotus.

Le pont piéton qui enjambe la baie s’illumine de bleu comme la nuit tombe et la ville resplendit de lumières. Thomas a emporté le pied pour de superbes photos depuis ce point de vue qui fait à présent l’image de Singapour. Il pousse même jusqu’à la grande roue pour avoir dans son objectif les dômes, les ‘marguerites’ – le nouveau nom des Supertrees – et leur reflet dans l’eau de Marina.
IMG_6098

Yves nous retrouve pour le Water Light Show que nous avons plaisir à revoir une seconde fois; il y a toujours des spectateurs en nombre alors que cela se joie deux fois chaque soir!
L’endroit est magique … pourquoi ne pas terminer le journée dans l’ambiance féerique du Ku Dé Ta! Le restaurant ‘SUR’ le bateau, au 53ième étage … pour tous les quatre , comme dans un rêve …


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Souper avec Adrien de St-Prex

Comme c’est bon de papoter tous les quatre autour du petit-déjeuner du dimanche matin. Il faut déjà boucler la valise et quitter la chambre mais l’île nous accueille encore volontiers quelques heures … pour des photos que Thomas va prendre avec tout son art, équipé de son nouveau Nikon.
Bar du Beaufort Parc du Beaufort Les carpes du Beaufort Il faut quitter ...

Le festival ne nous a pas perturbés la nuit, le choix de l’hôtel était donc judicieux. Nous longeons les plages qui ont vécu aux sons des décibels … les démontages vont bon train.
Les énormes bateaux marchands font toujours partie du paysage au-delà du sable et des palmiers.
Le buffet brunch du Barnacles reste formidable, la vue y est imprenable; le même clown occupe les petits enfants bien sages tandis que les parents – plusieurs couples parlent français – dégustent tranquillement fruits de mer et crustacés. Thomas et Mélina commencent à comprendre notre fascination pour le pays …
Lunch au Barnaclès

Après un court essai des Segways pour les jeunes, pendant que je sirote un thé au Coffee Bean juste à côté du siffleur de serpent, le monorail nous emmène vers le centre des activités. Notre envie d’aller visiter l’aquarium retombe vite à l’annonce des deux heures d’attente. Un gros paquebot de vacanciers est à quai, tout s’explique. Une balade en bordure de l’île, avec vue sur Singapour et un arrêt shopping à l’Empire des bonbons sont une bonne compensation. Nous promettons à Mélina d’essayer de remettre la sortie au programme un jour de la semaine.
Paquebot de vacanciers Sur les bords de Sentosa

Les jeunes découvrent enfin notre nid asiatique à Kent Vale; ils le trouve clair, agréable, spacieux, joliment agrémenté de gadgets … dont ils se moquent parfois un peu, tout comme de mes tongs alignées à l’entrée !
Les albums photos sur le Vietnam, le Japon, Singapour les intéressent et leur chambre leur conviendra, si ce n’est la compagnie du petit gecko …

Adrien, un copain de Thomas originaire de St-Prex, travaille à City Bank ici à Singapour depuis juillet. Il se joint à nous pour un souper fort agréable au Pamplemousse dans le quartier de Dempsey Hill. Ce restaurant figure sur notre carte ‘survival chic‘, ce qui fait bien rire les jeunes … si c’est cela la survie des expats de Singapour ! La soirée est super, nous échangeons quelques adresses et bonnes idées avec Adrien … qui a la chance d’une perspective de travail à Tokyo.
Souper avec Adrien


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Universal Studio à Sentosa

Sentosa est un endroit qui ressemble presque à un grand parc d’attractions, assez artificiel mais les jeunes apprécient et se sentent en vacances. Les décorations de Noël sont bien de sortie ici aussi; et Mathieu monte ce soir le sapin à Lonay! Pour nous prouver qu’il n’a rien oublié, il nous envoie même un extrait de Michèle Torr …
Noël au Beaufort Dragon de Noël à Sentosa Resort

