Blog d'Isabelle

Journal d'une Lausannoise en Asie, Australie et Amérique latine


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Douce soirée en ville

Il faut parfois que j’insiste pour une sortie mais dès qu’il est en route, Yves ne regrette pas. Nous descendons à la Fonderie Darling, une ancienne fonderie du dix-neuvième siècle restaurée en un espace dédié aux arts visuels, avec des expositions temporaires et des ateliers de création. Yves trouve un intérêt à l’endroit lui-même, pour un futur projet éventuel. C’est un peu surprenant de découvrir sur la rue, la première œuvre; une voiture renversée, les sièges, le moteur, l’échappement transformés en bar à chicha! Ensuite, des deux expositions actuelles, nous préférons celle de Yam Lau, un chinois de Hong-Kong, qui a étudié les arts et le design en Alberta, habite actuellement Toronto et enseigne à l’Université de York; peut-être nos amis Trish et Alan le connaissent-ils. Il nous présente deux montages vidéo très reposants et originaux; il a superposé un film sur la vie de tous les jours dans les rues en Chine, avec la présentation à l’aide d’un logiciel de CAO, de son studio. On peut interpréter un de ses messages comme étant le luxe de posséder à Pékin un studio, soit un endroit pour s’isoler de la foule. C’est très plaisant à regarder.

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Nous nous baladons ensuite le long du port, cherchant un endroit sympathique où nous poser pour le repas; une terrasse mais tranquille, sans trop de monde et une bonne table.

Et nous voici à l’adresse qui s’avérera idéale à tous points de vue : le restaurant ‘Les Filles du Roy’ dans l’ancienne maison Pierre Calvet, qui date de 1725. Son nom devait permettre de ne pas oublier ces filles arrivées pour peupler la Nouvelle-France; de nombreuses familles franco-canadiennes ont d’ailleurs parmi leurs ancêtres une de ces filles. C’est en 1960, à l’époque où commencèrent les rénovations du Vieux Montréal, que le couple Trottier emménagea dans la maison avec leurs sept enfants et ouvrirent le restaurant ‘Les Filles du Roy‘, proche du musée de Marguerite Bourgeois et de la Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours. C’est un de leurs fils qui opère toujours dans cette maison meublée d’antiquités, avec un chef qui propose une délicieuse cuisine classique autour de produits du terroir. Les chambres de la famille sont de nos jours des chambres d’hôtel. Le repas est bien présenté, original et succulent, comme nous en avons rarement goûté ici; le serveur est mi sérieux, mi pince-sans-rire et nous échangeons quelques mots agréables avec un couple de touristes américains du Connecticut, qui ont visiblement envie de papoter.

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Il n’est pas très tard, nous avons presque soupé comme les poules et nous remontons à pied vers la Rue Ste Catherine dans sa partie Est pour la découvrir sur ce qu’on appelle ‘Le Village‘. Toute la zone est piétonne durant l’été et garnie d’un plafond de guirlandes, les terrasses ne se comptent pas, de jolies fresques murales font partie du décor de ce quartier, ‘Centre-Sud‘, coloré qui reflète la chaleur et la tolérance de Montréal envers sa population gay. Auparavant on le dénommait ‘Faubourg à m’lasse‘ car sur les quais du port qui ne sont pas loin, des centaines de tonneaux de mélasse parfumée y étaient déchargés chaque jour.

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Les géants du Jardin Botanique

Les affichent disent : ‘Les géants de l’art horticole de surpassent au Jardin Botanique‘. Voici pourquoi j’ai proposé à Dominique de m’y accompagner ce samedi; nous avons toutes deux la même passion pour les plantes, les fleurs et la nature. Elle vient me chercher de bon matin et nous arrivons à l’ouverture du parc, soit sans trop de monde encore et avec une chaleur supportable.

Le spectacle qui nous attend est fantastique; nous sillonnons le parc à la découverte des cinquante sculptures de verdure de ce festival tout-à-fait particulier. De nombreux pays sont présentés par une image de verdure; certains se sont déplacés pour venir eux-mêmes réaliser leur œuvre tandis que d’autres ont envoyé tout ou partie de la structure et des plans et ce sont des équipes d’ici qui effectuèrent le travail. Les formes sont données par une structure métallique, sur laquelle est fixé est un filet-treillis et ensuite les fins serpentins du système d’arrosage, pour une micro irrigation au goutte à goutte; on remplit alors le moule d’un mélange de terreau spécial et à l’aide d’un poinçon, des trous sont faits pour y insérer les plantons dont la motte de terre a la forme et la dimension d’un bouchon de bouteille.

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Ce concours international de mosaïcultures nous laisse baba d’admiration. Certains pays se sont donné le luxe d’œuvres magistrales, comme ‘L’homme qui plantait les arbres‘ pour le Canada, ‘Une histoire vraie‘ qui nous vient de Shanghai, ‘Planter des platanes pour attirer le Phénix‘ de Beijing, ‘L’arbre aux oiseaux‘ de Montréal. Les mouvements, les couleurs, les textures des plantes font croire à du velours, des cheveux, des plumes ou des poils de manière spectaculaire.

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Les animaux sont attachants : des chevaux, les abeilles de l’apiculteur belge, des ratons laveurs, des pandas et des singes, le petit poisson clown d’Okinawa, des grenouilles et des canards, la salamandre selon Gaudi mais surtout … Hachiko, notre chien fidèle de la station Shibuya à Tokyo, plus vrai que nature!

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Il a fallu trois millions de plantons pour ces œuvres superbes d’un art dont on connaît déjà l’existence en 1878 avec le Papillon de Comesse en France et qui a été représenté ici selon les plans d’origine de l’artiste de l’époque. Nous ne pouvons pas quitter le jardin botanique sans un passage par les Jardins chinois et japonais; avec la couleur du ciel et la luminosité de ce samedi, cela donne des reflets formidables. Je suis ravie d’être venue une seconde fois dans ce parc ; les parterres de rosiers et les massifs de lys sont rayonnants de couleurs chaudes.

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Yves est lui parti ce matin vers le bas de la ville où le groupe de l’Ecole d’été passe la journée et assiste à sa présentation Business Model Generation, présentation que Yves avait recalibrée à la perfection. L’enthousiasme est général, certains directeurs des sociétés sponsor, dont le vice-président du CdS viennent juste pour son exposé et les organisateurs, Patrick en particulier, décrètent qu’il est absolument nécessaire que Yves revienne dans leur programme l’été prochain! Voilà qui fait plaisir, non seulement à Yves … plusieurs professeurs s’inquiètent de savoir ce que son épouse en pense, comment elle apprécie Montréal mais là ils sont vite rassurés par la réponse!

Nous dénichons dans notre quartier aimé de Outremont, un petit restaurant tout simple qui sert une cuisine mexicaine très savoureuse; la propriétaire est originaire d’Annemasse. Tout se déroule à la bonne franquette, nous papotons avec le couple à la table voisine, la sœur de la dame s’est justement établie à Lausanne il y a peu de temps; son mari travaille chez Phillip Morris à Neuchâtel. Nous marchons encore un peu dans les rues verdoyantes, Bloomfield et Bernard. Il nous reste juste une petite faim pour une glace au Bilboquet que nous dégustons en rentrant vers le Parc St Viateur et celui d’Outremont, admirant toujours les maisons et leurs jardins super bien entretenus.

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Délicieuse soirée en ville …

A les côtoyer depuis quelques jours, Yves a appris à connaître et percevoir le groupe de l’Ecole d’été et il passe la journée à adapter encore et peaufiner le cours qu’il va leur donner demain. A midi il va souvent manger à la cafétéria avec plusieurs collègues, il aime l’ambiance et retrouve ces bons moments passés similairement avec les enseignants et chercheurs de UBC à Vancouver.

L’heureuse nouvelle de ce vendredi nous vient de Suisse : Mathieu a réussi son bachelor et termine cette troisième année avec une excellente moyenne. C’est la fête dans nos cœurs à tous. Yves a déjà réservé un week-end à la montagne début août avec nos quatre jeunes.

Autre bonne surprise en fin de journée, Alain propose de venir nous chercher après le repas pour une sortie de notre choix. Je suis en charge de trouver un endroit sympathique, une terrasse de préférence pour Martine, où déguster un bon petit verre et nous raconter les dernières nouvelles. Cette initiative spontanée reflète bien nos origines belges communes et la soirée est plus que joyeuse.

Dans le Vieux Montréal, le bar-restaurant ‘Accords‘ est une magnifique découverte. La seule possibilité de pouvoir nous installer en terrasse requiert que nous mangions quelque chose … nous allons nous ‘forcer’ avec un dessert! Les hommes se partagent une assiette de fromages du terroir et nous deux Martine préférons les sucreries – délicieuses fraises à l’hydromel, sorbet, panna cotta à l’érable, coulis de rhubarbe! Leur sélection de vins est très riche, ils ont racheté une partie de la célèbre cave du Bistro de Champlain de Ste-Marguerite-du-Lac-Masson.

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Ce week-end, nos amis se rendent au mariage d’un employé d’Alain, un belge liégeois qui épouse une fille de Liège et nous voici embarqués dans une discussion sur la mobilité des gens, l’immigration, l’attrait pour son pays d’origine – où passerons-nous notre retraite et où s’installeront nos enfants?

Alain et le garagiste ont remis Titine en état pour demain; il doit encore la bichonner mais elle est repartie pour quelques centaines de kilomètres. Cette fois ils partent seuls, sans leur équipe ‘Pigneur’ de secours. Le garagiste a confirmé que ‘notre ami’ Jean-François avait obtenu son certificat Gold au conclave en Charlevoix, avec 990 points! Il peut en être très très fier.

La vieille ville est fort animée ce soir, les ruelles regorgent de monde qui se promène et nous faisons un petit tour vers la Galerie Beauchamp où expose Patrick Pépin et ensuite le Vieux Port; nous localisons les bureaux de Dan Hanganu et remontons la rue St Pierre où Yves nous montre PHI, un centre de rencontre pour artistes, très récemment inauguré – tiens, c’est étrange, ce soir cela ressemble plutôt à une boîte de nuit. En face, Olive & Gourmando sera un bistrot à essayer; nous sommes proches des bureaux d’Alain et de Provencher.

Et Cendrillon ne perdra pas sa sandale de verre ce soir; nous sommes déposés devant la porte juste avant minuit.


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Le monde du cirque montréalais

Avec le groupe de l’Ecole d’été, Yves fait deux visites intéressantes ; le Cirque du Soleil et Ubisoft. Cette fois, il peut donc pénétrer dans l’antre de cette école du Cirque du Soleil dans le quartier St Michel. Ils ont droit à une visite guidée, une démonstration des artistes à l’entraînement et aussi à un atelier pratique – Yves se révèle comme ayant des qualités de danseur ! C’est ici au ‘Studio du CdS‘ que sont formés tous les artistes dénichés de par le monde, principalement des athlètes qui seront éduqués aux arts de la danse, du spectacle, de l’expression orale, du théâtre, de la clownerie. Cette formation dure environ quatre mois dans un cadre de vie communautaire.