Il fait chaud, Thomas va devoir apprendre à marcher moins vite …

Les rues d’Universal Studio sont pleines de vie, de musique, de danse; des décors presque parfaits. On passe d’Hollywood, à l’Egypte, à Madagascar, au monde de Jurassic Park, avec des shows amusants … et même des montagnes russes un peu flippantes. Le spectacle des séquences de tournage et de cascades est complètement fou; sur un petit espace, des acteurs – acrobates exceptionnels créent devant nos yeux des images très fortes, avec des courses poursuites de bateaux, l’atterrissage d’un avion sur l’eau, des explosions, …

Universal Studio Universal Studio Universal Studio Universal Studio Universal Studio Universal Studio Universal Studio Universal Studio - tournage de film Universal Studio Universal Studio Universal Studio

Le soleil va et vient entre des passages nuageux et quelques gouttes pour rafraîchir de temps à autre. Voici un agréable moment, dépaysant, avant de leur faire découvrir les délicieux Wantons du Din Tai Fung.

La piscine de l’hôtel attire non seulement les résidents mais aussi les paons qui se pavanent entre les chaises longues, poussant parfois leur cri rauque.
Au bord de la piscine Bonheur de se rafraîchir

Ce soir je revêts la jolie robe que Thomas m’a apportée pour notre dîner au restaurant marocain du Rasa. Le couscous royal de notre ami Mansour, est toujours aussi succulent. La nuit descend, les lumières de la piscine s’illuminent, donnant vie aux palmiers aussi; les bateaux sont nombreux, leurs lampes clignotent au loin. Nous sommes heureux d’être en famille et de partager avec les enfants cet endroit où nous nous sentons si bien …


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Grande joie !

Yves est invité à participer à deux jours d’un symposium organisé par NUS pour des incubateurs (entreprises de coaching pour des startups) venus d’Asie et des États-Unis. Il trouve plusieurs présentations très intéressantes, sur ce monde que nous connaissons encore peu. Les structures, en Chine, au Japon, en Indonésie peuvent être fort conséquentes et novatrices. Les personnalités qui assistent sont souvent influentes; une fois encore, Yves reçoit des demandes de contacts futurs pour une conférence ou un workshop.
Dorothy, la secrétaire, a fait les démarches pour prolonger de deux mois notre permis de résidence à Singapour; la première version se terminait à la fin du semestre le 20 décembre. Nous irons la semaine prochaine au département de l’immigration pour nos nouvelles cartes EP.

Difficile de décrire la joie de revoir Thomas et Mélina, de les serrer dans nos bras. Leur voyage avec Emirates, via Dubaï, s’est bien déroulé; ils ont pu tester le vol silencieux d’un Airbus 380. « Il fait bien chaud chez vous », disent-ils alors que la Suisse subit de fortes chutes de neige, dont se réjouissent les skieurs.

Pour démarrer en beauté leurs vacances – qui seront aussi les nôtres – Sentosa est une destination idéale. Mais l’île accueille ce week-end un grand festival de musique, sur les plages à l’ouest; notre ami Ben nous a clairement déconseillé son Rasa, qui baignera sous le son des basses toute la nuit (25’000 personnes sont attendues). Tout à l’opposé de Sentosa, le  présente un cadre plus colonial, superbe et le calme y sera reposant.
Jardin du Beaufort Beaufort Hotel, style colonial

Beaucoup à raconter, beaucoup à échanger … une formidable première soirée!

Souper de retrouvailles


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Entre le retour de Chine et l’arrivée de nos enfants

Nous rentrons à la maison dimanche, la tête pleine de beaux souvenirs et avec la perspective heureuse des retrouvailles avec nos jeunes en fin de semaine.

Pour la première fois nous passons l’immigration à Singapour aux portes full automatiques; d’abord la page photo du passeport et ensuite l’empreinte du pouce … avec quelques essais pour moi. Et la porte s’ouvre! Nous avons ainsi évité les files.