Tout se fait sur place et les employés – non artistes – sont donc très nombreux et dans des disciplines variées. Il y a tous les problèmes administratifs à régler, permis de travail, assurances santé et accidents, les visas pour les tournées internationales. Ils ont leur équipe de physio et médecin; les costumes sont entièrement confectionnés sur place et cela va même jusqu’au fait qu’ils achètent du tissu blanc qui sera teint ici et ensuite façonné – par crainte qu’un tissu et coloris ne soient pas suivis par un distributeur aussi longtemps que ne durent certains de leurs spectacles. Chaque artiste est mesuré sous toutes ses coutures et un moule de son visage est réalisé pour les essais de chapeaux et maquillages. En ce qui concerne le maquillage, les artistes apprennent à se le poser eux-mêmes.

Leur matériel et leurs décors – anneaux, trapèzes, rideaux, échelles, etc – sont confectionnés en grande partie également par des ouvriers-techniciens employés de la société. Tout spectacle est créé au Studio que ce soit un spectacle permanent ou un spectacle qui va partir en tournée. La vie quotidienne des artistes et celle des employés se mêlent ici dans un cadre de vie qui se veut ouvert à l’art; le bâtiment imaginé par Dan Hanganu est coloré et original, il y a quatre grandes salles de danse et cinq d’entraînement physique, de nombreuses œuvres d’art décorent les corridors et les zones communes.

Le groupe de HEC est invité à manger dans la ‘cantine’, située au sommet de l’édifice avec vue sur la TOHU (la cité des Arts du cirque), les logements des jeunes, les potagers et jardins. Patrick présente Yves à un vice-président du CdS; ils vont probablement se revoir (il viendra d’ailleurs assister à l’atelier d’Yves le samedi suivant) – l’innovation, le changement vers de nouveaux concepts sont leurs objectifs actuels. Ils ont été bien copiés et souhaitent se diversifier pour se différencier à nouveau.

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La seconde visite chez Ubisoft se passe également dans un monde très secret, le monde des créateurs de jeux vidéo. L’entreprise est aujourd’hui le troisième développeur mondial, il s’agit d’une société française créée en 1986 par les frères Guillemot, des bretons du Morbihan et les antennes sont présentes en Europe, aux US, au Canada, en Chine et même au Japon. Ubisoft Montréal est le plus gros studio de développement interne, il compte deux-mille-trois-cents employés sur les huit-mille que dénombre la société au total. Ils sont concepteurs, dessinateurs ou réalisateurs; il s’agit de toujours inventer un monde qui surpasse l’imaginable, qui surprend et qui engendrera l’engouement. Pour être un bon créateur de jeux, il faut être soi-même joueur et c’est ainsi que tous les employés ont des ateliers pour ‘jouer‘. Certaines zones sont cadenassées comme à la CIA, tant les secrets doivent être protégés au maximum.

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Nous testons tous les deux aujourd’hui la ligne de bus 129 qui partant de HEC descend par l’est du Mont-Royal vers la Place des Arts. Et c’est là que je retrouve Yves fin de journée pour nous raconter nos découvertes et nouvelles en dégustant un bon tartare de saumon au bistrot du Théâtre du Nouveau Monde.

Nous sommes invités par l’Ecole d’été au spectacle ‘Le Music-Hall de la Baronne‘ du Cirque Eloize dans la salle mythique de L’Olympia. L’ambiance est lancée dès les portes d’entrée franchies; des artistes passent autour du coup des gentlemen une cravate plutôt fantaisiste et nous, les dames, recevons une rose rouge ou blanche selon notre humeur du moment. La salle est aménagée avec des petites tables de cabaret, numérotées mais mélangées et par de chance, notre numéro de table n’existe nulle part ce soir! Après avoir été placés par erreur à la table VIP du directeur du théâtre, nous trouverons finalement des chaises hautes qui nous donnent un magnifique point de vue sur la scène.

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Celle-ci se présente comme une avancée avec une piste ronde à l’extrémité au milieu des tables de spectateurs, un peu comme pour un défilé de mode. Cette scène est petite et nous donnera des frissons lors de certains morceaux d’acrobatie. L’ambiance est fofolle, sous l’excitation de cette baronne, interprétée par Catherine Pinard, elle même chanteuse à la voix puissante, qui nous présente les divers artistes venus pour la plupart de l’étranger et dignes d’un grand Cabaret du Monde! Les performances sont souvent drôles et excellentes quant aux prouesses des acrobates qui se produisent tout près du public. Les filles semblent faites d’une colonne vertébrale en caoutchouc et les garçons seraient tous assez baraqués pour pouvoir s’exhiber à l’entrée des magasins Abercrombie&Fitch.

Ce spectacle coloré, vibrant, chantant, clownesque et acrobate se place dans le cadre du vingtième anniversaire du Cirque Eloize – en vingt ans, quatre mille représentations dans quatre-cent-quarante villes de quarante pays – et aussi de Montréal Complètement Cirque, le festival actuel. Avec nous dans le public, nous reconnaissons Daniel Lavoie.
A la sortie nous admirons la fin d’un spectacle de rue, avec des artistes-acrobates qui se lancent, se balancent sur une haute structure d’échafaudage. Cela semblait passionnant également.

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Reprise du rythme …

Un peu difficile après ces dix jours animés de me retrouver seule, devant les tâches administratives et ménagères; beaucoup de rangement, nettoyage, lessive et courses. J’y vois vite plus clair et me plonge alors dans la rédaction de ce superbe voyage à New-York, sans oublier que je dois organiser la suite et les quelques jours à Québec avec Olivier dans deux semaines à peine.

Il fait beau et chaud souvent; à l’intérieur le ventilateur prêté par Martine me rend la vie plus agréable. Mais je ressens le besoin de m’évader; je retourne vers la rue Laurier où je trouve un charmant salon d’esthétique et une boutique d’articles ménagers tentants!
Dans le Parc Mont-Royal, j’aime m’installer sur un banc pour grignoter un pic-nic, rédiger et regarder les gens qui comme moi profitent de la chaleur dans un magnifique parc de verdure. Le Lac aux Castors est à présent tout beau tout neuf et même les canards ont repris leurs habitudes. Je prolonge jusqu’au Chalet avec le point de vue et prends place ici sur un siège québécois confortable.

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Je n’oublie pas la famille et les amies, un peu délaissées quand j’ai des visites mais qui elles peuvent me suivre sur le blog – ‘je sais tout de toi‘, m’écrit Marie-Françoise. Nous pensons à Trish et Alan qui sont fort heureusement en Europe, en Grèce puis au Portugal pour leurs vacances alors que Toronto est sous eau de manière impressionnante à cause des orages. Et on parle encore énormément de la catastrophe du Lac-Mégantic, une véritable horreur qui n’est pas due à un événement nature mais bien humain.

Cette semaine se déroule à HEC, une école d’été organisée par Mosaic, le pôle créativité et innovation. Yves y donnera un cours samedi pour une septantaine d’enseignants, de cadres d’entreprises et de chercheurs, canadiens et venus d’Europe. Il participe déjà à quelques conférences, déjeuners et visites d’entreprises comme Bombardier, Le Cirque du Soleil, Ubisoft. Le groupe se déplacera ensuite vers Barcelone pour une seconde semaine de formation.

Mercredi alors qu’il prend un petit-déjeuner à la Croissanterie Figaro avec son collègue Luis, leur voisin de table sort le livre BMG qu’il feuillette. Luis lui demande alors s’il le trouve intéressant et à sa réponse hautement affirmative, Luis lui présente ‘l’auteur‘. Ce sont les accolades, les félicitations, les échanges de carte de visite et en prime une photo! Jolie coïncidence …


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Excursion sur un demi-tour de l’île …

Alain et Martine viennent pour ‘ramasser‘ comme prévu pour nous faire découvrir les bords du fleuve. Nous allons parcourir la partie ouest de l’île, depuis au sud le parc René Lévesque au niveau des Rapides de Lachine, longeant la côte le long du Lac Saint-Louis jusqu’à l’écluse qui passe vers le Lac des Deux Montagnes, atteindre Pierrefonds sur la rive nord de l’île avant de replonger dans la ville. Une jolie découverte, commentée par nos amis qui ont d’ailleurs habité dans cette région, balade que nous ne pourrions faire sans voiture.

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La première étape au Parc des Rapides à LaSalle me plait énormément, c’est d’ici que l’on peut bien observer les rapides sur le Saint-Laurent, avec à l’horizon l’île des Sœurs et regarder les visiteurs qui s’y aventurent en rafting. A cet endroit, le fleuve se rétrécit, forme un goulot encombré d’îlots et de rochers qui ont rendu impraticable longtemps la navigation, forçant de véhiculer les marchandises par la terre entre Lachine et Montréal et c’est l’ouverture du Canal de Lachine en 1825 qui rendit accessible l’entièreté de la voie navigable.

La presqu’île est également depuis des années un refuge d’oiseaux migrateurs; un écosystème que les gens sillonnent à pied ou à vélo – les chiens ne sont pas autorisés – et où les amateurs ornithologues installent leur longue vue, nous pensons bien évidemment à nos amis Marie-Noëlle et François. Martine et moi papotons en admirant ce parc bien entretenu, observant la pêche aux petits poissons, le vol des mouettes, des goélands et des hérons, le joli plumage du carouge à épaulettes, le dandinement des oies et aussi les espaces verts et fleuris magnifiquement entretenus, avec cette note sauvage. Le chant des oiseaux, le remous des rapides sont un agréable bruit de fond. Nos hommes s’y attardent moins longtemps mais Alain sait bien lui que le reste du parcours qu’il a prévu est encore long. J’y reviendrais bien m’y balader en prenant le train.

Après LaSalle, la localité de Lachine où nous étions venus manger avec Marie-Paule et Mohktar et ensuite nous traversons le Canal, admirons les jolies écluses qui fonctionnent à présent pour la navigation de plaisance et faisons halte au Centre Historique du Commerce de la Fourrure de LaChine. Une visite très intéressante dans ce petit musée, au bord du Lac Saint-Louis, qui fait revivre l’époque d’antan, du début du troc entre les colons et les amérindiens. C’est un vieux hangar de pierre qui a été construit par Alexandre Gordon de la Compagnie du Nord-Ouest en 1803 pour entreposer les fourrures et autres biens d’échange.

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Les tout débuts de l’histoire de la Traite des Fourrures remonte à l’époque de Jacques Cartier au seizième siècle; les seuls européens qui trouvèrent un intérêt à rester au Canada furent les pêcheurs bretons et basques pour la morue de Terre Neuve. Ils trouvèrent plus économique de la faire sécher là sur place avant de la rapatrier en Europe et ainsi entrèrent en contact avec les Amérindiens; ceux-ci étaient grandement intéressés par tout ce qui était en fer ou en métal et proposaient en échange des fourrures. Les européens se virent grands amateurs surtout de la fourrure de castor pour les chapeaux de ces dames et hommes anglais et français. Et c’est le début de ce troc que l’on appelle La Traite des Fourrures.