C’est avec plaisir que nous retrouvons la chaleur … même si l’hiver est arrivé ici aussi. Nous avons perdu cinq degrés, il ne fait plus que 29 … et cela amuse beaucoup Carole! Est-ce une impression mais il me semble que les dames portent plus volontiers des pantalons que des jupes depuis ce changement de saison, par coquetterie dans doute!

Trois jours studieux s’enchaînent durant lesquels je rédige, je trie les photos, je décharge les vidéos et j’atteins cent posts avec mon blog. Yves me donne du travail de relecture pour sa revue et je parviens à boucler le tout mercredi soir.

Lui est de suite remis dans le bain aussi, avec deux conférences en début de semaine. Les mails de ses contacts en Chine se succèdent pour de nouvelles interventions là-bas et pour un article à publier dans la revue Business Review.
J’échange moi avec les personnes qui nous ont servi de guide; leurs réponses sont toutes très chaleureuses et incitent à de futures rencontres.

En notre absence sont arrivés des cartes et des avis de colis laissés à la poste de Clementi … que de belles et bonnes surprises. Et quand moi je veux faire quelques envois, j’apprends que « ma » poste toute proche sur le campus a fermé; il faudra changer mes habitudes.

Jeudi je fais quelques courses réserves et je donne un grand coup de rangement et nettoyage pour accueillir les jeunes; leur chambre servait de débarras, salle de repassage, rangement des habits « hiver » … et son nouveau look est plus adapté à recevoir des visites. J’essaierai de la maintenir ainsi pour nos invités du début d’année.

Mardi soir nous sommes invités par le couple Thalmann de NTU (l’université des Ingénieurs) à partager un repas au Fullerton; l’occasion de ‘retrouver’ ce quartier historique de Singapour. Le buffet est magnifique, très varié et délicieux. Nous sommes en compagnie également d’un professeur allemand et d’un autre, chinois de Macau, venus pour une conférence à NTU. Les discussions sont animées et joyeuses, le temps passe vite, une belle soirée d’échanges – j’en apprends toujours plus sur la culture et les coutumes d’ici.


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Escapade au centre ville

Une belle journée ensoleillée mardi pour nous donner du baume au cœur en pensant à Thomas qui a 25 ans!
Je suis également toute heureuse de recevoir mon album photos sur le Japon; ‘bien réussi’, me complimente Yves.

Mercredi je fais la connaissance de Catherine, la maman d’une ancienne étudiante de HEC; ils sont installés ici depuis deux ans et demi à l’exception de Laura qui poursuit ses études en Europe. Nous projetons de nous revoir bientôt quand leur fille sera à Singapour pour son stage.
Vu que je suis en ville et qu’il ne pleut pas, une balade découverte me tente plus que de rentrer bouquiner sur la Chine. Tout d’abord un temple hindou à la forme typique, que je reconnais maintenant, avec cette devanture en trapèze, ornée de sculptures colorées à dominance bleue. Puis une affiche me dévie de mon trottoir, j’entre voir une galerie d’art où sont exposées des œuvres magnifiques – peintures et calligraphies – ayant pris part à un concours annuel d’artistes nationaux. Une petite pièce musée m’apprend l’histoire de cette école fondée en 1963 par Ngee Ann Kongsi dans ce Teochew Building, dans le but de fournir aux étudiants de l’école secondaire la possibilité de poursuivre leur éducation. La renommée Ngee Ann Polytechnic accueille aujourd’hui 15’000 étudiants par année sur son campus entre Clementi et Bukit Timah. Mais je me trouve dans le bâtiment d’origine, avec son toit courbé recouvert de tuiles en céramique verte. Sur Tank Road également, je découvre l’Eglise du Sacré Cœur. L’église est sobre malgré son style baroque français, le cœur est joliment décoré, les cloches furent importées de France; elle date de 1910 et on doit son existence au frère Vincent Gazeau. Elle fut construite sur le site d’une ancienne fabrique de sauce soya. L’avenue Clemenceau voit s’aligner ainsi dans son entourage plusieurs écoles et collèges; la Chicago University Booth Business School s’est elle installée dans une maison classée, vraiment très jolie. Le toit caractéristique à nouveau, les murs aux couleurs chaudes, un point d’eau juste après le hall d’accueil et de délicates sculptures sur la façade valent la peine d’y jeter un coup d’œil en passant.
    