Petit à petit le commerce devient organisé entre les français et les amérindiens; des traités sont négociés, la Compagnie du Nord-Ouest est créée dans les années 1784 et elle entre en concurrence avec sa rivale, la Compagnie de la Baie d’Hudson, aux mains des anglais depuis plus longtemps. La rivalité dure jusqu’en 1833 où la Compagnie de la Baie d’Hudson absorbe celle du Nord-Ouest. Des forts et des comptoirs de traite sont construits où les fourrures sont échangées contre des biens de consommation; ainsi Fort William fut le siège de la Compagnie du Nord-Ouest, situé en Ontario à un endroit stratégique pour le transport fluvial entre les grands lacs et la voie maritime du Saint-Laurent ; alors que la Compagnie anglaise sortait du continent, plus au nord, dans la Baie d’Hudson. Montréal va perdre un peu de son importance quand la Compagnie des canadiens français se fait absorber mais ce fut pendant deux siècles la traite des fourrure qui fut la ressource la plus importante de la Nouvelle France – ensuite le bois et le blé – et de nos jours encore, une part conséquente des fourrures sont issues du Canada. Le climat rigoureux rendrait les fourrures plus drues et plus soyeuses qu’ailleurs, que ce soit le castor, le raton laveur, le cerf, la martre, le vison, l’ours, le renard, la loutre.

Les personnes qui travaillaient pour une de ces Compagnies de Traite des Fourrures en Amérique du Nord, s’appellent les ‘voyageurs‘. Ils étaient règlementés par les autorités françaises ou anglaises et on leur délivrait un permis pour légitimer et rentabiliser le commerce; auparavant, on les appelait les ‘coureurs des bois’. Sans eux, probablement que les relations entre les Amérindiens et les Européens auraient été différentes; ici chacun y trouvait son avantage.

Le hangar que nous visitons servait d’entrepôt d’où partaient les ‘voyageurs’ de la Compagnie du Nord-Ouest pour rejoindre en canot le Fort William, via la rivière des Outaouais, la rivière Mattawa et la baie Géorgienne. Les trajets étaient possibles de mai à octobre, le trajet pouvait durer une vingtaine de jours, à raison de seize à dix-huit heures de canotage et aussi de portage. Certains tronçons n’étant pas praticables, à cause de rochers, d’une chute d’eau ou d’un courant fort, ils devaient porter le canot et les marchandises contenues, du grain, des outils, des couvertures et des fourrures. Les présentations sont très visuelles et un film tente de nous montrer ce qu’étaient ces expéditions. Voici un bien long récit … mais cela m’a éclairée sur le début des relations entre les colons et les autochtones.

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Reprenant notre route le long du Lac Saint-Louis, nous passons à Pointe-Claire puis Beaconsfield où Alain s’arrête devant leur ancienne maison – pas assez longtemps au goût de Martine qui semble nostalgique de cette période – , dans un quartier avec de jolies vieilles maisons typiques. Après Baie d’Urfé, nous arrivons à Sainte-Anne-de-Bellevue où une pause plus longue nous fait découvrir tout d’abord un ancien magasin général qui vend vraiment de tout et ensuite l’écluse qui assure le passage entre le Lac Saint-Louis et celui des Deux Montagnes, permettant de rejoindre Ottawa. Ici aussi le Canal de Sainte-Anne – un canal au milieu du lac – a permis de contourner les Rapides sur le Saint-Laurent. Plusieurs bateaux de plaisance, de construction nord-américaine sont amarrés aux quais et nous nous plaisons – ou du moins, je me plais – à rêver d’une virée sur les eaux canadiennes. Un petit verre en terrasse, pas terrible alors que l’endroit est très beau, et c’est parti pour la dernière étape de notre excursion – Louba va bientôt s’impatienter.

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Senneville est vraiment à la pointe ouest de l’île de Montréal, un endroit où la taille des propriétés laisse augurer que c’est une agglomération pour gens fortunés. La route est étroite et vallonnée, elle sillonne au milieu des forêts … ‘le chemin des écoliers’, comme dit Alain; à se demander si nous sommes toujours bien à Montréal. C’est tellement beau et sauvage, pourvu que cela puisse rester intact! L’arboretum Morgan est une superbe réserve forestière de deux-cent-cinquante hectares qui se situe sur le campus Macdonald de l’Université McGill; voici un but de promenade à retenir et l’hiver on y pratique bien évidemment le ski de fond. Le parc du Cap-Saint-Jacques, PierreFonds et le boulevard Gouin qui longe quasiment toute la côte nord de l’île terminent cette très jolie découverte des endroits plus campagnards, plus retirés de Montréal. Et c’était probablement la dernière escapade de cette année avec Martine et Alain; les week-ends diminuent avant notre retour et nous avons de part et d’autre déjà des engagements.

Le soir nous descendons Place des Arts pour la clôture du Festival de Jazz, un festival qui a offert quelques huit-cents concerts et autant d’activités et animations annexes. Ce sont Amadou et Mariam, un couple de malais aveugles, qui terminent en beauté cette semaine. Ils sont considérés comme des ambassadeurs de la musique du monde, ils chantent leur optimisme pour la paix. La fête est belle, la foule est nombreuse même si la pluie s’est encore une fois invitée mais les gens se déhanchent sous leur parapluie et la musique réchauffe les cœurs comme un rayon de soleil.

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Balade avec trois amies de Nice

Yves m’emmène ce matin pour un petit-déjeuner à la Croissanterie Figaro, au croisement de Hutchison et Fairmont, dans ce beau quartier d’Outremont. Un décor parisien, une terrasse fort agréable, des viennoiseries, jus et yaourts excellents pour bien débuter la journée. Et ce matin c’est l’heure du rassemblement de la communauté juive orthodoxe, ils défilent sous nos yeux, avec de longs manteaux noirs et des toques en fourrure alors qu’il fait drôlement chaud et même les enfants sont bien endimanchés.

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Cette semaine HEC et l’université de Montréal organisaient le Colloque EGOS, sur la gestion organisationnelle et les sciences sociales; c’est une énorme association européenne, qui se rassemble pour la première fois en Amérique du Nord. Plus de mille six cents participants, venus de quarante-six pays sont venus participer à cette conférence, dont notre amie Stéphanie de Lausanne qui y présenta un article avec une ancienne collègue de Nice. Anne, une de leurs copines, de Nice également en a profité pour venir passer une semaine de vacances à Montréal et nous retrouvons nos trois filles au marché Jean Talon. Je ne manque pas de leur montrer la Maison des Saveurs, où chacune trouve pas mal de bonnes choses à ramener; nous avons même la chance de pouvoir goûter du beurre d’érable – qui ne contient ‘beurre‘ que dans le nom. Les sacs sont lourds lorsque nous quittons la boutique.

Et je reprends le même itinéraire qu’avec Mathieu, à savoir le métro jusque Mont-Royal et ensuite la rue Saint-Denis. Je récupère au passage ma Balanzza chez MEC et c’est chez ZONE, que chacune trouve encore à se faire plaisir … Stéphanie rêve d’un magasin tel que celui-ci près de chez elle; avec son compagnon, ils vont en effet emménager dans une maison à Chardonne très bientôt. Anne a elle un peu d’avance sur ses amies, vu qu’elle n’a pas participé au colloque et je lui trouve pas mal de traits de ressemblance avec moi; plan à la main, elle a parcouru des kilomètres dans la ville, chaque jour durant de longues heures!

Une pause que nous pensions courte à une terrasse va se prolonger mais les jus pressés frais en valent la peine. Je propose un écart par rapport à la rue principale pour découvrir le charme de Duluth, avec ses façades peintes de jolis motifs et ses maisons originales. Ensuite les filles m’entraînent pour une grande première : une Fish Experience. Toutes les quatre alignées – Yves a préféré se balader en nous attendant – nous rions beaucoup aux chatouilles de ces mini-poissons qui nettoient nos pieds et le résultat est fort agréable.

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Alors qu’elles nous demandent un conseil pour un restaurant ce soir, avec l’envie de homard pour certaines, je ne me prive pas de donner le ‘Gibby’s‘; elles en seront enchantées, elles aimeront le cadre et ne termineront pas non plus leurs assiettes! Anne a également repéré les bonnes affaires à dénicher chez Tommy Hilfiger et y emmène ses copines alors que nous rentrons chez nous; quelques courses au marché pour un bon petit souper à la maison.

Aux nouvelles sur notre continent, deux catastrophes sont à la Une ce samedi. Un avion Asiana s’écrase à l’atterrissage à San Francisco faisant de nombreux blessés, les photos sont saisissantes et les raisons du crash sont interpellantes. Et plus près de chez nous, c’est un train fantôme qui a déraillé et explosé cette nuit au milieu du village Lac-Mégantic. Je n’ose imaginer la frayeur, l’horreur qu’ont dû vivre ces gens, comme si c’était la fin du monde. Les images sont incroyables, effroyables; un village réduit à néant, avec de nombreux morts et disparus pour l’instant et tout ce pétrole brut qui s’écoule dans le lac et risque de rejoindre le Saint-Laurent. Mais comment est-il possible qu’un train de septante wagons avec du pétrole, puisse s’élancer ainsi sans chauffeur?

Martine me confirme avant le coucher qu’ils passeront nous chercher demain midi pour une balade le long du fleuve.


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Relax à BOTA avant que Mathieu ne nous quitte …

Pour son dernier jour, je propose à Mathieu une activité très très relaxante … un Spa … et qui ne lui coûtera rien ni n’alourdira plus encore sa valise. BOTA BOTA, le Spa sur l’eau, est le concept original d’un bateau transformé en espace de détente et de bien-être. Dans une atmosphère qui se veut des plus silencieuses, nous parcourons le ‘circuit d’eaux’, passons des jacuzzis, au bain de vapeur, aux poufs et aux transats sur le pont flottant. De loin sur le quai du port, les touristes – comme moi plusieurs fois – doivent nous envier. ‘C’est la belle vie’, je le reconnais, je l’assume et je sais que je le dois à Yves, sans qui ces séjours et ces rencontres extraordinaires n’auraient pas lieu. Le restaurant au décor de bateau avec des hublots, propose une carte de mets diététiques et raffinés; top classe!

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Yves a fait une présentation remarquée aux personnes du top management de Desjardins, dont l’un d’eux a suscité l’événement d’aujourd’hui suite au séminaire de Mosaic à HEC début juin. Tous sont très satisfaits, que ce soient les financiers ou les responsables de l’innovation.

Après un verre tous les trois ensemble – le dernier pour Mathieu ici avec nous – au Jardin de Nelson, nous rentrons chez nous pour une douche et vérifier que les bagages sont bien complets. Il a trouvé enfin une copine qui le prendra à la gare de Morges. Thomas travaille le samedi et Anaelle est en vadrouille dans le nord de l’Italie avec des copines – elles ont d’ailleurs eu des soucis avec la voiture.