Juste en face se trouve le grand Park Istana où se niche bien cachée la résidence du président de Singapour. Le Palais est ouvert au public cinq fois par année, lors des fêtes importantes; peut-être serons nous ici pour le Nouvel An chinois. Dès cet endroit Orchard Road est parée pour les fêtes de fin d’année. Des arbres tombent des guirlandes de grosses boules chatoyantes et d’autres guirlandes lumineuses forment la toiture de cette avenue hautement commerçante. Les grands centres commerciaux semblent rivaliser quant à la hauteur, l’originalité, les couleurs du sapin qui garnit leur trottoir. Une balade nocturne doit être encore bien plus magique … j’ai quelques semaines devant moi pour y revenir à la nuit tombée.
      
Je m’écarte sur une petite rue perpendiculaire à Orchard pour remonter dans le temps quelques instants … admirer non plus les buildings flamboyants de marbre mais d’anciennes maisons de la Emerald Hill Road. Ce quartier qui au 19ième siècle était une plantation de muscadiers fut ensuite repris par des Peranakans qui en firent un de leurs quartiers de résidence; j’en ai entendu parler lors de ma visite du Musée Peranakan et de l’histoire de Emily. La ruelle est habitée de nos jours pas des gens aisés qui savent conserver et mettre en valeur le cachet irrésistible de ces habitations étroites, avec jardinet et superbes portiques. Cette architecture est nommée ‘chinois baroque’, mélange de caractère chinois et néoclassique européen et ses origines viennent de Malacca en Malaisie.
  

Demain et vendredi seront consacrés à la préparation finale du voyage en Chine; mails pour confirmer le guide et la rencontre avec nos amis chinois, valise avec des vêtements chauds et même des bottes, impression de la documentation récoltée et encore quelques achats de cadeaux. Les asiatiques aiment offrir des cadeaux joliment emballés et nous supposons qu’ils apprécient tout autant en recevoir …


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Houses of Pondicherry

Ce matin les dames de FOM apprennent avec plaisir à découvrir les ‘Houses of Pondicherry’. Pia, d’origine indienne, nous fait une présentation détaillée, toute en couleurs et en superbes photos de cette ville située sur la côté sud-est de l’Inde, appelée côte de Coromandel. Ce petit village à l’origine, fut acheté par la Compagnie des Indes en 1673 et prend ainsi une place importante pour la France en Inde. Les Hollandais et les Anglais faisaient également du commerce sur ce port, ils rivalisaient et se reprenaient le pouvoir les uns aux autres jusqu’à l’indépendance en 1954. La ville de Pondicherry fut rasée par les Anglais en 1761 puis reconstruite par les Français dès 1765; c’est au 18ième siècle que la colonisation française connaît son âge d’or, avec le commerce du textile présent depuis très longtemps et ensuite celui du poivre. La ville est quadrillée presque parfaitement, avec un canal qui séparait le quartier français du quartier indien Tamoul avec lui même des zones hindoue, chrétienne ou musulmane.
Les maisons françaises sont cachées derrière de hautes façades aux volets clos ou des murs et des portails, afin de préserver au maximum une intimité. Par contre dès que l’on y pénètre, on admire les couleurs jaunes et ocres, les vérandas aux jolies colonnes de bois, les jardins intérieurs arborisés, les pièces qui sont toutes communicantes, sans corridors, les plafonds avec des poutres apparentes, les toits plats auxquels on accède pour une terrasse offrant une vue sur l’océan indien … de toute beauté. Plusieurs architectes défendent la conservation de ces architectures qui forment l’héritage de la région. Des habitations, anciennement avec un seul rez-de-chaussée ont été rehaussées d’un étage, offrant la possibilité d’accueillir de plus grandes familles, des chambres d’hôtes, de petits hôtels.
Du côté de la ville Tamoule, la structure est un peu différente; les toits sont débordants, abritant toujours un long banc face à la rue où les voisins se retrouvent pour le thé et pour discuter. On y reconnaît l’architecture des shophouses de Singapour, qui n’empêche pas d’avoir à l’arrière un jardin intérieur indispensable pour l’apport de lumière et également pour l’aération. Les Houses of Pondicherry présentent un mélange de ces deux types de maison, avec à la rue les devantures de style tamoul et à l’étage le style français avec ses colonnes. Les photos qui défilent devant nos yeux sont superbes, donnent vraiment envie d’un séjour relax dans ces maisons accueillantes et aux couleurs chaleureuses, même si ce n’est pas représentatif de l’Inde au sens large.
  