Je réserve toujours à présent nos taxis chez Diamond; ils sont ponctuels, Mathieu nous quitte à 17h30, super enchanté de son séjour. La surprise arrive une fois installé à la porte d’embarquement : le vol est annoncé avec un retard probable de 4 heures! La raison mentionnée est un problème moteur, ce qui n’est pas pour rassurer la maman. L’attente est longue. Et si seulement j’avais accepté la proposition d’Alain mais Mathieu tue les heures en lisant, somnolant et chattant. Je parviens à trouver le sommeil quand il me dit qu’ils ne partiront pas avec cet avion mais bien à bord d’un autre qui arrivera de Toronto. Et au réveil demain matin, j’aurai son sms ‘landed‘ pour un ‘tout est bien qui finit bien‘.


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Jean-Talon, Saint-Denis, soirée Magie-Mikado-Bilboquet

Hum, j’aime le parfum du tilleul devant ma fenêtre et le long de notre rue. J’emmène Mathieu pour découvrir le bel environnement de travail où son papa s’est installé depuis deux mois. L’architecture du bâtiment est vraiment originale et le décor de verdure apporte un cachet particulier à l’école. Yves s’y sent bien et nous découvrons sur ses murs les post-it de sa prochaine présentation.

Le métro nous amène à Jean Talon, dans le quartier de la petite Italie, où l’énorme marché séduit notre fils. Si j’habitais tout près, je viendrais chaque jour faire mes emplettes pour le repas; c’est ce que tout le monde se dit en le découvrant. Nous grignotons des côtes levées, sur un banc avant de pénétrer dans la Maison des Saveurs, la boutique par excellence pour des produits typiquement locaux. Mathieu a de la peine à se restreindre, tout est trop tentant, cela fait de beaux petits cadeaux … mais le poids est vite là! Et la journée ne fait que commencer.

Nous profitons encore du métro pour déboucher à Mont-Royal sur la rue Saint-Denis, la deuxième rue pour le shopping après Saint-Catherine que nous avons ‘ravagée, hier. Sur recommandation de Cédric, je vais m’enquérir chez MEC – un magasin coopérative de vêtements, articles de sport, de loisir et de montagne découvert à Vancouver – de leur Balanzza, qui me permettra de calibrer nos bagages pour le retour. Les serveuses peuvent le faire venir du plus gros magasin mais je dois pour cela atteindre un certain montant d’achat … et voilà comment je me retrouve avec une jupe et un top tout neufs. Leur système informatique a bonne mémoire, il retrouve une Isabelle Pigneur avec une adresse et téléphone de Vancouver, s’il y a dix ans.

Mathieu me fait zizonner à nouveau d’un trottoir à l’autre; encore un magasin de magie, un Urban Outfitter, etc. Je lui fais découvrir les tableaux végétaux mais surtout il aime les ustensiles et gadgets chez ZONE. Nous nous retrouvons encore une fois avec les bras et le dos qui pèsent – j’aurai fait plus d’achats avec Mathieu en deux jours que moi seule depuis deux mois – il fait chaud et moite; sous Sherbrooke, ce ne sont pas les bistrots qui manquent. Au Saint Bock, le serveur nous conseille parmi la quantité impressionnante de bières à la carte. Et c’est le retour maison, avec le bus 51 en finale bien sûr.

Mathieu tente de caser tous ses surplus dans la valise et se prépare pour le mini-spectacle. Martine et Alain se sont dits intéressés par quelques tours de notre magicien. Ils arrivent à 19 heures tapantes, Alain est en grande forme, ils sont tous deux contents de revoir Mathieu. Celui-ci les épate avec ses manipulations, devant lesquelles nous sommes toujours émerveillés nous-mêmes. Martine s’exclame, n’en croit pas ses yeux et Alain en reste sans voix! Je ne l’ai jamais vu ainsi, à ne savoir que dire! On sent qu’il bouillonne à l’intérieur et se pose mille questions pour ‘comprendre’. Mais le magicien n’explique pas ses tours ou s’il fait semblant de s’y soumettre, cela perturbe encore plus. Martine me dira qu’ils en ont reparlé ensemble et ont cru soulever une piste de réponse … j’attends de les voir à l’œuvre, ils ont une année pour s’entraîner!

En tout cas cela a mis de l’ambiance même si avec nos amis, elle est toujours joyeuse. J’ai réservé pour ce soir au Mikado sur Laurier; on y déguste de délicieux et copieux sushis très originaux. Il est vrai que ma première idée avait été le Communion, j’ai changé d’avis ce matin suite au repas gargantuesque d’hier soir et Alain m’en veut un peu car lui, ne sachant pas, a mangé des sushis à midi. Cela fait partie de nos taquineries habituelles. Le serveur est de bonne composition, notre ami est dans une forme des grands jours et ne se prive pas pour brusquer – gentiment- le brave garçon. L’attente est un peu longue mais les discussions ne tarissent pas et le menu est excellent.

Surprise au retour, Alain fait un détour par l’avenue Bernard et nous découvrons les fameuses glaces du Bilboquet, dont Lucy m’avait parlées. Miam, elles sont drôlement bonnes; excellente initiative. C’est juste dommage que Martine ne puisse partager notre plaisir.

Mathieu nous quitte déjà demain et Alain semble offusqué qu’il prenne seul – à 22 ans – le taxi pour se rendre à l’aéroport. Il insiste même pour l’y emmener mais Mathieu décline la proposition. Par contre, il nous fait promettre d’accepter que ce soit lui qui nous y dépose fin juillet … pour agiter le petit mouchoir d’adieu? la larme à l’œil? Je sais déjà qu’ils nous manquerons tous les deux.