J’ai retrouvé à cette conférence, Alexandra, une connaissance de longue date et que nous avons rencontrée au Swiss Club. Nous déjeunons ensemble au Viet’Lang, passant en revue les souvenirs, les parcours de chacune, les voyages des deux familles; et évidemment elle connaît certaines de mes autres copines de Singapour … le monde semble petit par ici.
Pour compenser ensuite ma déception à l’agence de voyage (qui sera vite oubliée le soir en réservant moi-même sur Internet), j’appelle Oscar pour une petite coupe, le jour même! J’ai déjà presque toutes mes habitudes ici alors qu’il y a quatre mois seulement que nous débarquions … et tous ces contacts me donnent le sentiment que ce fut plus rapide que lors de notre arrivée en Suisse mais peut-être est-ce moi qui ai évolué …


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Journée des artistes

C’est la première fois que je pénètre dans le Musée ArtScience à Marina, dont la forme d’une fleur de lotus revient à l’architecte Moshe Safdie; dans un des pétales de la fleur, nous pouvons voir ses premiers croquis. Le musée accueille pour quelques semaines ‘The Art of the Brick’, des œuvres d’art entièrement réalisées en briques Lego par Nathan Sawaya. Américain vivant à New-York, cet ancien avocat se passionne depuis une dizaine d’années pour des constructions que l’on croyait réservées aux enfants. Il a créé de nombreuses sculptures à forme humaine, parvenant avec ces petites briques cubiques à donner des formes, la courbe d’un bras, la cambrure d’un dos. Sa créativité semble sans borne, il détruit et recrée, il exprime des émotions tout autant que de représenter des objets réalistes, il parvient à nous surprendre et nous émerveiller comme des enfants. Plus de 2,5 millions de briques sont rangées dans son studio de New-York et il en fait naître de réelles œuvres d’art. Tout un été lui a été nécessaire pour créer ce squelette de dinosaure de six mètres de longueur (80’000 briques). Et à la demande du musée, il a réalisé une maquette de la fleur de lotus, sans l’avoir jamais vue de ses yeux … cela répondait parfaitement à son goût pour l’architecture, dit-il (16’000 pièces). En quittant l’exposition, où nous avons eu la chance d’écouter justement l’artiste lui-même s’exprimer sur sa passion, qui n’a pas l’envie folle de reprendre ses legos et tenter une création …
www.brickartist.com

     
C’est la troisième année que se tient à Singapour la ‘Affordable Art Fair’; une centaine de galeries d’art contemporain, venues de par le monde, exposent des œuvres figuratives ou abstraites, des peintures, des sculptures, des photos … d’artistes déjà connus ou plus récents. La foire est installée dans le fameux Pit Building qui rugit chaque année en septembre, avec le Grand Prix de Formule 1; un très long bâtiment avec deux étages, au bord d’un bras de la rivière. Nous y passons un moment fort agréable, toujours aussi admiratifs devant la créativité, l’imagination de certains artistes.
    
Et pour rester dans le monde de l’art, il en est un, des plus sympathique … le Coffee Art. Yves me raconte que la dame de la cafétéria s’y exerce et qu’elle prend en photo chacune de ses nouvelles créations … je me remettrais bien au café!