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Shopping sur Sainte-Catherine et souper dans le Vieux Montréal au Gibby’s

Yves part de bon matin au bureau mais ici à l’appartement, nous flânons et réfléchissons à l’itinéraire du jour. Sur la rue Van Horne, non loin de notre quartier, se niche un magasin de magie où Mathieu trouve de petites choses intéressantes. La balade lui permet d’apprécier les architectures variées des maisons et les beaux jardinets fleuris. C’est une tradition à Montréal de déménager le premier juillet – ils ont festoyé pour la Fête du Québec à la Saint-Jean et profitent de ce long week-end de la Fête du Canada pour changer de logement – et nous n’étions pas ici pour constater de nos yeux les embouteillages de gros camions que cela occasionne. Ce qui en reste, n’est pas moins étrange, ce sont des trottoirs encombrés de matelas, armoires, fauteuils, lits, vélos, tables, etc. et nous verrons même un taximan s’arrêter pour embarquer une troisième télévision dans sa voiture! Les gens se servent et ensuite ce seront les camions poubelles.

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La marche nous ouvre l’appétit, que le brunch de EggSpectation rassasie pour un bon moment. Le bus 165 nous descend à Sherbrooke puis jusque Sainte-Catherine par la rue Saint-Mathieu, qu’il trouve à son goût – c’est un des beaux coins du centre ville. Depuis le fameux magasin ‘Arc’teryx‘ – où moi, je repère un chouette ensemble – nous parcourons la rue des magasins en passant sans cesse d’un trottoir à l’autre selon les enseignes qui plaisent à Mathieu. Ce n’est pas mal non plus le shopping à Montréal, même si les prix soldés sont moins intéressants qu’à New-York … sauf chez Tommy Hilfiger, où les soldes sont incroyables et où les prix baissent sous nos yeux, en direct! Mathieu me sert de mannequin pour des achats pour Yves et je me promets d’y revenir visiter l’étage des dames.

Mathieu se reconnaît, cherche le magasin Esprit qui a aussi disparu au Canada. Le temps est devenu chaud et humide, nous nous rafraîchissons à une terrasse près de l’hôtel Square Phillips où nous avons séjourné tous les trois en 2011.
Devant parfois plus marcher pour aller chercher une bouche de métro que de se déplacer en ligne droite, nous rejoignons pedibus le Vieux Montréal, bien chargés de nos achats. Mathieu se souvient aussi de ces ruelles, nous repérons le BOTA BOTA et longeant le port, allons nous installer au Jardin de Nelson, dans la cour arrière pour patienter en attendant que Yves nous rejoigne. Je suis admirative du décor tellement fleuri de ce jardin-bistrot et Mathieu trouve ingénieuse l’idée des grands parasols à la forme inversée qui permettent de récupérer l’eau de pluie, tout en protégeant les clients – puisque cela ne coule pas en rideau sur les bords – , cette eau sert probablement à arroser ‘mes fleurs’!

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Yves n’a pas de chance, il subit des pannes de métro. Les journaux diront demain que les énormes feux de forêt au nord du Québec ont endommagé les lignes électriques et que Hydro Québec a décidé que ce serait à Montréal qu’il y aura des coupures … Merci!
La Place Jacques Cartier nous fascine toujours, la musique nous y retient avant de passer par la ruelle des Artistes puis la rue Saint-Paul en direction de notre réservation de ce soir. C’est la rue des galeries et je reconnais en vitrine un tableau de Patrick Pépin, l’artiste dont Martine et Alain ont aimé les œuvres exposées à Baie-Saint-Paul.

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Nestor nous a conseillé le Gibby’s pour un menu de viande, dans un cadre d’antan. La rénovation des Écuries d’Youville a commencé en 1967, ce fut le début de la réaffectation de ce quartier du Vieux Montréal et elles abritent non seulement le restaurant Gibby’s mais aussi plusieurs bureaux – Alain y a d’ailleurs eu son premier bureau d’architecte d’intérieur. Ces anciennes écuries faisaient partie d’un ensemble de bâtiments construits par les Sœurs Grises, de la fin du dix-septième siècle jusque milieu du dix-neuvième, pour accueillir malades et indigents.

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Le conseil est excellent, les serveuses sont presque d’époque, la vaisselle est en étain; la viande est succulente ainsi que le demi-homard grillé ajouté sur l’assiette pour un vrai ‘surf & turf‘, la pomme-de-terre est énorme, ainsi que les cornichons, le bretzel est délicieux avec ses mini-lardons grillés qui collent au beurre salé. Vous aurez compris que là, nous avons mangé pour plusieurs jours – c’est du moins l’impression du moment – et nous ne parviendrons pas à terminer nos assiettes. C’est rassurant d’apprendre par notre charmante serveuse, que seuls les purs américains y parviennent. Alors Nestor, merci mais non, nous n’avons pas pu déguster encore après, leur Irish Coffee!

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Yves nous raconte les nouvelles de sa journée; il a reçu un email de Richard – de Wiley – embêté d’avoir oublié hier de suggérer la balade peu connue des touristes, de la High Line! Il espère que nous sommes encore à New-York ou alors que ce sera pour une autre fois … eh eh, il ne sait pas que notre Thomas l’avait dénichée.

Une petite – ou plutôt moyenne – marche aide à la digestion et nous montons jusqu’à la Place des Arts pour l’ambiance du Festival de Jazz. Ce ne sera pas bien long pour nous. Mathieu aime nos souterrains, depuis la place Ville Marie, pour rejoindre le métro mais surtout il trouve hyper chouette que le bus 51 nous dépose ensuite juste devant le Rockledge!